
À l'affiche cette saison, 2011-2012
(pour les autres saisons, voir les Archives -
les détails de la saison peuvent changer sans préavis)
Du 7 au 10 septembre 2011, 20h
Le fusil de chasse
en japonais, surtitré français
Texte de Yasushi Inoué
Mise en scène de François Girard
Avec Miki Nakatani et Rodrigue Proteau
L'Usine C inaugure sa 16e saison en accueillant sur scène l'incandescente et célèbre actrice niponne Miki Nakatani et le metteur en scène de renom François Girard. Après le succès retentissant de la création de Fusil de chasse la saison dernière, cet émouvant et magnifique spectacle sera repris dès le 7 septembre dans sa version japonaise intégrale. Aux côtés du comédien québécois Rodrigue Proteau, Miki Nakatani, icône de la culture japonaise contemporaine, défendera ce texte de Yasushi Inoué. Coproduit par le Canada et le Japon, Le fusil de chasse partira ensuite en tournée vers Tokyo, Hyogo, Niigata, Fukuoka, Nagoya et Kyoto. Une partie des profits du spectacle présenté à Montréal sera versée au Japon, en aide aux sinistrés.
Le fusil de chasse est le second roman de Yasushi Inoué (1907-1991) et il fut écrit
en 1949. Un poète nous raconte sa rencontre, au mont Amagi, avec le dénommé Josuke Misagi – homme d'affaires solitaire et chasseur – qui va lui confier trois
lettres de femmes différentes. La première lettre est écrite par la fille de sa
maîtresse, Shoko. La deuxième lettre est de sa femme, Midori, qu'il a trompée et
délaissée. Et la troisième est une lettre de sa maîtresse Saïko. Au fur et à mesure
que le poète en découvre le contenu, la vérité la plus crue vient envahir le plateau,
laissant apparaître la mécanique mensongère des sentiments. Dans un
dépouillement quasi total, qui révèle l'esprit zen de l'oeuvre, les mots distillent le
destin de ces êtres emprisonnés dans le silence et la tromperie. Le romancier
plonge au coeur des sentiments bafoués des personnages et au plus profond de
leur douleur. Le silence se brise, les mots éclatent et les convictions d'antan sont
réduites en poussières. L'adaptation pour la scène de cette oeuvre récipiendaire
du très prestigieux prix Akutagawa est signée Serge Lamothe.
L'Usine C a l'immense honneur de recevoir pour la première fois Miki Nakatani, l'une des actrices les plus respectées et célèbres du Japon. Découverte à l'âge de 14 ans, l'artiste, aussi adepte de la cérémonie du thé, du Samsien (instrument japonais), de la danse japonaise et de la calligraphie, a depuis joué dans de nombreux longs-métrages dont Soie de François Girard, Memories of Matsuko ainsi que les populaires films d'horreur Ring et Ring 2.
Adaptation théâtrale Serge Lamothe
Scénographie François Séguin
Conception des costumes Renée April
Conception de l'éclairage David Finn
Conception sonore Alexander MacSween
Coproduction : Usine C, Parco Theater (Tokyo)
Du 17 au 19 septembre 2011
L'or noir
Texte : Aimé Césaire, Édouard Glissant, James Noël, Daniel Maximin, Dany Laferrière et autres poètes de la négritude
Mise en espace de Kên Higelin
Avec Arthur H et Nicolas Repac (guitare et balafon)
Black gold, l'or noir, l'exploration du sexe, du sens lié à la sensualité, du contact si ressourçant avec l'âme et la beauté de la nature et du corps, l'oppression intérieure et la libération intérieure, le grand métissage mondial, la perte de l'identité ancienne et le rêve d'une nouvelle, toute cette floraison poétique et philosophique si actuelle, si juste dans les désirs qu'elle soulève. Pour moi la poésie noire de Aimé Césaire jusqu'à Dany Laferrière, du Sénégal à Haïti, c'est un miroir précieux qui me recentre, qui me reconnecte. J'ai essayé de trouver le son et le rythme de ces mots et de m'effacer derrière leur musique. Arthur H
Avec L'or noir, le chanteur Arthur H porte sa voix et son regard sur la littérature à travers un parcours évocateur, à la fois poétique, rythmique et sonore. En évoquant le concept de négritude cher à Aimé Césaire et celui de créolisation associé à Édouard Glissant, il redonne la parole aux grands poètes et penseurs antillais.
Il en appelle aussi aux auteurs James Noël, Daniel Maximin ou Dany Laferrière, toutes ces plumes d'aujourd'hui qui témoignent en langue française de l'amour, de l'identité, de la culture, des racines et de la fièvre.
