Rideau VertThéâtre du Rideau Vert
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Historique du théâtre
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À l'affiche cette saison, 2012-2013
(pour les autres saisons, voir les Archives - les détails de la saison peuvent changer sans préavis)


Théâtre du Rideau Vert - Les choix de Denise

Du 18 septembre au 13 octobre 2012
La corneille
Texte de Lise Vaillancourt
Mise en scène Geoffrey Gaquère, assisté de Stéphanie Capistran-Lalonde
Avec Monique Miller, Annick Bergeron, Marie-Ève Trudel

Entre son travail d’informaticienne et ses cours de yoga, Julie, quarante-huit ans, mène une vie bien rangée. Elle s’alimente bio, fait de l’exercice et combat le stress à coup de tisanes et d’antioxydants. Un soir, en rentrant chez elle, elle trouve une corneille volant frénétiquement dans son loft. Au même moment, sa mère, une femme verbomotrice, impulsive et culpabilisante, débarque avec ses valises. Au fil des jours qui suivent, la mère s’installe et une série d’événements curieux se produisent. Julie, étouffée par cette femme exubérante et troublée par les cris incessants de la corneille, essaie tant bien que mal de réapprendre à respirer. Un texte à la fois drôle et profond qui expose une relation mère-fille où la dépendance et l’affranchissement se côtoient de près.

La création d’une oeuvre est toujours un moment privilégié. C’est pourquoi le Théâtre du Rideau Vert est fier de présenter, pour une première fois en ses murs, la nouvelle pièce de Lise Vaillancourt. À travers son travail, composé de romans et de textes de théâtre, cette auteure québécoise scrute le quotidien et pose un regard fantaisiste sur le réel. Elle crée des personnages typés et flirte avec le surréalisme. 

La mise en scène de La corneille a été confiée à Geoffrey Gaquère dont le talent a été souligné pour son travail sur Toxique (ou L’incident dans l’autobus) au Théâtre d’Aujourd’hui en 2011. Avec son inventivité et son sens de l’esthétisme, il saura mettre en valeur le récit à la fois réaliste et onirique de Lise Vaillancourt. Il dirigera, entre autres, Monique Miller dans le rôle de la mère; un rôle exigeant, fait sur mesure pour cette grande comédienne.

Décors Jean Bard
Costumes Marc Senécal
Éclairages Erwann Bernard
Musique originale Jean Gaudreau
Accessoires Alain Jenkins
Coiffures et maquillages Angelo Barsetti
Visuel de l'affiche : TVA Studio
Photo : Julien Faugère

Rencontre avec les artistes et artisans après la représentation du
27 septembre 2012

Production Théâtre du Rideau Vert


Du 19 au 28 octobre 2012
La Sagouine
Une pièce d'Antonine Maillet
Mise en scène Eugène Gallant
Avec Viola Léger

La Sagouine a 40 ans! Elle a «la face nouère, pis la peau craquée». Elle ne sait ni lire, ni écrire, mais elle sait raconter! Blanchisseuse de métier, fille et femme de pêcheur, elle utilise une langue rare et poétique pour nous livrer ses réflexions sur les hauts et les bas de la vie, dans son petit village acadien de Bouctouche. À travers ses monologues souvent comiques, parfois poignants, et avec une logique implacable, elle porte un regard avisé sur les gens de son coin de pays. Devenue au fil du temps un véritable symbole de l’identité acadienne, la Sagouine n’a rien perdu de sa vivacité d’esprit et continue de charmer plusieurs générations de spectateurs.

Née de l’imagination d’Antonine Maillet, la Sagouine est montée sur les planches d’un théâtre professionnel pour la toute première fois au Théâtre du Rideau Vert en octobre 1972. Pour créer ce personnage fascinant, l’écrivaine, récipiendaire du Prix Goncourt 1979, s’est inspirée de plusieurs femmes de son entourage. Par ses romans et ses pièces, nourris par l’histoire de l’Acadie, madame Maillet contribue depuis plusieurs décennies au rayonnement de la littérature francophone d’Amérique. 

Au cours des 40 dernières années, Viola Léger, première comédienne à avoir interprété ce personnage, l’a joué plus de 2 000 fois en français et en anglais, au Canada, aux États-Unis et en Europe. Selon les dires même de l’auteure, au fil des ans le jeu de madame Léger gagne en assurance, en subtilité, en nuances et atteint un sommet de maturité.

