Théâtre d'Aujourd'hui logoThéâtre d'Aujourd'hui
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Historique du théâtre

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À l'affiche cette saison, 2012-2013
(pour les autres saisons, voir les Archives - les détails de la saison peuvent changer sans préavis)


Théâtre d'Aujourd'hui, salle principale

Du 18 septembre au 13 octobre 2012, les mardis 19h, mercredi au samedi 20h
Robin et Marion
Texte Étienne Lepage
Mise en scène Catherine Vidal
Avec Kim Despatis, Renaud Lacelle-Bourdon, Gabriel Lessard, Marilyn Perreault

Une forêt, la nuit. Tandis que les adultes dorment, les jeunes se cherchent sous les arbres. Amour, vengeance, confusion. Voyage au bout d’une nuit où les désirs millénaires s’emparent des corps, les transcendent et les brisent.

Robin et Marion, c’est une histoire de passion. il fait chaud, on se pourchasse dans la nature sauvage, on se perd, on se trouve… Mais c’est aussi une histoire d’inconscience. J’aime à montrer un humain qui ne se connaît pas, un humain qui agit non par sa simple volonté, ou par ses désirs dévorants, mais aussi par des événements futiles, par des accidents. J’aime montrer un humain qui dévale le long d’une pente irrésistible et qui ne parvient qu’au mieux à choisir sur quel obstacle il va s’écraser. J’aime montrer un humain naïf, partiel à lui-même, maladroit. Un humain inutile. Et beau. En écrivant Robin et Marion, il y avait le désir, mais aussi, tout autour, comme un brouillard épais et froid, l’aveuglement, la légèreté, l’insoutenable légèreté.

- Étienne Lepage

Assistance à la mise en scène Alexandra Sutto
Scénographie et costumes Geneviève Lizotte
Éclairages Alexandre Pilon-Guay
Conception sonore Francis Rossignol
Mouvement Mélanie Demers
Accessoires et assistance au décor et aux costumes Elen Ewing
Maquillages et coiffures Suzanne Trépanier

Les Curiosités
à l’issue de la représentation du 25 septembre
Rencontre avec l’équipe
à l’issue de la représentation du 26 septembre

une création du Théâtre d’Aujourd’hui et du Théâtre I.N.K.


Du 30 octobre au 17 novembre 2012, les mardis 19h, mercredi au samedi 20h
Tout ce qui tombe
Texte Véronique Côté
Mise en scène Frédéric Dubois
Avec Catherine-Amélie Côté, Steve Gagnon, Marie-Hélène Gendreau, Julianna Herzberg, Benoît Mauffette, Olivier Normand, Édith Patenaude

Tout ce qui tombe dresse devant nous un paysage.
Un paysage de possibles, dont presque rien ne reste – que des traces.
Ce qui nous lie, ce qui nous sépare.
il y a une ville, Berlin, affalée au beau milieu des vies de tout le monde.
il y a de grandes amours.
il y a des murs.
il y a la mer Baltique, des violons, un aéroport, une cabine téléphonique à Budapest, un rosier sauvage, de l’acupuncture, des bagages, une voiture abandonnée, un coffre à outils, un banc de parc, la Spree, de la salade, de la vodka, des billets d’opéra, des fugues de Bach, un café sur Oranienstrasse, des lits, des téléphones, des lettres, des baisers.
Plein de gens qui se perdent.
Plein de gens qui se sauvent.
Des mots, que personne n’entend. Et qui tombent, comme une sorte de neige.

- Véronique Côté

Le Théâtre des Fonds de Tiroirs a été fondé en 1997. L’initiative première fut de permettre la rencontre de jeunes artistes alors en formation pour qu’ils puissent trouver leur propre chemin de liberté en dehors des longs hivers à se perfectionner dans les écoles de théâtre du Québec.