Montage textes :Nadine Eghels
Production : Les Visiteurs du Soir.
Présentation du 17ème Festival international de la littérature (FIL) en codiffusion avec l'Usine C
Du 4 au 6 octobre 2011
Delusion
Musique, texte et design visuel Laurie Anderson
Présenté aux États-Unis, en Europe et aux Olympiades culturelles de Vancouver en 2010, Delusion arrive enfin à Montréal. Derrière ce pur moment d'émerveillement acclamé par la critique, se trouve la grande artiste new-yorkaise Laurie Anderson, détentrice d'un langage scénique unique où se mêlent poésie et technologie.
Onirique et captivant, Delusion plonge le spectateur dans un monde scientifique, intime et mythologique. Inspirée par Balzac, Uzu et Laurence Sterne, Laurie Anderson invente un subtil récit sur le rêve, la mémoire et l'identité où il est question de vitesse et de contrôle, de silence et d'animaux, et même du programme spatial russe !
Reconnue parmi les artistes les plus renommées et avant-gardistes d'Amérique du Nord, Laurie Anderson s'est fait remarquer par ses créations multimédias et son utilisation audacieuse de la technologie. Que ce soit comme auteure, réalisatrice, artiste visuelle ou chanteuse, elle est à l'origine d'œuvres qui ont élargi le champ de l'art, du théâtre et de la musique expérimentale. Ses spectacles vont des formes très minimalistes aux performances élaborées comme Songs and Stories for Moby Dick. Laurie Anderson a publié sept livres et son travail en art visuel est présenté dans les musées du monde entier.
Vidéo et mixage : Amy Khoshbin
Lumières et direction de production : Rus Snelling
Son : Dave Cook
Régie : Brian Scott
Direction de la photographie vidéo : Maryse Alberti
Autres vidéos : Toshiaki Ozawa
Conception sonore : Shane Koss
Logiciel audio : Konrad Kaczmarek
Arrangements violon : Ned Steinberger
Narration : Bob Currie et Rande Brown
Coproduction du Vancouver 2010 Cultural Olympiad (Colombie-Britannique) et du Barbican Bite 10 (Londres).
Avec le soutien de BAM for 2010 Next Wave Festival, Cal performances UC Berkeley, Stanford Lively Arts, Stanford University, Experimental Media and Performing Arts Center (EMPAC) à Renssalaer.
Présentation Usine C
Du 12 au 15 octobre 2011
Akousma_8
Un autre évènement musical de grande envergure arrive à l'Usine C ! AKOUSMA_8 s'ajoute à ELEKTRA et fait de l'Usine C un lieu phare de la culture et des arts médiatiques.
Créée en 2005, la série offre la quintessence des artistes en musique électroacoustique, un genre musical qui prend différentes formes, que ce soit sous celle de cinéma pour l'oreille (acousmatique) ou encore sous la forme de musique mixte intégrant musiciens en direct et musique sur support (bande magnétique, disque, etc.).
Vivez l'expérience AKOUSMA_8 sous la direction artistique de Louis Dufort et laissez vous envoûter par ces nouveaux paysages sonores d'une qualité et d'un niveau exceptionnels.
Ce ne sont pas moins de 8 créateurs, venus d'horizons différents, qui se succéderont pour vous offrir le meilleur de leur travail. Qu'ils soient issus de la scène internationale, pionniers du genre chez nous, ou de la jeune génération, ces artistes construisent leur propre originalité en s'inspirant de leurs prédécesseurs.
Participant de la première édition d'AKOUSMA en 2005, Louis Dufort s'est rapidement ouvert aux musiques mixte et multimédia. En plus d'enseigner au Conservatoire de musique de Montréal, il a collaboré, entre autres, avec la Société de musique contemporaine du Québec (SMCQ), l'Ensemble contemporain de Montréal (ECM), l'Association pour la création et la recherche électroacoustiques du Québec (ACREQ), la COMPAGNIE MARIE CHOUINARD et Chants libres. Ses créations lui ont notamment valu plusieurs prix internationaux.
AKOUSMA_8, célèbre cette année le 20ème anniversaire de Réseaux (la société de concerts, de diffusion et de publications des arts médiatiques et électroacoustiques)
Dates
Le 12 octobre : Pierre-Yves Mac (FR), David Kristian (QC)
Le 13 octobre : Hélène Prévost (QC), Stephan Mathieu (DE)
Le 14 octobre : France Jobin (QC), Robert Hampson (GB)
Le 15 octobre : Marc Behrens (DE), Horacio Vaggione (FR)
20 et 21 octobre 2011
From the Gutter to the Stars
The Tiger Lillies
En 2008, leur passage à l'Usine C dans le cadre de la tournée Seven Deadly Sins n'a laissé personne indifférent. Trois ans plus tard, les gars des Tiger Lillies reviennent à Montréal avec leur plus récent concert : From the Gutter to the Stars.
