
À l'affiche cette saison, 2012-2013
(pour les autres saisons, voir les Archives -
les détails de la saison peuvent changer sans préavis)
4 septembre 2012
Ouverture de la saison
18h bouffe, retrouvailles, musique
19h Cabaret politique et présentation des spectacles de la saison
21h Les élections sur écran géant
et jusqu'à la fin de la nuit: bar, danse, discours et analyse politique...
6 septembre, 4 octobre, 1er novembre 2012, 17 janvier, 7 février, 2 mars, 14 mars, 18 avril, 4 mai, 16 mai 2013 à 19h30
J'arrive en morceaux dans dix valises
De et avec Catherine Cédilot
Créateurs invités : Guillaume Van Roberge, Nancy Belzile, Catherine Tardif, Olivier Choinière, Mélanie Verville, Roxanne Chamberland, Alexander Wilson, Peter James, Rasili Boltz
Performance d’une dizaine de minutes
Présentation publique d'une résidence de création
J’arrive en morceaux dans dix valises est un projet de recherche en création échelonné sur une année, mais qui carbure à l’urgence. Il émane d’un cri qui a résonné dans la tête de Catherine Cédilot un matin à l’écoute impuissante des nouvelles du monde : «Pus capable! Coupable de rien, complice de tout...»
Pour fouiller ce sentiment d’être manipulée de l’intérieur comme de l’extérieur, Catherine Cédilot s’est tournée vers sa pratique artistique : la performance.
Elle a fait appel à dix artistes de différentes disciplines – ceux qu’elle appelle «mes tortionnaires» – avec qui elle travaillera de manière individuelle pour qu’ils la « manipulent » chacun dans un solo de huit minutes.
Le dénominateur commun proposé à tous est un recueil de textes, J’arrive de Guillaume Van Roberge paru aux Éditions Rodrigol en 2005. Pourquoi ce recueil? Parce qu’il est noir et plein d’humour, oui, mais surtout parce que le « je » narrateur de tous les récits est si misérable qu’il n’existe qu’aux yeux de ses bourreaux. La relation victime-bourreau est devenue l’élément central de tout le projet avec la solitude en trame de fond et de forme.
6-7 septembre 2012, 20h, 8 septembre 2012, 16h
Nosferatu
Texte, mise en scène, fabrication, jeu : Denis Athimon et Julien Mellano
L'an dernier, Bob Théâtre a fait sensation au festival Les Trois Jours de Casteliers avec Princesse K. Mais le premier passage très remarqué de la compagnie au Québec remonte à 2004 avec Nosferatu... il y a de cela presque une génération. Ils nous font le plaisir de revenir nous donner le frisson cette année.
La légende... En 1838, un jeune clerc de notaire, Hutter, quitte sa ville de Viborg pour aller conclure une vente avec un châtelain de Carpates. Sur son chemin s’accumulent rencontres menaçantes et mauvais présages. Il parvient tard dans la soirée au château où l’accueille le comte Orlock qui semble être le croisement d’une chauve-souris et d’une gousse d’ail. Après, ça se gâte... Bref, de terrrribles circonstances pour trrrrembler r-ensemble dans le noirrrr.
La vraie peur au théâtre est assez rare, celle qui nous fait sursauter puis rire. Dans le cadre particulier du théâtre d’objets – où ampoules, moulins à café et multiprises prennent vie –, les deux marionnettistes virtuoses Denis Athimon et Julien Mellano jouent à se faire peur. Présenté en proximité avec le public, Nosferatu se nourrit de plusieurs envies comme celle de raconter une histoire horrible, d’être un peu méchant et de ne pas trop faire de concessions.
Créé en 2003, ce Nosferatu malaxe les inspirations tirées de l’esthétique du film Nosferatu de Murnau, de l’émotion du roman Dracula de Bram Stocker, de l’élégance de Bela Lugosi, de la vivacité de Dracula par Coppola, de l’ambiance pesante de la fin tragique du Nosferatu d’Herzog, et d’un peu d’étrangeté du Vampyr de Dreyer.
Spectacle muet à texte, en noir et blanc colorisé
Lumières, fabrication, dénichement d’objets : Alexandre Musset
Musique : Olivier Mellano
TARIF : Régulier 25$ – 30 ans et moins 22$
travailleurs culturels, membres de la Fédération des aînés du Québec (FADOQ), Détenteurs de la carte Accès Montréal 20$
Carte Prem1ères 12,50$
Production Bob Théâtre
Une présentation de Casteliers en collaboration avec Aux Écuries
L'Internationale du théâtre d'objets
Les 2 et 3 octobre à 20h (en français)
4 octobre à 20h (en anglais)
Paper Cut
Pour adultes, en français ou en anglais.