Décors Marie-Renée Bourget Harvey
costumes Yasmina Giguère
Éclairages Caroline Ross
Musique originale Pascal Robitaille
Projections Lionel Arnould
Direction de production et régie Adèle Saint-Amand

Rencontre avec l’équipe à l’issue de la représentation du 7 novembre

Création création du Théâtre des Fonds de Tiroirs et du Théâtre du Trident,
en codiffusion avec le Théâtre d’Aujourd’hui


20 décembre 2012, 20h, 21 décembre 2012, 21h
Clotaire Rapaille, l'opéra rock
Texte, mise en scène et interprétation Olivier Morin
Texte et interprétation Guillaume Tremblay
Avec Myriam Fournier, Virginie Morin, Martin Plouffe, Mathieu Quesnel

En 2045, le Québec est souverain. Mais le Québec est perdu, pardu. Un seul espoir de salut : Clotaire Rapaille. À travers une croisade épique, il enorgueillira les grandes provinces du Québec, une à une, grâce à des codes mirobolants dont lui seul a le secret. Mais Québec est oubliée et se révolte. Ses codes mégalomaniaques entraînent un succès phénoménal, mais aussi des catastrophes terribles. Il doit donc affronter ses anciens démons et descendre à Québec pour sauver le pays… et sans doute l’humanité. Pour rendre justice à la vedette dans son grandiose retour, les créateurs de Clotaire Rapaille ont choisi l’opéra rock. Un spectacle satirique qui nous donne l’occasion de rire de nos complexes, mais surtout de partager l’univers déluré de ses créateurs audacieux.

Interprétation musicale Navet Confit, Francis Do Monte, Étienne Rocheleau, Mathieu Vézio
Conception musicale et musique Navet Confit

Dates antérieures : Fringe 2011

Une production Théâtre du Futur


Du 15 janvier au 2 février 2013, les mardis 19h, mercredi au samedi 20h
Les trois exils de Christian E.
Texte et mise en scène Philippe Soldevila
Texte et interprétation Christian Essiambre

Ceci est l’histoire rocambolesque de Christian E., acteur de son propre récit; Christian E., dont l’enfance est enracinée dans le petit et irréductible village de McKendrick, au nord du Nouveau-Brunswick. Ce paradis perdu, où les voisins sont des personnages plus grands que nature, où tous les mauvais coups sont permis, là où l’imaginaire de notre Acadien prend son appui pour fabriquer les héros de sa vie.

Christian E. nous raconte ses « déportations volontaires » qui l’amèneront à l’aut’bout du monde. De ses vies inventées au pays de l’enfance, il passe à celle plus concrète d’un étudiant de théâtre à Moncton, puis au quotidien fictif de Tom Pouce au Pays de La Sagouine, pour se retrouver au milieu d’un Montréal à apprivoiser.

Une histoire d’exils et de passages, où défi le toute une galerie de personnages, comme autant de variations sur une même identité.

- Philippe Soldevila et Christian Essiambre

Assistance à la création Alexandre Fecteau
Éclairages Marc Paulin
Direction de production et régie Adèle Saint-Amand
Régie Marc-Antoine Malo
Collaboration artistique Marcia Babineau, Christian Fontaine, Pascal Robitaille

Rencontre avec l’équipe à l’issue de la représentation du 23 janvier

Dates antérieures : Du 15 février au 5 mars 2011- Périscope

Une coproduction du Théâtre Sortie de Secours et du Théâtre de l’Escaouette,
en codiffusion avec le Théâtre d’Aujourd’hui


Du 19 février au 16 mars 2013, les mardis 19h, mercredi au samedi 20h
Furieux et désespérés
Texte et mise en scène Olivier Kemeid
Avec Émilie Bibeau, Marie-Thérèse Fortin, Maxim Gaudette, Denis Gravereaux, Johanne Haberlin, Pascale Montpetit, Mani Soleymanlou

En 2008, je suis allé en Égypte pour la première fois de ma vie. J’ai pu rencontrer les très rares membres de ma famille qui ne se sont pas exilés lors de la Révolution de 1952.