Chapeaux improbables, maquillages outranciers et accessoires qui frôlent le mauvais goût, voilà sans aucun doute The Tiger Lillies et leur univers surréaliste : un cabaret brechtien à la fantaisie typiquement britannique, décalée et élégante, satirique et acide, irrespectueuse et intemporelle. Célèbre pour ses chansons garnies de bestialité et de blasphèmes, le groupe échappe à toute classification grâce à ce mélange de punk, musique gipsy et music-hall. Son irrévérence procure un plaisir jouissif qui nous entraîne loin, très loin des conventions.
Issu de Grande-Bretagne, The Tiger Lillies est ce trio macabrement drôle qu'on a découvert avec Shockheaded Peter, leur opéra acclamé par 95 000 spectateurs au Piccadilly Theater de Londres. À la tête de la formation, on retrouve Martyn Jacques, l'accordéoniste à la voix de castrat, accompagné de ses deux acolytes : Adrian Huge aux percussions et Adrian Stout à la contrebasse et scie musicale.
Accordéon et chant : Martyn Jacques
Percussions, tambour et autres objets : Adrian Huge
Contrebasse, scie musicale et chant : Adrian Stout
Production The Tiger Lillies
Présentation : Usine C
Du 26 au 29 octobre 2011
Récits de juin
De et avec
Pippo Delbono
Textes inspirés de Pier Paolo Pasolini, Sarah Kane, William Shakespeare
Sur scène : une table, une chaise, un verre. Entre les trois : un homme qui se livre et se délivre pour nous faire partager son parcours entièrement voué au théâtre. Réduit à l'essentiel, l'art de Pippo Delbono se met complètement à nu. Entre pudeur et impudeur, le comédien-dramaturge déroule le fil de sa vie : la maladie, le deuil dans la solitude et la découverte du théâtre qui lui a permis de « redevenir vivant » quand il perdait pied. Au passage, il convie ceux qui l'accompagnent, ses complices de toujours : Gianluca le trisomique, Nelson le clochard ou Bobo le sourd-muet avec lequel il a « redécouvert le monde ».
S'inspirant des textes de Pasolini, Sarah Kane et Shakespeare, le dramaturge évoque l'amour, la mort et la scène. Ce sont alors le cri et la rage qui explosent et qui viennent toucher le spectateur en plein cœur.
À mi-chemin entre l'italien et le français, la confidence et la conférence, les silences éloquents et les mots crus, Pippo Delbono fait tomber le masque, dans un moment d'abandon bouleversant.
Assistance technique : Pepe Robledo
Production : Compagnie Pippo Delbono
Présentation : Usine C
Du 27 octobre au 27 novembre 2011
Tangente
L'Usine C accueille Tangente pour 4 créations de 4 compagnies canadiennes aussi originales qu'audacieuses.
Mousson la nuit de Samskara Les Artisans du Passage
De la chorégraphe Julie Beaulieu et de l'artiste polyvalent Jonathan Voyer
Des mouvements contemporains bercés par la musique classique hindustani.
Allemande de MOVE: the company
Du chorégraphe canadien de Vancouver Josh Beamish
Une déconstruction physique de la suite pour violoncelle de Bach, ainsi que des danses de l'ère baroque.
Four Mad Humours Remote Performance Project de Pounds per square inch
Du chorégraphe torontois Gerry Trentham
Un savoureux mélange d'éléments textuels, de danse, de compositions musicales originales et de projections vidéo incluant des séquences « live ».
Throw your head against the wall de The Choreographers
Des chorégraphes Peter Trosztmer et Thea Patterson
Une performance à mi-chemin entre la danse et de l'installation, combinant théâtre, sculpture mobile et instruments faits de matériaux recyclés et de moteurs.
Du 3 au 5 novembre 2011
Elektra_Lab
Arts numériques / Performances / Une production de l'ACREQ/ELEKTRA
Du 16 au 19 novembre 2011
J'aimerais pouvoir rire
De Angela Laurier
Mise en scène de Lucie Laurier
J'aimerais pouvoir rire, l'expression un brin cynique du père d'Angela et Lucie Laurier, est devenue le point de départ d'une pièce émouvante et intime. Présentée comme la suite de Déversoir, cette nouvelle création éveille la part lumineuse de la folie, cette dimension emplie de poésie et de contradictions. Au coeur de ce sujet, c'est surtout le parcours personnel de leur frère, Dominique, diagnostiqué schizophrène, qui transparaît et prend forme. Cherchant à tout prix à « brasser l'histoire familiale », Angela se fait le modèle de son frère pour incarner ses hallucinations et ses paranoïas passées. Dominique se raconte, Angela panse ses plaies. La gestuelle de la sœur s'approprie le propos du frère jusqu'à pénétrer son être profond, à mettre en lumière ses doutes, ses nœuds, ses douleurs à elle.