Texte : Yaël Rasooly et Lior Lerman
Création et interprétation Yaël Rasooly
Une secrétaire de direction modèle et néanmoins fantasque et rêveuse ne cesse de se laisser déborder par ses rêves de stars, souvenirs impérissables des films des années 40. Dans un délire progressif, la réalité et la fiction s’affrontent; son bureau devient le plateau de la Warner... mais l’histoire dérape et le conte romantique vire au cauchemar hitchcockien.
De vieux magazines, des photos, des silhouettes de papier... Un « seul en scène » qui utilise les techniques du théâtre d’objets et la simplicité du papier découpé pour créer une réelle tension dramatique avec sensibilité et humour.
A lonely secretary escapes her dull reality by bringing to life black and white photographs from old film magazines. But as the story unravels, her romantic tale becomes a Hitchcockian nightmare!
The language of black and white cinema is translated into the “low–tech” universe of paper cut-outs and object theater, creating a tension that is absurd, painful and humorous.
Paper Cut marque la première visite au Canada de cette artiste unique en son genre. Son spectacle sera aussi présenté au Festival international des arts de la marionnette à Saguenay et au festival international Puppets in the Green Mountains à Putney, au Vermont.
Décor Yaara Nirel et Lior Lerman
Éclairages Adam Yakin
Musique Binya Reches
TARIF : Régulier 25$ – 30 ans et moins 22$
travailleurs culturels, membres de la Fédération des aînés du Québec (FADOQ), Détenteurs de la carte Accès Montréal 20$
Carte Prem1ères 12,50$
Une présentation de Casteliers en collaboration avec Aux Écuries
L'Internationale du théâtre d'objets
Du 16 octobre au 3 novembre 2012, du mardi au vendredi 20h, samedi 16h
Hamlet est mort. Gravité zéro
Texte Ewald Palmetshofer
Mise en scène Gaétan Paré
Avec Sébastien Dodge, Ève Landry, Dany Boudreault, Sophie Cadieux, Normand Daoust, Monique Spaziani
La fable : Mani et Dani, un frère et une sœur, rendent visite à leurs parents, Karl et Caro, pour l’anniversaire de leur grand-mère maternelle qui fête ses 95 ans. Or, il se trouve que ce jour est aussi celui des funérailles d’un ami, abattu par son père d’un coup de fusil. Le repas de fête est sinistre de même que la rencontre fortuite de Oli et Gaby, avec qui ils formaient jadis un quatuor d’inséparables. Une journée fatale pour tous.
Quand le spectacle commence, tout a déjà eu lieu. Dans un jeu de plaidoyers lourds de sous-entendus, chacun des protagonistes se mêle d’exposer au public le déroulement de cette journée. Mais peut-on dire précisément quand tout cela a commencé ?
Gaétan Paré du Théâtre de la Pacotille s’empare avec fougue de ce texte à l’intelligence et à la structure jouissive qui lui permet de faire éclater la forme de la représentation. Une distribution redoutable l’accompagne dans cet univers qui fait valser les conventions.
Hamlet est mort. Gravité zéro a été écrit en 2007 par l’auteur autrichien Ewald Palmetshofer qui se sert du noyau familial pour exposer le poids des conflits générationnels. Il nomme le vide laissé par l’absence d’idéaux et propose l’expérience de l’inertie. En interrogeant l’origine pour trouver les causes, Palmetshofer expose la difficulté de vivre d’une jeunesse qui peine à s’inscrire dans le monde qui est le sien.
Le texte, par sa déconstruction des conventions de temps, de lieu et d’action, repense la représentation théâtrale et la met en danger, s’inscrivant ainsi dans une dramaturgique résolument contemporaine qui propose une réflexion vertigineuse sur le théâtre.
L’adaptation québécoise qu’en a faite Éric Noël fait résonner le rythme et les sonorités propres au texte dans sa langue d’origine et en accentue la pertinence en l’ancrant dans une réalité très proche de nous.