Chrétiens francophones du Moyen-Orient depuis des générations, les Kemeid qui sont restés ont vécu la transition d’un ancien monde aristocratique, dominé par les forces impériales européennes, à un nouvel ordre nationaliste, autonomiste, détaché de l’Europe.

Je suis allé chez Béatrice Badr, née Kemeid. Béatrice habite l’appartement où mon père est né. Un appartement que mon père a quitté avec sa famille quand il avait six ans, et qu’il n’a jamais revu. Pas plus qu’il n’a revu sa ville, son pays, sa famille qui est restée. On ne revient jamais au pays de son enfance.

Béatrice m’a parlé des difficultés de la vie quotidienne au Caire, des nombreuses fois où la guerre civile a failli éclater à nouveau, de la peur de revivre les événements tragiques du Grand incendie de 1952. Elle m’a dit qu’elle a pensé maintes et maintes fois tout abandonner pour nous rejoindre au Québec. Puis elle m’a pointé le soleil orangé qui tranquillement plongeait dans le Nil, où alors était-ce la terre baignée par la lumière crépusculaire, je ne sais plus, et a murmuré : « Mais je ne pouvais pas quitter ça. »

Trois ans plus tard, cette terre s’est embrasée à nouveau, à la suite d’un élan de fureur et de désespoir sans précédent. J’ai souvent parlé, dans mes pièces, de ceux qui partent. Furieux et désespérés parlera de ceux qui restent.

- Olivier Kemeid

Assistance à la mise en scène et régie Stéphanie Capistran-Lalonde
Conception visuelle Romain Fabre
Éclairages Étienne Boucher
Musique originale Philippe Brault
Mouvement Estelle Clareton
Accessoires Loïc Lacroix Hoy
Maquillages et coiffures Angelo Barsetti
Assistance aux costumes Chantal Bachand

Les Curiosités
à l’issue de la représentation du 26 février
Rencontre avec l’équipe
à l’issue de la représentation du 27 février

Une création du Théâtre d’Aujourd’hui et de Trois Tristes Tigres


Du 9 avril au 4 mai 2013, les mardis 19h, mercredi au samedi 20h
Yukonstyle
Texte Sarah Berthiaume
Mise en scène Martin Faucher
Avec Sophie Desmarais, Vincent Fafard, Gérald Gagnon, Cynthia Wu-Maheux

Au printemps 2008, lourde d’une peine d’amour qui n’en finissait plus, j’ai acheté, sur un coup de tête, un billet d’autobus pour la destination la plus lointaine possible. Quatre jours et quatre nuits de maux de dos, d’A&W, de rencontres incongrues, de prairies, de montagnes, de forêts plus tard, j’arrivais au Yukon.

Armée de mon sac à dos et de mon ordinateur, je suis débarquée chez un ami qui m’offrait la causeuse de sa maison mobile pour le mois à venir. J’ai d’abord été frappée par l’immensité du paysage qui s’infiltrait, me semblait-il, à l’intérieur des êtres, pour y révéler des territoires insoupçonnés d’une vertigineuse vastitude. La devise du Yukon, Larger than life, était indéniable. Tout, là-bas, me semblait infiniment plus grand que moi. Le lieu semblait porter en lui-même, un ailleurs. Une promesse. Un point de fuite.

Puis, j’ai imaginé des personnages comme des chercheurs d’or modernes : petite communauté de fortune, toute à sa survivance. Je les ai voulus écorchés, courageux, avides et fulgurants. Quatre solitudes qui se rassemblent, se consolent et s’aiment malgré elles, au confluent de la vie et de la mort, au beau milieu d’un hiver qui n’en fi nit pas.