J'aimerais pouvoir rire est à vivre tel un enchaînement de tableaux flamboyants où fantasmes et visions affrontent la réalité la plus brutale. Scénographie, lumière et musique exacerbent à leur tour cette lutte constante entre la délivrance et l'aliénation. De cette relation particulière entre le frère et la sœur, à la fois dure et tendre, Lucie Laurier a su puiser toute la densité nécessaire pour concevoir une œuvre sublime. Un moment d'une rare humanité pour tous.
Participation exceptionnelle : Dominique Laurier
Coproduction et partenaires : Le Théâtre National de Chaillot (Paris), La Verrerie d'Alès en Cévennes, Pôle Cirque Région Languedoc-Roussillon, Les Nouvelles Subsistances (Lyon), La Brèche, Centre des Arts du Cirque de Basse-Normandie (Cherbourg), Le Trident, Scène Nationale de Cherbourg-Octeville.
Présentation : Usine C
Du 23 au 26 novembre 2011
Moi qui me parle à moi-même dans le futur
De Marie Brassard
Avec Marie Brassard, Jonathan Parant, Alexandre St-Onge
Présenté à guichet fermé lors de l'édition 2011 du Festival TransAmériques, Moi qui me parle à moi-même dans le futur renaît cette saison, comme un songe ondoyant entre théâtre, musique et art visuel. Ravivant les souvenirs de son adolescence, les paroles de Marie Brassard nous transportent dans une expérience chimérique qui questionne notre rapport au temps, à la vie et à l'imagination. À ses côtés, les musiciens Jonathan Parant et Alexandre St-Onge renforcent la puissance d'envoûtement de cet autoportrait poétique. La voix et la présence si singulières de Marie Brassard risquent de vous habiter longtemps après l'extinction des projecteurs.
Reconnue internationalement, la compagnie Infrarouge développe un vocabulaire de la mise en scène, de l'écriture et du jeu, qui explore la relation entre les disciplines pour créer des objets de théâtre personnels et uniques. La compagnie a été invitée dans plus d'une vingtaine de pays.
Musique originale et son : Jonathan Parant et Alexandre St-Onge
Lumière et manipulation vidéo : Mikko Hynninen
Images 16 mm et vidéo : Karl Lemieux, Philippe Tremblay-Berberi
Production : Infrarouge en coproduction avec le Festival Transamériques (Montréal), le Théâtre français du Centre national des Arts (Ottawa), Wiener Festwochen (Vienne), Theater Im Pumpenhaus (Münster), Harbourfront Centre (Toronto)
Moi qui me parle à moi-même dans le futur a bénéficié d'une résidence de création à l'Usine C.
Présentation : Usine C
30 novembre et 1er décembre 2011
Junkyard/Paradis
De Mélanie Demers
Avec Mélanie Demers, Brianna Lombardo, Nicolas Patry, Jacques Poulin-Denis et Angie Cheng
En janvier 2011, Junkyard/Paradis, la dernière pièce de Mélanie Demers, a fait salle comble. L'Usine C et l'Agora de la danse s'associent pour la présenter de nouveau, à la demande générale. Entre grâce et désolation, se dessine sur scène un univers où les forces s'opposent. Car chez Mélanie Demers les premières impressions se dissipent souvent au profit des secondes. Le jeu d'enfants devient jeu de pouvoir. Le passage vers la mort se transforme en ticket pour la vie. Et le jardin d'Éden se mue en jardin de débris. Ponctuée d'envolées lyriques et de plongées cauchemardesques, Junkyard/Paradis joue avec le visible et l'invisible, avec le toujours présent et l'évanescent. On s'y interroge sur ce qui est précieux ou futile, sur ce qui fait de nous des individus ou de vulgaires pions, et sur notre capacité à déceler un peu de beauté au milieu de la décharge de nos vies.