Traduction Laurent Mulheisen
Adaptation Éric Noël
Dramaturgie Sara Fauteux
Assistance à la mise en scène et régie Camille Gascon
Scénographie Morgan Guicquero
Costumes Linda Brunelle
Éclairages et direction de production Marie-Aube Saint-Amant Duplessis
TARIF : Régulier 25$ – 30 ans et moins 22$
travailleurs culturels, membres de la Fédération des aînés du Québec (FADOQ), Détenteurs de la carte Accès Montréal 20$
Carte Prem1ères 12,50$
Production du Théâtre de la Pacotille
Du 15 au 18 janvier 2013, 20h, 19 janvier 2013, 16h
Richard III
Texte : William Shakespeare
Traduction André Markowicz
Réalisation et mise en scène David Gauchard
Avec Vincent Mourlon, Arm, Olivier Mellano, Emmanuelle Hiron, Nicolas Petisoff et Hélène Lina Bosch, plus une dizaine d’acteurs à l’écran
Richard III : l’allégorie du mal, du pouvoir absolu, du chaos. Quels sont les dangers et les dérives du pouvoir? Quelles qualités faut-il pour régner? Comment devient-on dictateur?
David Gauchard, metteur en scène de L’unijambiste qui nous vient du Limousin en France, a fait sensation avec ce vénéneux spectacle de bruit et de fureur. Il revisite le classique de Shakespeare avec fougue et réunit sur scène, fidèles à la démesure du rôle-titre, trois Richard pour un Richard III : un rappeur, un comédien et un guitariste.
Au texte original de Shakespeare se greffent des compositions originales du rappeur français Arm; Olivier Mellano, présent sur scène avec sa guitare électrique, épouse les tortures intérieures de Richard III; le comédien Vincent Mourlon interprète un duc de Gloucester hors de contrôle, dangereux. Tous les autres personnages sont immatériels.
Performance d’acteurs, brillante utilisation des techniques esthétiques et sonores, du traitement de l’image vidéo, tout dans le Richard III de David Gauchard résonne de l’actualité et sa médiatisation.
Création musicale Olivier Mellano
Guitare Olivier Mellano
Textes et rap Arm (Psykick Lyrikah)
Vidéo David Moreau
Effets spéciaux Robert Le Magnifique
Éclairages Mika Cousin
Son Klaus Löhmann
Direction technique Yvon Truffaut
Costumes Josette Rocheron
Scénographie Christophe Delaugeas
TARIF : Régulier 25$ – 30 ans et moins 22$
travailleurs culturels, membres de la Fédération des aînés du Québec (FADOQ), Détenteurs de la carte Accès Montréal 20$
Carte Prem1ères 12,50$
Richard III a été créé au Festival national de Bellac en juin 2009.
Une production L’unijambiste, une coproduction Festival national de Bellac, Théâtre du Cloître – scène conventionnée de Bellac, Théâtre de l’Union – Centre dramatique national du Limousin, Théâtre de la Renaissance – Oullins Grand Lyon, Théâtre du pays de Morlaix, Théâtre Jean Lurçat – Scène nationale d’Aubusson, Grand Logis (Bruz), Château Rouge (Annemasse), Centre culturel Jean-Pierre Fabrègue (Saint-Yrieix-la-Perche).
Du 22 janvier au 9 février 2013, du mardi au vendredi 20h, samedi 16h
Carnets de voyage
Idéation : Normand Canac-Marquis, Yves Dubé, Daniel Meilleur et Michel Robidoux
Texte et dramaturgie Normand Canac-Marquis
Mise en scène Daniel Meilleur
Avec Normand Canac-Marquis et Véronique Marchand
Voix Noëlla Huet, mezzo-soprano
Vérone, Nijni Novgorod, San José, Berlin, Madrid, New York, Kinshasa, Montréal... Parcourir le monde, se laisser toucher et transformer par les rencontres que le voyage engendre.
Deux acteurs en tournée s’interrogent sur ce qui les entoure et ce qui les anime, sur leur métier, leurs amours et sur les chemins que la vie leur fait emprunter. Leur existence en sera transformée.
À travers de grands événements de l’Histoire et de simples gestes du quotidien, les personnages de Carnets de voyages nous permettent de voir et de vivre le monde. Au fil des pages de ces carnets se révèlent les étapes d’un passage : celui qui mène de la conscience de soi à la conscience des autres.
Parce qu’il y a une vie après la vie. Celle des autres.
Les Deux Mondes célébreront le 40e anniversaire de la compagnie lors des représentations de Carnets de voyages en janvier 2013.