J’ai voulu une langue française, mais avec un rythme et une sonorité près de l’anglais; j’ai aussi voulu des passages narratifs qui serviraient de contrepoids à la rudesse des dialogues et à la pauvreté de la langue des personnages. Je voulais ces envolées poétiques comme des zébrures d’or qui illumineraient une nuit polaire. Comme si le Yukon traversait les personnages et les rendait plus grands qu’eux-mêmes. Comme s’il parlait à travers eux. Le reste, c’est le corbeau, qui me l’a soufflé à l’oreille.

- Sarah Berthiaume

Assistance à la mise en scène Émanuelle Kirouac-Sanche
Scénographie Max-Otto Fauteux
Costumes Denis Lavoie
Éclairages Étienne Boucher
Musique originale Alexander Macsween
Maquillages et coiffures Angelo Barsetti
Régie Jean Gaudreau
Spécialiste de la culture innue Joséphine Bacon

Les Curiosités
à l’issue de la représentation du 16 avril
Rencontre avec l’équipe
à l’issue de la représentation du 17 avril

Une production du Théâtre d'Aujourd'hui


 

Salle Jean-Claude Germain


Du 11 au 29 septembre 2012, les mardis 19h, mercredi au samedi 20h
Le mécanicien
Texte Guillaume Corbeil
Mise en scène Francis Richard
Avec Pierre-Luc Léveillé, Anne-Hélène Prévost

J’avais ressenti ce malaise une première fois en Pologne, alors que mon groupe d’amis se préparait à visiter les camps de la mort; je ne savais pas pourquoi, mais je préférais rester à l’hôtel. Puis, à New York, même sentiment devant le cratère de Ground Zero, cerné par une masse de touristes faufilant leurs appareils entre les grilles pour prendre en photo le stigmate de la tragédie. À Berlin, j’ai vu des dizaines de personnes introduire leurs index dans des trous de balle. J’ai souvent l’impression qu’en racontant une histoire, on veut exercer cette même fascination, alors qu’on tente de transporter le spectateur en plein cœur du « terrible ». Et si en plus l’auteur a réellement vécu ce qu’il raconte, l’effet est décuplé – Ce ne sont plus des chimères, c’est un témoignage : un pont entre l’horreur et moi.

C’est peut-être une forme de pudeur qui me gêne, comme s’il s’agissait d’une pornographie de la douleur. Si l’objet du peep-show est connu, quel est celui du spectacle de la souffrance ? Quel vide cherchons-nous à combler en consommant les plaies des autres ? C’est cette fascination propre à notre société épargnée – Wajdi Mouawad a même parlé de « pays monstrueusement en paix » – que j’ai voulu questionner avec l’écriture du Mécanicien.

Un couple rentre à la maison après s’être fait raconter une histoire qui l’a plongé au cœur de l’horreur. Le temps d’une visite au garage, l’horreur ne se trouvait plus de l’autre côté d’un écran, mais juste là, devant eux. L’huile sur les mains du mécanicien, après tout, n’était-ce pas des taches de sang ? Elle et lui voudraient reprendre le manège de leur quotidien, mais comme malgré eux, ils réactivent sans arrêt ce qu’ils ont ressenti pour s’approcher un peu plus de l’étrange objet de leur désir. Surgit dans leur cuisine le verso de leur monde confortable : le déchiqueté, le tronçonné, l’infect…

- Guillaume Corbeil

Assistance à la mise en scène Vincent de Repentigny
Décors et costumes Adam Provencher
Éclairages André Rioux
Environnement sonore Ariel Harrod
Direction de production Émilie Martel
Direction technique Catherine Germain
Recherche et création Jessica Poirier-Chang

Rencontre avec l’équipe à l’issue de la représentation du 18 septembre

Une création d’Aquilon Théâtre


Du 9 au 27 octobre 2012, les mardis 19h, mercredi au samedi 20h
Isabelle
Texte et interprétation Fabien Dupuis
Mise en scène Marc Béland

Isabelle – à l’origine un monologue de quinze mi­nutes créé pour les Contes urbains – raconte l’histoire de Daniel, un garçon qui, pour se sortir des agressions répétées de sa mère, n'a qu'une porte de sortie : sa cousine Isabelle, la seule avec qui il est réellement heureux. Avec elle, il joue tout le temps, surtout à la lutte qui devient, au fil des ans, de plus en plus intime...