Depuis la fondation de sa compagnie Mayday en 2007, la chorégraphe québécoise Mélanie Demers met son talent au service d'une danse qui a de l'âme. Ses œuvres aux échos surréalistes impressionnent par leur poésie crue et forte, questionnant l'état du monde et les responsabilités individuelles. La chorégraphe compte déjà une quinzaine de créations à son actif dont Les angles morts et Sauver sa peau. Ses œuvres connaissent un rayonnement international avec des présentations dans une trentaine de villes en Europe, en Amérique, en Afrique et en Asie. En 2010, Junkyard/Paradis fut notamment programmée aux Rencontres Chorégraphiques Internationales de Seine-Saint-Denis (France).
Conception sonore : Jacques Poulin-Denis
Lumières : Alexandre Pilon-Guay
Assistante aux répétitions : Anne-Marie Jourdenais
Travail de voix : Sabrina Reeves
Production : Mayday en coproduction avec les Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis (France) et l'Agora de la danse (Montréal). Junkyard/Paradis a bénéficié de résidences de création à l'Usine C (Montréal), au festival Operaestate Veneto (Bassano) et au CCN de Caen/Basse-Normandie, et du soutien de Circuit-Est centre chorégraphique.
Présentation : Usine C et Agora de la danse
Du 24 janvier au 11 février 2012
L'Opéra de Quat'Sous
Texte Bertolt Brecht
Composition Kurt Weill
Traduction Jean Marc Dalpé
Mise en scène Brigitte Haentjens
Avec Sébastien Ricard, Marc Béland, Céline Bonnier, Kathleen Fortin, Ève Gadouas, Maxime Gaudette, Jacques Girard, Ève Pressault et une quinzaine d'autres acteurs et musiciens
Après le succès de son audacieux Woyzeck, présenté à l'Usine C en 2010, Brigitte Haentjens offre sa vision de L'Opéra de quat'sous de Bertolt Brecht, portée par une distribution éclatante. Les mauvaises manières, le goût du pouvoir, le cynisme et la soif d'argent caractériseraient-ils tout le genre humain, au-delà des distinctions de classes et de fonctions sociales ?
Parmi une faune bigarrée, qui mêle vrais et faux mendiants, policiers corrompus, escrocs et prostituées, se détache la silhouette inquiétante de Mackie le couteau. L'ultime frasque de ce bandit habitué des bordels ? Avoir épousé sans cérémonie la fille de Jonathan Jeremiah Peachum, qui règne en maître sur le commerce de la mendicité. Décidé à ne pas céder sa Polly à un gendre si peu recommandable, Peachum engage une guerre sans merci contre Mackie. Menaces, délations, trahisons et tentatives de corruption entourent l'affrontement des deux hommes, qui dépasse vite le différend personnel pour s'élargir à la société tout entière. La pièce, certainement la plus grinçante des comédies musicales, a été créée en 1928. Brecht y met en scène une communauté joyeuse mais impitoyable, où le crime est la norme, la moralité une étourderie, le mensonge un moyen parmi d'autres d'exploiter son prochain.
Revisitant cette fable mythique, Brigitte Haentjens et son complice, l'écrivain et traducteur Jean Marc Dalpé, délaissent le pittoresque des bas-fonds londoniens pour transposer l'action à Montréal en 1939. Leur adaptation mordante souhaite renouer avec la férocité originelle de l'œuvre et faire retentir le chaos d'un monde où, comme le dit Brecht, « celui qui rit n'a pas encore reçu la terrible nouvelle ».
Assistance à la mise en scène et régie : Marie-Hélène Dufort
Direction musicale et arrangements : Bernard Falaise
Musique : Guillaume Dostaller, Jean Derome, Pierre-Luc Brillant, Nicolas Letarte
Dramaturgie : Florent Siaud
Scénographie : Anick La Bissonnière
Costumes : Yso
Lumières : Guy Simard
Maquillages et coiffures : Angelo Barsetti
Conception sonore : Frédérique Auger
Production : Sibyllines.
Présentation : Sibyllines en codiffusion avec l'Usine C
Du 23 au 25 février 2011
Birth of Pray
De Lisbeth Gruwez
Avec Lisbeth Gruwez
et les musiciens Dave Schroyen, Maarten Van Cauwenberghe
Égérie de l'inclassable Jan Fabre, électron libre de la scène flamande, Lisbeth Gruwez va mettre tous les spectateurs K.-O. avec sa nouvelle création : Birth of Prey. Pour cette « naissance de la proie », elle s'offre entière dans un solo qui convoque l'humain et l'animal, se retrouvant tantôt dans la peau du prédateur, tantôt proie d'elle-même. Instinct, corps et amour se déploient, en travers d'une cage sonore érigée par le batteur Dave Schroyen et le guitariste Maarten Van Cauwenberghe. Avec cette observation aiguisée des rituels et du langage corporel, Lisbeth Gruwez vient nous hanter et nous sert une performance scénique complètement hypnotique.