Conception visuelle Yves Dubé et Daniel Meilleur
Composition musicale Michel Robidoux
Multimédia Yves Dubé
Composition musicale Michel Robidoux
Conception visuelle et multimédia Yves Dubé
Dramaturgie et texte Normand Canac-Marquis
Conception visuelle et mise en scène Daniel Meilleur
Conception et opération des éclairages Martin Lepage
Costumes, dessins et calligraphie Romain Fabre
Chorégraphie-conseil Sylvain Émard
Direction technique Rock Samson
Technique de plateau Marcello Ponce
TARIF : Régulier 25$ – 30 ans et moins 22$
travailleurs culturels, membres de la Fédération des aînés du Québec (FADOQ), Détenteurs de la carte Accès Montréal 20$
Carte Prem1ères 12,50$
Une coproduction Les Deux Mondes et La Société de la Place des Arts de Montréal
Du 29 janvier au 1er février 2013, 20h
Résidence de création: Ceci est un meurtre
Endoscope
Présentation publique d'une résidence de création
Le groupe Endoscope composé de Rébecca Déraspe, Mellissa Larivière, Benoît Rioux et Vincent de Repentigny, finissants de l’École nationale de théâtre du Canada en 2011, a la volonté claire de créer avec Ceci est un meurtre une «expérience théâtrale» qui soit unique. Sortir le spectateur de sa zone de confort et interroger, autant dans son contenu que dans sa forme, la terreur qui nous apparaît généralement factice au théâtre.
Des groupes de spectateurs seront formés pour tester l’efficacité de cette sombre histoire de meurtre et son procédé scénique. Mais ici, la technologie appuie l’image, elle la module, la contrefait, la rend insoutenable, la suggère. Le spectateur est responsable; crée-t-il malgré lui le meurtre en venant y assister?
15 février 2013, 14h
Résidence de création: Les grands-mères mortes
Représentation scolaire pour une classe de 9 à 12 ans
Karine Sauvé
Présentation publique d'une résidence de création
Fête des morts : Karine Sauvé explorera en résidence la création d’un spectacle inter-disciplinaire destiné à un public de 9 à 12 ans. Interroger nos rites funéraires, ici, au Québec, et parler du deuil. Dans une forme où la musique – voix, beatbox électrodéglinguée jouée en direct – accompagne et soutient un univers visuel riche et porteur de sens. Une rencontre qui tient de l’installation théâtrale, du parcours peut-être, de la marionnette au sens large et de la présence des performeurs. Des groupes de préadolescents viendront assister aux représentations en fin de résidence pour nourrir le processus de leurs impressions et commentaires.
Du 19 février au 9 mars 2013, du mardi au vendredi 20h, samedi 16h
MOMMY
Texte et musique Olivier Choinière
Mise en scène Olivier Choinière et Alexia Bürger
Distribution à venir
Comme tout bon mort-vivant, Mommy ne veut pas mourir. Parce que Mommy est aussi une mère, voire notre mère à tous. Elle nous a donné sa vie, nous, sa progéniture ingrate qui l’a laissée mourir seule et oubliée de tous.
MOMMY est une pièce qui penche du côté de la démesure. Elle nous plonge dans un univers éclaté et délirant, en prise directe avec la culture, l’histoire et la politique d’ici. Mommy, c’est d’abord le personnage central qui est, littéralement, une momie.
Si Mommy revient à la vie, c’est d’abord pour se venger de ses enfants. Pour bien se faire comprendre, elle emprunte à la jeunesse ses rythmes et ses rimes... car Mommy se venge en rappant!
Prenant la forme d’une performance rap avec DJ et invités spéciaux, MOMMY (ré)incarne notre indécrottable nostalgie pour un passé qui n’est jamais entièrement révolu. Avec cette MC en décomposition résolument old school, c’est tout un passé qui réapparaît, faisant surgir, comme une momie hors de son tombeau, les vieilles idées sur les valeurs, la culture, la famille, la nation comme autant de spectres de la Grande Noirceur qui sont, mine de rien, les poumons du vent de droite qui souffle sur nos démocraties modernes.
MOMMY est un miroir grossissant tendu à la société québécoise d’aujourd’hui, lui renvoyant sur un mode ironique, politique et musical ses peurs et ses démons.