Écrivant en cachette depuis une vingtaine d’années, sans croire qu’un jour je prendrais au sérieux ce que j’ai à dire, j’ai empilé une quantité considérable de textes que je commence à sortir de mes tiroirs et à explorer, à la lumière de la maturité.

Est-ce que c’est parce que je m’étends trois fois par semaine pour brasser mon passé que j’ai besoin de le mettre sur une page blanche pour le dire, le bouger dans un besoin de prendre la parole ? Peut-être. Est-ce que cette histoire est vraie ? Peut-être. Est-ce qu’elle est exagérée ? Encore peut-être. En fait, je m’en fous. Je raconte une histoire que je porte depuis des années, qui me touche encore à chaque fois que je m’assois pour l’écrire, la répéter, la jouer, l’offrir à qui veut m’entendre. Avec Isabelle, je voyage dans le monde de Daniel qui, malgré lui, se libère des entraves qui l’empêchent de s’épanouir. Daniel, un homme enfant qui devient adulte de façon brutale. L’enfant curieux et astucieux, mais aussi l’homme attardé… En retard sur sa vie. Comment devenir un homme quand on n’a personne à qui s’identifier ?

- Fabien Dupuis

Conseil à la dramaturgie Michel Marc Bouchard
Scénographie Jean Bard
Éclairages Lucie Bazzo
Conception musicale Éric Asswad
Conseil aux costumes Éric Bernier, Valérie Blais
Direction de production Catherine Vallée-Grégoire

Rencontre avec l’équipe à l’issue de la représentation du 16 octobre

Une création des productions J’le dis là


Du 13 novembre au 1er décembre 2012
Soupers
Texte et mise en scène Simon Boudreault
Avec Sophie Clément, Alexandre Daneau, Johanne Haberlin, Catherine Ruel

Marc-Antoine est un obèse dans la trentaine qui vit seul avec son chat et travaille comme concepteur de jeux vidéos. On le suit, de façon anachronique, à travers plusieurs soupers au restaurant en tête à tête soit avec sa mère, sa sœur, une collègue de travail ou son chat, Guy.

Soupers c’est un regard caustique et sans pitié sur les relations humaines; l’incommunicabilité, la difficulté à partager nos désirs, nos rêves, ce que nous sommes profondément vis-à-vis de nos proches; la situation ambiguë de l’homme moderne ne sachant plus où se placer dans son rapport avec les femmes; la fuite dans un monde virtuel accaparant, fait de valeurs idéalisées et difficiles
à lier au réel. En effet, Marc-Antoine semble plus habile à manier ses relations virtuelles. Son emprise impressionnante sur les lois du jeu vidéo n’a d’égale que son impuissance totale à manier les ficelles de sa propre vie…

Soupers est une comédie grinçante qui traite de l’incommunicabilité, de la difficulté à partager nos désirs, nos rêves, ce que nous sommes profondément vis-à-vis de nos proches; de la situation ambiguë de l’homme moderne ne sachant plus où se placer dans son rapport avec les femmes; de la fuite dans un monde virtuel accaparant, fait de valeurs idéalisées et difficiles à lier au réel.

Assistance à la mise en scène et régie Alexandra Sutto
Scénographie Julie Measroch
Costumes Suzanne Harel
Éclairages et direction de production Frédéric Martin
Conception sonore Michel F. Côté

1h10 sans entracte

Horaire
mardi 13 novembre 19 h
mercredi 14 novembre 20 h
jeudi 15 novembre 20 h
vendredi 16 novembre 20 h
samedi 17 novembre 20 h
mardi 20 novembre 19 h
mercredi 21 novembre 20 h
jeudi 22 novembre 20 h
vendredi 23 novembre 19 h et 21 h
samedi 24 novembre 15 h et 20 h
mardi 27 novembre 19 h
mercredi 28 novembre 20 h
jeudi 29 novembre 19 h et 21 h
vendredi 30 novembre 19 h et 21 h
samedi 1er décembre 15 h et 20 h