Lisbeth Gruwez a marqué les esprits avec Je suis sang et le solo Quando l'uomo principale è una donna de Jan Fabre ainsi que l'inoubliable Foi de Sidi Larbi Cherkaoui (compagnie les ballets C de la B). En 2006, elle crée la compagnie Voetvolk avec son complice Maarten Van Cauwenberghe. De cette collaboration naîtra en 2007 une première pièce, Forever Overhead, sur le thème de la chute.
Production :
Voetvolk en coproduction avec Buda kunstencentrum, TROUBLEYN/Jan Fabre.
Birth of Prey a bénéficié du soutien de De Vlaamse overheid.
Présentation : Usine C
Du 7 au 17 mars 2012
Petites pièces de poche : grandeur nature
De Séverine Lombardo
Avec Frédéric Gagnon, Claudine Hébert, Jean-François Légaré et Élodie Lombard
Les Sœurs Schmutt arrivent à l'Usine C avec une toute nouvelle œuvre qui vous catapulte au cœur de capsules chorégraphiques, révélant une danse des sens, un mouvement d'ombres et d'éclairs. Inventive et sensible, Séverine Lombardo nous avait offert, avec sa pièce précédente Switch, une danse empreinte de poésie qui laissait présager ses « futures prouesses ». Elle confirme ici son talent avec le deuxième volet de ce diptyque où elle place le spectateur au cœur d'une expérience forte entre le corps et la lumière.
Composition et musique sur scène : Guido Del Fabbro et Robin Pineda Gould
Avec : Isabelle Kirouac, Stephen P.Turner, Ian Kilburn, Mike Tan, Raphaële Thiriet
Conception des éclairages : Alexandre Pilon Guay
Production : Danse-Cité en collaboration avec Les Sœurs Schmutt.
Petites pièces de poche : grandeur nature a bénéficié de résidences de création à l'Usine C, à Circuit-Est centre chorégraphique et à la Maison de la culture Ahuntsic-Cartierville
Présentation : Danse-Cité
21 et 22 mars 2012
Kolik
Texte Rainald
Traduction Olivier Cadiot et Christine SeghezziGoetz
Mise en scène et scénographie Hubert Colas
Avec Thierry Raynaud
Assis derrière une table, le comédien Thierry Raynaud vide des centaines de verres à vodka. Gorgée après gorgée, parole après parole, il livre une performance saisissante et intransigeante qui restitue la puissance des mots de Kolik, un texte sans complainte ni complaisance.
Thierry Raynaud, complice d'Hubert Colas depuis 1994, se transforme devant nous en matériau brut qui sonde l'intériorité, perce à jour l'intimité et dissèque la pensée.
Kolik constitue la dernière partie de Guerre, un triptyque de l'écrivain contemporain allemand Rainald Goetz. Alors que le premier volet est consacré à la guerre dans la société contemporaine et le second au conflit dans la sphère familiale, le dernier acte de l'œuvre met l'individu face à lui-même au moment de sa mort.
Assistance à la mise en scène : Sophie Nardone
Son et régie générale : Frédéric Viénot
Régie générale : Nicolas Marie
Vidéo : Patrick Laffont
Production : Diphtong Cie en coproduction avec Comédie de Reims - Centre Dramatique National (Reims), Théâtre Garonne (Toulouse), Centre Pompidou (Metz) et Théâtre des Salins - Scène nationale (Martigues).
Kolik a bénéficié du soutien du CENTQUATRE, du festival actOral et de montévidéo.
Présentation : Usine C avec le soutien du Consulat de France à Québec
Du 28 au 31 mars 2012
Lucy Lost Her Heart
De Mark Lawes
Textes Mark Lawes et Raphaële Thiriet
Dramaturgie Raphaële Thiriet
Avec Isabelle Kirouac, Stephen P.Turner, Ian Kilburn, Mike Tan, Raphaële Thiriet
La Compagnie des Artistes en Résidence de Calgary prend l'affiche pour la première fois à Montréal avec Lucy Lost Her Heart, une pièce-installation qui entrelace la danse et le théâtre comme autant de fenêtres ouvertes sur la question de la mémoire.