Rencontre avec les artistes et artisans après la représentation du
25 octobre 2012

 


Du 27 novembre au 22 décembre 2012
2012 revue et corrigée
Texte collectif
Script-édition et mise en scène Serge Postigo
Assistance à la mise en scène pascale D'Haese
Avec Suzanne Champagne, Véronique Claveau, Benoit Paquette, France Parent, Sylvain Scott, Marc St-Martin

2012 s’achève, 2013 prend la relève! Mais avant de tourner la page, le Théâtre du Rideau Vert vous convie à sa traditionnelle revue de l’année. Les gaffes des politiciens, les faux pas de nos vedettes préférées, les sujets chauds de l’actualité; rien n’échappe aux dents affûtées de l’équipe de la revue annuelle. Sketches, vidéos, chansons et imitations dépeignent avec humour les moments marquants de l’année 2012. Ce spectacle représente une véritable course à relais pour tous les artistes et artisans qui y travaillent. Autant sur scène, où les numéros s’enchaînent à un rythme effréné, qu’en coulisses, où les changements de costumes se font à la vitesse de l’éclair; une gymnastique réglée au quart de tour. Pour diriger cette 8e édition de la revue, la directrice artistique a fait appel à un artiste polyvalent : Serge Postigo. Son professionnalisme et son excellent sens du timing sauront mettre en valeur les multiples talents des six interprètes.

En intégrant une revue satirique annuelle à la programmation du Théâtre du Rideau Vert il y a maintenant huit ans, Denise Filiatrault renouait avec un élément fort de l’histoire théâtrale du Québec. Avec des titres comme Ohé, Ohé Françoise! et Paye, Baptiste, paye!, les premières revues qui ont vu le jour vers 1910 deviennent un véritable laboratoire pour le théâtre d’ici. C’est d’ailleurs la création Les Fridolinades, en 1938, qui marque, selon plusieurs, la naissance de la dramaturgie contemporaine québécoise. Gratien Gélinas, interprète de Fridolin, réussit à créer une langue théâtrale crédible à partir du matériau linguistique québécois. 

Aujourd’hui, la rétrospective théâtrale et humoristique du Théâtre du Rideau Vert a su se tailler une place de choix parmi les traditions du temps des Fêtes. C’est donc un rendez-vous incontournable, en famille ou entre amis, avant de découvrir ce que 2013 nous réserve.

Costumes Suzanne Harel
Éclairages Matthieu Larivée
Musique Originale Christian Thomas
Accessoires Alain Jenkins
Perruques et maquillages Jean Bégin
Projections Luz / Marie-Christine Dufort
Design Son Martin Léveillé

Une production de 9207-7569 Québec inc.


Du 29 janvier au 23 février 2013
Marius et Fanny
Texte de Marcel Pagnol
Mise en scène de Normand Chouinard, assisté de Mauyde Bêty
Avec Rémy Girard, François-Xavier Dufour, Marie-Pier Labrecque, Manuel Tadros, Danièle Lorain, Jean Marchand, Frédéric Desager, Sophie Faucher, David-Alexandre Després, Julien Hurteau

Sous le soleil marseillais de la fin des années 20, Marius, fils de César, patron du « Bar de la Marine », et Fanny, fille de la marchande de poisson Honorine, vivent secrètement les émois d’un premier amour. Mais Marius qui rêve de pays lointains depuis sa tendre enfance, ne peut se résoudre à passer sa vie derrière le comptoir du bar de son père et cède finalement à l’appel de la mer. Les mois passent et le désarroi causé par le départ de Marius s’estompe peu à peu. Autour de Fanny et César, dévorés par le chagrin, les amitiés se resserrent et le quotidien reprend tout doucement son rythme dans le Vieux-Port de Marseille. Avec la langue mélodieuse du sud de la France, Marcel Pagnol nous raconte une magnifique histoire de famille et d’amour. 

Oeuvre majeure de la dramaturgie française, la Trilogie marseillaise écrite par Marcel Pagnol autour de 1930, se compose de trois volets distincts : Marius, Fanny et César. Les trois pièces de cette trilogie ont connu plusieurs vies puisqu’elles ont toutes trois été portées au grand écran à maintes reprises. Au Québec, la dernière production de Marius et Fanny, en 1993, a connu un franc succès alors que Denise Filiatrault en assurait la mise en scène.

Cette fois-ci, c’est Normand Chouinard qui prendra la barre de la mise en scène. Cet artiste bien connu pour ses nombreux rôles à la télévision, au cinéma et au théâtre, se consacre de plus en plus à la mise en  scène. Avec son sens inné de la comédie et sa grande sensibilité, il dirigera une imposante distribution de dix comédiens parmi lesquels on retrouve son complice Rémy Girard, dans le rôle de César.