Dates antérieures, entre autres, 8 au 26 février 2011, supplémentaires 18 fév. 22h et 19 fév. 16h, Th. d'Aujourd'hui

Une production de Simoniaques Théâtre, en résidence à la salle Jean-Claude-Germain


Du 27 au 30 décembre 2012
dès 2 ans
Le nid vide

Conception du spectacle et mise en scène Lise Gionet
Conception du spectacle et interprétation Louis-Dominique Lavigne, Monique Rioux

Une maman. Un papa. Nos deux « oiseaux » entretiennent une progéniture dans un nid grouillant de vie. Puis, soudain le Nid est vide…
Qu’arrivera-t-il à notre maman, à notre papa?
Trois piliers du théâtre jeunesse s’unissent pour le bonheur des tout-petits, dès 2 ans.
Théâtre sans paroles.

Scénographie Patrice Charbonneau-Brunelle
Éclairages Martin Sirois
Musique Vincent Beaulne
Environnement sonore Martin Boisclair
Collaboration à la création Hélène Blackburn, Yves Dagenais, Antoine Laprise

Dates antérieures, entre autres : du 27 au 30 décembre 2011, Th. d'Aujourd'hui

Une création du Théâtre de Quartier


Du 12 février au 2 mars 2013, les mardis 19h, mercredi au samedi 20h
Sorel-Tracy
Texte et interprétation Emmanuel Reichenbach
Mise en scène Charles Dauphinais
Avec Félix Beaulieu-Duchesneau, Anne-Élisabeth Bossé, Guillaume Cyr, Simon Lacroix

« Derrière chaque grand homme s’en cache un autre… beaucoup plus petit. » Dicton impopulaire

Un jour, j’ai entendu parler d’un maire d’arrondissement qui placardait les murs de sa chambre à coucher avec ses propres pancartes de campagnes électorales, et qui fréquentait une danseuse nue de vingt ans sa cadette, rencontrée dans un club sur le bord de l’autoroute. Par déformation professionnelle, je me suis dit : « Hum… Voilà un personnage intéressant… »

Quelques jours plus tard, je suis tombé par hasard sur un article au sujet d’un débat dans le monde de la psychiatrie. Un désordre appelé trouble de la personnalité narcissique allait être retiré du DSM (le manuel de référence utilisé par les professionnels de la santé mentale pour établir leurs diagnostics). Les détracteurs de ce geste affirmaient qu’en faisant cela, on contribuerait à faire du narcissisme une norme socialement acceptable. D’autres spécialistes répliquaient : « …oui, mais c’est devenu normal, aujourd’hui, d’être narcissique… Ça ne peut plus être une maladie… » Le débat était bien entendu un peu plus complexe, mais cela avait frappé mon imagination.

Mes collègues du Théâtre SDF et moi voulions depuis longtemps créer une comédie sur la politique. J’avais l’impression de tenir une piste. Je me suis mis au clavier et j’ai inventé Donald Fillion, le maire mégalomane d’une petite ville de région, cupide, pervers, attachant quoi… La pièce Sorel-Tracy s’est ensuite dessinée, un peu d’elle-même. Elle cherche à comprendre pourquoi lorsque le pouvoir pointe son nez, la bêtise accourt sans tarder.