Dans un monde post-apocalyptique, des personnages fantasques, piégés dans les souterrains d'une ancienne ville minière et désormais fantôme s'interrogent sur l'aliénation des sociétés modernes. Les mots et les morts viennent les hanter depuis les fins fonds de l'histoire. Comme un reste d'humanité oubliée, Pocahontas, Soldat perdu, Flip, Red, Pierre et un grizzly préhistorique déambulent dans ce labyrinthe, au fil des histoires qui se racontent, se tissent et se détissent en essayant de donner un sens à leur survie. Tous cherchent le moyen de sortir de là, mais l'échelle reste introuvable… Ils dansent, chantent, et convoquent l'imaginaire tels les rescapés actifs d'un naufrage idéologique qui s'empareraient de bribes de sens pour en reconstruire un autre. Ensemble, morts et vivants feront fondre la peur du futur comme un simple petit tas de neige. Lucy Lost Her Heart nous interroge sur la violence du passé ancrée dans les inconscients et tente de formuler des horizons futurs encore à inventer.
Fondé en 1991 à Calgary par le metteur en scène Mark Lawes, le Theatre Junction GRAND programme des productions locales, nationales et internationales. Il est aujourd'hui considéré comme l'un des principaux lieux dédiés à l'art vivant contemporain au Canada. Mark Lawes et la Compagnie des Artistes en Résidence ont fait, de cette structure unique, leur espace de création de formes hybrides et multidisciplinaires, ainsi qu'un lieu d'accueil et de diffusion.
Décor : Deeter Schurig
Lumières : Geoff Bouckley
Son : Philip Cimolai
Costumes : Lauren Tamaki
Musique : Chris Dadge
Production : La Compagnie des Artistes en Résidence
Présentation : Usine C
Du 11 au 13 avril 2012
Adishatz / Adieu
De Jonathan Capdevielle
Avec Jonathan Capdevielle et l'ensemble choral universitaire de Montpellier
Adolescent, Jonathan Capdevielle se plaisait à imiter humoristes et chanteurs à la mode. Aujourd'hui, c'est au cœur d'une pièce singulière, un autoportrait fragile que le chant et l'imitation exultent. Adishatz / Adieu, met en scène l'itinéraire d'un garçon entre vie réelle et élans fantasmés. Sur scène, l'autofiction percute le documentaire, les chansons côtoient les conversations de famille, la culture pop explose et Jonathan Capdevielle se livre à la manière d'un carnet intime.
Brouiller les pistes, voilà la force d'Adishatz / Adieu. Jonathan Capdevielle est cette cassette vierge qui enregistre les mouvements du monde, le délirant comme le tragique. Jamais à court de modes d'expression, il excelle dans l'art du dédoublement de personnalité. Postures de clips, chansons nostalgiques et travestissements vont révéler sur le plateau un personnage ambivalent. La nostalgie, la solitude, la tradition et la famille, Jonathan Capdevielle partage avec nous sa mémoire folle, diablement géniale.
Pièce formidablement libératrice, Adishatz / Adieu est complexe, drôle, triste mais jamais tragique. Est-ce un homme ou une femme ? Est-ce une vie ou un rêve ? Est-ce mordant ou mélancolique ? Tout reste à définir.
Lumière : Patrick Riou
Régie générale et régie son : Christophe Le Bris
Collaboration artistique : Gisèle Vienne
Regard extérieur : Mark Tompkins
Production : Bureau Cassiopée en coproduction avec le Centre Chorégraphique National de Montpellier Languedoc Roussillon, Centre Chorégraphique National de Franche-Comté (Belfort) et BIT Teatergarasjen (Bergen). Adishatz/ Adieu a bénéficié de l'aide de DACM, de l'équipe technique du Quartz, Scène Nationale de Brest, et du soutien du Centre National de la Danse (Pantin).
Présentation : Usine C avec le soutien du Consulat de France à Québec
Du 19 au 21 avril 2012
Holistic Strata (Festival Temps d'images)
Chorégraphie et performance Hiroaki Umeda
Une fois à l'intérieur de Holistic Strata, il sera bien difficile de savoir précisément ce qui agite autant nos pupilles. Une nuit pixellisée ? Un cosmos enflammé ? Une illusion mentale ? Impossible de trancher tant les sensations visuelles de cette création sont infinies et ouvrent sur des paysages rarement observés. Avec Holistic Strata, c'est une stupéfiante expérience sensorielle qui vous attend. La danse traverse la matière électronique et numérique (ou est-ce le contraire ?) pour muter en une forme insaisissable. En traitant de la reconnaissance visuelle, Hiroaki Umeda met à jour les mécanismes d'hallucinations et de fausses perceptions, et leur point de rencontre avec la réalité.
À la fois compositeur, vidéaste, chorégraphe, interprète, Hiroaki Umeda s'est imposé grâce à un imaginaire très personnel qui manie avec virtuosité les contraires. Minimalisme et radicalité, déchaînement et violence trouvent leur place dans un graphisme visuel épuré.