Conception sonore Philippe Brault
TARIF : Régulier 25$ – 30 ans et moins 22$
travailleurs culturels, membres de la Fédération des aînés du Québec (FADOQ), Détenteurs de la carte Accès Montréal 20$
Carte Prem1ères 12,50$
Production L’ACTIVITÉ
Du 5 au 8 mars 2013, 20h30, 9 mars 2013, 16h30
Bliss
En anglais
By Olivier Choinière
Translated by Caryl Churchill
Directed by Steven McCarthy
Featuring Delphine Bienvenue, Jean-Robert Bourdage, Trent Pardy and France Rolland
In this highly acclaimed Canadian production of Bliss, an oracle stands in a Walmart lunch room and directs three fellow employees in a wild and slippery fantasy taken from the pages of a tabloid.
‘SEE YOU LATER, CELINE,’ reads a headline. What’s wrong with Celine? Why is she turning her back on her glamorous life and adoring fans? And how is her story connected to the story that sits on the opposite page: a complete unknown abused by her family? The truth is, the two stories aren’t related in the least. Until Oracle intervenes, that is. This darkly surrealist theatricalization of sensationalist press stories about Gods and monsters is the ultimate revenge: ours, and yours, too.
Bliss, version anglaise de la pièce Félicité d’Olivier Choinière – qui a connu un succès fulgurant lors de sa création en français à La Licorne en 2007 – a été traduite par l’auteure britannique Caryl Churchill (Top Girls) et a d’abord été montée au Royal Court Theatre à Londres en 2008. Dans cette première production canadienne-anglaise de Bliss, Steven McCarthy, metteur en scène de la compagnie torontoise Candles are for Burning, réunit des comédiens et des concepteurs francophones et anglophones et donne à cette odyssée hallucinée des accents de concert pop.
Set and Costume Designer James Lavoie
Sound Designer Diane Labrosse
Lighting Designer Andrea Lundy
TARIF : Régulier 25$ – 30 ans et moins 22$
travailleurs culturels, membres de la Fédération des aînés du Québec (FADOQ), Détenteurs de la carte Accès Montréal 20$
Carte Prem1ères 12,50$
Production Candles are for Burning
Du 9 au 27 avril 2013, du mardi au vendredi 20h, samedi 16h
Ce samedi il pleuvait
Texte Annick Lefebvre
Mise en scène Marc Beaupré
Avec Maxime David, Sébastien David, Alexandre Fortin et Marie-Ève Milot
Ludovic et Julie ont 45 ans, des postes de cadres, une maison à Saint-Bruno, un grand danois pis des jumeaux de 15 ans.Les jumeaux s’expriment dans un parfait synchronisme. Ludovic, Julie et les jumeaux posent des actions mécaniquement programmées.
Embrasser son conjoint comme on embrasse une cause humanitaire, participer au défilé de la fierté hétérosexuelle, souhaiter l’hospitalisation de ses enfants, monter les 37 étages de sa tour de bureaux à pied, sauter dans une piscine pleine de bouette, avoir peur que sa famille périsse d’un drame de mœurs, mettre des antidépresseurs dans son milkshake, aduler son chien, refuser d’avoir des amis, cracher sur sa descendance, avaler des pièces Lego, fermer sa gueule pis aimer. Aimer sa maison propre, sa voix à l’unisson, son canif bien aiguisé, sa progéniture irréprochable, son compagnon fidèle, sa voiture sport décapotable, sa musique à tue-tête, son efficacité redoutable, son enfance en queue de poisson, son épicerie barricadée, son nouveau BlackBerry, sa Rive-Sud défusionnée pis sa province dans le Canada.
Parce que c’est l’exacte marche à suivre pour ne pas s’écrouler de douleur
lorsque le week-end s’amorce, que l’orage éclate pis que les plans familiaux changent.
Ce samedi il pleuvaitLa tragédie pose mieux que n’importe quelle autre forme littéraire le thème de l’ignorance (l’histoire de l’homme qui, malgré toutes ses compétences, souffre de n’avoir pas su) et de grandes œuvres récentes ont honoré cette structure : Le Parrain II, Star Wars, Blade Runner, Jean de Florette, Incendies. L’épreuve que rencontre la tragédie en tant qu’œuvre de fiction, hier comme aujourd’hui, se trouve dans la vraisemblance du récit : il n’y a pas que le personnage qui ignore les détours du destin, le spectateur aussi doit en être dupe. Ne se joue pas de la volonté humaine qui veut et peu de récits savent adroitement honorer l’art de la tragédie. Ce samedi il pleuvait sait le faire, adroitement, vraisemblablement. Une tragédie moderne sise à Saint-Bruno-de-Montarville. a créé l’émoi par sa langue crue et inventive lors de ses mises en lecture successives au Festival du Jamais Lu en 2009 et lors des Dramaturgies en dialogue du CEAD en 2011.