Décors Jean Bard
Costumes Suzanne Harel
Éclairages Claude Accolas
Musique originale Yves Morin
Accessoires Normand Blais
Maquillages Jacques-Lee Pelletier

Rencontre avec les artistes et artisans après la représentation du
7 février 2013

Production du Théâtre du Rideau Vert


Du 19 mars au 13 avril 2013
Avec Norm
Texte de Serge Boucher
Mise en scène de René Richard Cyr
Avec Benoît McGinnis, Muriel Dutil, Éric Bernier, Sandrine Bisson

Normand vit dans un petit appartement situé dans un quartier défavorisé de la métropole. Entre les histoires de sa soeur Nancy, les soirées en compagnie de sa vieille voisine Tony et les appels téléphoniques de Batman, son mystérieux ami, il attend avec impatience les visites de François, parrain pour un organisme d’aide aux démunis. Ce dernier, témoin d’une misère plus grande qu’il n’avait pu se l’imaginer, tente tant bien que mal d’adoucir l’existence de ces êtres sans ressources. Bouleversé par leur solitude, il sera vite confronté à ses propres limites. Portrait saisissant de la pauvreté qui sévit dans notre propre ville, ce texte questionne notre capacité d’empathie et notre impuissance à améliorer le sort d’autrui. 

D’abord auteur de théâtre, Serge Boucher a remporté en 1995 le Prix Gratien-Gélinas de la relève en écriture dramatique pour sa pièce Motel Hélène. Par ses textes percutants, souvent qualifiés d’hyperréalisme théâtral, il cherche à provoquer et à déstabiliser les spectateurs. Depuis quelques années, il écrit également pour la télévision, comme en témoignent les séries à succès Aveux et Apparences.

Avec Norm, dont la création au Théâtre d’Aujourd’hui en 2004 avait suscité beaucoup d’intérêt, sera à nouveau mise en scène par René Richard Cyr et réunira des membres de l’équipe de création et des nouveaux venus. Benoît McGinnis, qui avait livré une performance bouleversante avec son interprétation de Normand, reprendra son rôle. Construite en 25 tableaux qui défilent comme une suite d’instantanés, la pièce adopte une approche sans concession.

Décors Réal Benoît
Costumes Cynthia St-Gelais
Éclairages Étienne Boucher
Musique originale Alain Dauphinais
Accessoires Normand Blais
Coiffures et maquillages Angelo Barsetti

Rencontre avec les artistes et artisans après la représentation du
28 mars 2013

 


Du 7 mai au 1er juin 2013
L'amour, la mort et le prêt-à-porter
Une pièce de Nora et Delia Ephron
D’après le livre de Ilene Beckerman
Traduction Danièle Lorain
Mise en scène Denise Filiatrault
Assistance à la mise en scène Marie-Hélène Dufort
Avec Pierrette Robitaille, Valérie Blais, Adèle Reinhardt, Geneviève Schmidt, Tammy Verge

Nos vêtements. Bien plus que des morceaux de tissus, ils nous accompagnent dans les moments charnières de notre vie. Rangés dans nos tiroirs ou pêle-mêle dans nos placards, ils marquent nos souvenirs. C’est à travers l’évocation de leur garde-robe que les nombreux personnages féminins de L’amour, la mort et le prêt-à-porter nous livrent leurs histoires. Une robe, un soutien-gorge, des souliers à talons hauts deviennent tour à tour prétexte pour parler des événements heureux et des drames qui nous façonnent. Sur le ton de la confidence, avec humour et autodérision, les personnages s’adressent directement au public et portent une parole qui, sans être revendicatrice, demeure profondément féminine. Des monologues drôles et émouvants, qui se suivent comme des vêtements sur une corde à linge.

Tirée d’un livre de Ilene Beckerman, Love, Loss and What I Wore — titre original de L’amour, la mort et le prêt-à-porter — a été adaptée pour le théâtre par Nora et Delia Ephron, scénaristes de plusieurs films célèbres dont When Harry Met Sally. Cette comédie, qui a connu un succès retentissant à sa création à New York en 2009, a par la suite donné lieu à diverses reprises dans une dizaine de villes à travers le monde dont Los Angeles, Toronto et Paris. Pour la production québécoise, c’est Danièle Lorain qui en assurera la traduction.

Denise Filiatrault, séduite par le texte et la forme peu conventionnelle de L’amour, la mort et le prêt-à-porter, assurera la mise en scène de cette oeuvre chorale. Elle dirigera cinq comédiennes qui interpréteront plus d’une vingtaine de personnages. Sur une scène dépouillée, qui laisse toute la place au jeu d’acteur, elles occuperont l’espace par leur présence et leur voix.

Décors et accessoires Jean Bard
Costumes Suzanne Harel
Éclairages Matthieu Larivée

Rencontre avec les artistes et artisans après la représentation du
16 mai 2013

Une production du Théâtre du Rideau Vert