Programmation visuelle : Yamaguchi Center for Arts and Media (YCAM), S20
Son : S20
Production : YCAM, S20.
Production déléguée : Quaternaire.
S20 est soutenu par EU Japan Fest et The Japan Foundation.
Présentation : Usine C
Du 25 au 29 avril 2012
Kiss & Cry Nanodanses (Festival Temps d'images)
Idée originale Michèle Anne De Mey et Jaco Van Dormael
Chorégraphie et NanoDanses Michèle Anne De Mey et Gregory Grosjean
Mise en scène Jaco Van Dormael
Création collective Michèle Anne De Mey, Gregory Grosjean, Thomas Gunzig, Julien Lambert, Sylvie Olivé, Nicolas Olivier, Jaco Van Dormael
Texte Thomas Gunzig
Où vont les gens quand ils disparaissent de notre vie, de notre mémoire ? C'est l'interrogation qui agite une femme alors qu'elle attend, seule, sur le quai de la gare. Elle se met à penser à tous ses disparus évanouis dans les brumes de l'existence. S'ouvre alors le tiroir des souvenirs…
La célèbre chorégraphe Michèle Anne De Mey et le non moins connu metteur en scène et cinéaste Jaco Van Dormael s'associent, pour la première fois, pour la création de Kiss & Cry. Véritable ballet pour les mains, cette pièce vous invite à un spectacle chorégraphique très particulier, à une authentique séance de cinéma ainsi qu'au « making of » du film. Et tout cela, en même temps ! Jeux de mains, véhicules de la sensualité, maisons de poupées et personnages miniatures, illusions d'optique, farces et attrapes, innocence crue : l'imaginaire s'ouvre sur un nouveau langage, une nouvelle manière de raconter aux frontières des genres. Préparez-vous à recouvrer votre âme d'enfant devant cette œuvre joyeusement candide et bordélique.
Kiss & Cry est portée par un collectif qui bouscule les normes des disciplines artistiques et crée un spectacle chaque jour différent. La création de ce groupe fut l'idée de Michèle Anne De Mey, chorégraphe essentielle de la scène belge, avec notamment Sinfonia Eroica et 13 Reasons… (to sing), et Jaco Van Dormael, cinéaste encensé pour ses films Toto le héros, Le huitième jour et Mr.Nobody.
Scénario : Thomas Gunzig et Jaco Van Dormael
Lumière : Nicolas olivier
Images : Julien Lambert
Production : Charleroi/Danses, Centre chorégraphique de la Communauté française, le manège.mons/Centre Dramatique et Les Théâtres de la Ville de Luxembourg
Présentation : Usine C avec le soutien du Consulat de France à Québec
Du 15 au 19 mai 2012
Alexandra
Conception et mise en scène Pauline Vaillancourt
Musique de Zack Settel
Livret de Yan Muckle
Avec Pauline Vaillancourt (soprano), Jessica Wise (soprano), François-Olivier Jean (ténor) un chœur de 5 voix masculines et 5 musiciens de l'Ensemble In Extensio
En 1924, la Française Alexandra David-Néel réussit l'inimaginable : braver tous les interdits et fouler la terre de Lhassa. Elle devient ainsi la première femme occidentale à découvrir la cité tibétaine. Aujourd'hui, la compagnie Chants libres livre sa nouvelle création, Alexandra, une épopée lyrique qui ressuscite cette aventurière moderne.
Pour sa 21e année d'existence, Chants Libres crée un opéra de chambre interactif, conçu et mis en scène par Pauline Vaillancourt. L'espace est constitué d'images captées au Tibet en 2010 par Yan Muckle et Pauline Vaillancourt, transformées par le regard de l'artiste visuel Jean Décarie.
Direction musicale :
Christian Gort
Scénographie :
Jocelyne Alloucherie
Éclairages :
Nicolas Descoteaux
Vidéographie :
Jean Décarie. Catherine Parent, Christelle Bellini
Costumes :
Marianne Thériault
Maquillages : Jacques-Lee Pelletier
Chorégraphie :
Lina Cruz
Production et présentation : Chants Libres, en partenariat avec Hexagram, Le Vivier et VYV. Alexandra a bénéficié d'une résidence de création à l'Usine C
Du 2 au 6 mai 2012
Elektra 13
Festival international d'arts numériques
Direction artistique Alain Thibault
Présenté par l'ACREQ en collaboration avec l'Usine C
Biennale internationale d'arts numériques [BIAN]
1e édition - printemps 2012
Du 24 mai au 9 juin 2012
Festival TransAmériques, 6e édition (festival)