Scénographie et costumes Romain Fabre
Éclairages François Blouin
Assistance à la mise en scène et régie Julien Véronneau
TARIF : Régulier 25$ – 30 ans et moins 22$
travailleurs culturels, membres de la Fédération des aînés du Québec (FADOQ), Détenteurs de la carte Accès Montréal 20$
Carte Prem1ères 12,50$
Production Le Crachoir
Du 16 au 27 avril 2013, du mardi au vendredi 20h30, samedi 16h30
Gold Mountain
En anglais surtitré en français
Texte et idéation David Yip et Kevin Wong
Avec David Yip et Eugene Salleh de la compagnie Unity Theatre du Royaume-Uni
Un fils reconstitue l’existence de son père au gré des confidences qu’il en tire et malgré leur relation complexe. Porté par l’espoir d’un monde meilleur, ce père a quitté sa Chine natale qui basculait dans l’aventure communiste pour aller vivre en Angleterre, où il comptait faire fortune. Il y fondera une famille, gagnera peu et perdra beaucoup, dont l’estime des siens, dans une société qui lui restera à jamais étrangère. Les Deux Mondes livrent cette histoire d’exil en faisant appel au multimédia et à une étonnante poésie visuelle et musicale.
David Yee is trying to piece together the broken jigsaw of his father’s life - exploring his rambling stories in a search for family truths. But when every answer poses more questions, will David find the man he barely knew? In an epic journey from a small village in China to war-torn Liverpool, through the horrors of sailing the Atlantic convoys, follow Yee Lui’s story of friendship, addiction and adversity against the backdrop of Communist China. ‘You must leave, go and bring honour to your family. Find your gold mountain, make your fortune. Then and only then can you return.’
Bien que l’action soit campée dans un contexte précis, sa portée est universelle. Gold Moutain aborde une réalité – celle des immigrants – qui existe dans toutes les sociétés occidentales d’aujourd’hui. La pièce adopte le point de vue de celui qui a émigré (pour fuir un pays oppressant, la Chine au moment de la montée du communisme) dans l’espoir de faire fortune dans un pays riche. L’histoire est racontée par un fils, devenu adulte, qui porte un regard critique mais compatissant sur l’existence de son père, brisée par le jeu et la drogue. La pièce met en scène une réalité peu souvent représentée : celle de l’immigration chinoise.
Conseil à la dramaturgie Linda Gaboriau
Idéation, conception visuelle, lumières, costumes et mise en scène Daniel Meilleur
Idéation, musique et environnement sonore Michel Robidoux
Idéation, conception visuelle, lumières et vidéo Yves Dubé
Gold Mountain a été créé à l’automne 2011 au Unity Theatre de Liverpool.
TARIF : Régulier 25$ – 30 ans et moins 22$
travailleurs culturels, membres de la Fédération des aînés du Québec (FADOQ), Détenteurs de la carte Accès Montréal 20$
Carte Prem1ères 12,50$
Production Les Deux Mondes
Du 2 au 10 mai 2013
Festival du JAMAIS LU, 12e édition
LE FESTIVAL DU JAMAIS LU – ÉDITION QUÉBEC aura lieu du 22 au 24 novembre 2012.
Codirection artistique Québec Anne-Marie Olivier
Galvanisé par son arrivée Aux Écuries, le Jamais Lu tiendra sa 12e édition dans une joyeuse ambiance cabaret. Prises de parole politiques, lectures théâtrales, concerts littéraires, table ronde : voilà le moment de prendre le pouls de notre époque dans un événement théâtro-littéraire unique en son genre !
Aux auteurs de théâtre de la relève québécoise, canadienne et internationale le Festival du Jamais Lu propose une tribune pour la lecture de textes inédits. Pensées par des metteurs en scène et portées par la voix de comédiens, ces lectures publiques font jaillir pendant une dizaine de jours des langues, des formes, des styles très variés, mais tous empreints d’une envie commune : celle de réformer, par le biais de la fiction, le monde dans lequel nous évoluons.
Devenu un événement phare de la culture émergente, le Jamais Lu est un événement incontournable pour ceux qui désirent découvrir ce qui bouille chez les jeunes créateurs.
Tous les détails de la programmation 2013 seront dévoilés à la mi-avril.
Direction artistique et générale Marcelle Dubois
Coordination générale Stéphanie Leblanc