- Emmanuel Reichenbach

Assistance à la mise en scène et régie Audrey Lamontagne
Conseil à la dramaturgie Pier-Luc Lasalle, Jean-Philippe Lehoux
Décors Loïc Lacroix Hoy
Éclairages Mathieu Marcil

une création Théâtre Sans Domicile Fixe,
en résidence à la salle Jean-Claude-Germain


Du 19 mars au 6 avril 2013, les mardis 19h, mercredi au samedi 20h
Gars
Texte, mise en scène et interprétation Marie-Ève Perron

Avant Gars / il y a eu des histoires d’amour / oui / oui / je sais / rien de neuf / non / des histoires d’amour en forme de chansons tristes / le coeur à sang / la chair-flesh vivante à vif / amoureuse vaillante / mon carnet à dessins dans les mains / une phrase à te donner / «regarde cette maison qui pourrait être la nôtre» / mais rien / non / te chercher dans un froid de Sibérie / toi / lui / l’autre / en tout cas / l’élu-fait-pour-soi-serti-de-la-couronne-bonheur-garanti-et-durable / celui-là / dont ils parlent / eux / quand ils disent / « c’était lui » / « c’était elle » / et / petit à petit / s’écoeurer / oui / de la marche-marathon pas de ligne d’arrivée / des corps-modernes-encodés à qui ça dit rien une discussion autour d’un thé / s’écoeurer / du vide / du non-engagement / des prises de tête / des phrases toutes faites / des idées préconçues / de toi, de lui, de l’autre-je-m’y-perds / s’arracher le corps, les cheveux, les yeux / vouloir poser des cadenas pas de clé / mais / parce qu’un jour le docteur-sorcier a dit « de l’insatisfaction on crée » / ouvrir son ordi / ou / c’était un crayon / et / te faire exister / toi, lui, l’autre / n’importe / t’appeler / GARS / écrire / – je t’aime – / et / voir jusqu’où ça peut aller / quand on dit ça / fenêtres grandes ouvertes / ça / – je t’aime – / le dire pour vrai / pour de vrai comme / cette fois-là.

- Marie-Ève Perron

Regard extérieur Valérie Puech
Dramaturgie Charlotte Farcet
Décors et costumes Geneviève Lizotte
Éclairages Éric Champoux
Son Bertrand Chaumeton
Direction technique Éric Le Bre'ch

Rencontre avec l’équipe à l’issue de la représentation du 26 mars

Une création de Fille/de/Personne


Du 7 au 25 mai 2013, les mardis 19h, mercredi au samedi 20h
(e)
Texte, mise en scène et interprétation Dany Boudreault
Avec Robin Joël-Cool, Marie-Pier Labrecque

« … Je suis une femme terminée et ce garçon qui commence. »
Voici l’odyssé(e) poétique d’une fille dont les seins diminuent de plus en plus et qui recherche pour le reste de sa vie le même étranger roux. Le récit d’une métamorphose intime provoquée par une fourchette plantée entre les seins, de l’insidieuse dictature du regard de l’autre, de la tyrannie sexuelle. Un cha-cha-cha métaphysique entre le corps rêvé et le corps donné. Une fatale introspection dans les champs de blé d’Inde.

Voici le pan d’une vie menée par escales, depuis une allée de quilles jusqu’à un CHSLD. Là où les mères regardent toutes en boucle Les machos à la télévision. Là où toutes les Marie-Chose de ce monde conduisent des voitures rouges. Voici une procession syncopée qui rappelle cette musique ancestrale qui nous dicte les bons temps. Si nos gestes ne sont qu’emprunts, mourons-nous aussi par imitation ? Et au final, est-ce que tous ces gestes ne parviendraient pas, malgré nous, à conditionner notre aspect physique, voire même à le renverser ? En gros, une épopé(e) grinçante et mystique sur les airs de Nana Mouskouri.

- Dany Boudreault

Assistance à la mise en scène et direction de production Catherine La Frenière
Conseil à la dramaturgie et à la mise en scène Alice Ronfard
Conception visuelle Patrice Charbonneau-Brunelle
Éclairages Erwann Bernard
Conception sonore Philippe Brault
Conseil au mouvement Caroline Laurin-Beaucage

Rencontre avec l’équipe à l’issue de la représentation du 14 mai

Une création de La Messe Basse, en résidence à la salle Jean-Claude-Germain