ProsperoThéâtre Prospero
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Montréal, Québec, H2L 1S2
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Fax : 514-526-9493
Billetterie : 514-526-6582
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Historique du théâtre
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À l'affiche cette saison, 2012-2013
(pour les autres saisons, voir les Archives - les détails de la saison peuvent changer sans préavis)


Scène principale

Du 12 au 29 septembre 2012, 20h, mercredi à 19 h
...et autres effets secondaires
Création collective
Mise en scène de Marie-Jo Bastien
Avec Marc Auger Gosselin, Hubert Bolduc, Joëlle Bourdon, Lorie Caron, Jean-Pierre Cloutier, Jean-Philip Debien, Matthew Fournier, Myriam Huard, Catherine Hughes et Stéphanie Perreault

Bienvenue dans l’univers de Benoît, un sans-abri aux prises avec des délires psychotiques et qui a fui le monde en raison d’un crime dont il ne garde aucun souvenir. Il sait qu’il a besoin d’un pardon pour avancer, mais à qui le demander? Il décide de revivre en compagnie d’amis imaginaires quelques moments de son passé, jusqu’au 18 mai, jour fatidique qui le hante littéralement. Il revoit les instants marquants de son enfance et les répercussions de sa maladie sur son entourage. Quel est donc cet événement qui a bouleversé le fragile équilibre que Benoît avait réussi à préserver  jusque-là avec ses proches et avec lui-même? Ce spectacle raconte l’homme dans toute son authenticité, lorsqu’il cherche à comprendre et nommer sa blessure.

Scénographie Valérie Cantin et Daphnée Lemieux Boivin
Bande son Josué Beaucage
Lumières Christian Garon
Assistance à la mise en scène Jean-Michel Girouard

Une production Des miettes dans la caboche


Du 9 octobre au 3 novembre 2012, 20h, mercredi à 19 h
La coopérative du cochon
Texte de Ascanio Celestini
Traduction de Luce Pelletier
Mise en scène de Luce Pelletier
Avec Luc Bourgeois, Louise Cardinal, Martin Héroux, Olivier Morin et France Parent

Rome, 4 juin 1944. Nino, 8 ans, et son père parcourent la ville à pied avec un seul projet: réunir la somme qui leur permettra d’acheter un cochon vivant dérobé aux Allemands. L’argent se fait rare et l’union fait la force: un à un, des personnages étranges se joignent à la « coopérative du cochon ». Chemin faisant, ils partagent leurs histoires de guerre.

Sordides, comiques et poignantes, celles-ci s’enchevêtrent et se recoupent dans un récit fabuleux à cinq voix. Dans cette épopée moderne, entre les bombardements, les actes de résistance et les débrouillardises du marché noir, chacun devient un héros malgré lui. Les petits garçons deviennent vieux en une nuit, les mouches disent l’avenir et les barbiers ressuscitent les morts. Plus personne ne sait qui est en guerre avec qui; seuls comptent la survie, l’entraide, et l’art de raconter.

Comme plusieurs auteurs italiens contemporains, Ascanio Celestini s’intéresse à la mémoire collective transmise par la parole. Son oeuvre s’inscrit dans le courant du teatro-narrazione, dit « théâtre-récit », et se réclame de la même mission civique qui consiste à engager les citoyens à se réapproprier leur Histoire. Mais contrairement à des auteurs comme Marco Paolini qui créent un théâtre près du documentaire, Celestini laisse une place aux éléments fabuleux. Parmi les faits historiques rapportés avec rigueur s’immiscent des fragments fantastiques, des incursions de l’étrange. La parole qu’il crée est profondément humaine, car elle porte la trace de ce besoin irrépressible propre à celui qui raconte de tordre un peu la réalité pour se l’approprier.

Un spectacle intime, humain, puissant comme la voix de mille hommes qui haussent le ton à l’unisson pour dire la guerre, leur guerre.

Scénographie Olivier Landreville
Bande son Catherine Gadouas
Costumes Caroline Poirier
Lumières Jocelyn Proulx
Assistance à la mise en scène Claire L'Heureux

Une production du Théâtre de l'Opsis


Du 20 novembre au 15 décembre 2012, 20h, mercredi à 19 h
La danse de la mort
Texte d’August Strindberg
Traduction de Michel Vittoz
Mise en scène Gregory Hlady
Avec Paul Ahmarani, Denis Gravereaux et Danielle Proulx

« Tourtereaux du diable », Edgar et Alice, déchirés et soudés autant par les années de vie commune que par la haine et la détestation, battent le rythme d’une « liaison dangereuse » strindbergienne où se succèdent les phrases accusatrices et cruelles. Passant des attirances aux répulsions successives, sur fond de musiques puissantes et de bacchanales, ils esquissent les pas d’une danse qui les enfonce de plus en plus dans l’autodestruction. Puis, un visiteur, Kurt, mystérieux cousin, ancien ami de la famille, richissime revenant de l’Amérique, vient interrompre momentanément cette mécanique conjugale. Séducteur? Ange ou démon justicier?

Cette formidable et magnifique pièce de combat, ce grand classique de Strindberg, dit naturaliste, possède toutefois de puissantes composantes symboliques. Le metteur en scène, qui nous a offert la saison passée La noce de Brecht, rythmera cette création de leitmotivs inspirés du titre même de la pièce: la danse et la mort.

Auteur dramatique, romancier, essayiste et peintre suédois, August Strindberg est né à Stockholm en 1849. Inventeur d’une forme théâtrale affranchie dont la modernité n’a cessé de s’affirmer, il continue de fasciner. Pas moins d’une soixantaine de pièces dont Maître Olof, Mademoiselle Julie, Créanciers, Le chemin de Damas, La sonate des spectres, Le songe, ont fait de lui l’un des pionniers de l’expressionnisme européen.

Assistance à la mise en scène Frédéric Lavallée
Scénographie, costumes et lumières Vladimir Kovalchuk
Bande son Nikita U

Production La Veillée


Du 15 janvier au 9 février 2013, 20h, mercredi à 19 h
Pour un oui ou pour un non
Texte de Nathalie Sarraute
Mise en scène Christiane Pasquier
Avec Marc Béland, Vincent Magnat, Julie Saint-Pierre et François Trudel

Deux amis de longue date, une conversation innocente, une intonation… une syllabe étirée… un accent dans la prononciation de « c’est biiien… ça ». À peine un soupçon de condescendance mais le doute a tracé une fissure sur l’écran des plus intimes convictions affectives. Et voilà enclenché le processus de mise à mort d’une très ancienne amitié.

Avec un humour implacable, Nathalie Sarraute explore ici un drame cruellement banal, quotidien et universel.  Qui n’a pas ressenti le cataclysme intérieur que provoque le ton condescendant d’un ami proche? On ne peut que s’identifier aux personnages de Sarraute et rire de nous avec eux.

Pour un oui ou pour un non est un spectacle drôle et terriblement juste sur la solitude et la fragilité de nos rapports avec les autres, sur la part d’ombre dans l’amitié et l’amour, sur le besoin douloureux de reconnaissance et la violence de nos rapports avec autrui.

Après avoir exploré avec bonheur l’univers de Daniel Pennac, le Théâtre Galiléo propose ici une rare production d’un texte de Nathalie Sarraute à Montréal.

Scénographie Geneviève Lizotte
Bande son Jean Derome
Lumières Anne-Marie Rodrigue Lecours
Projections animées Thomas Corriveau

Une production Théâtre Galiléo


Du 26 février au 23 mars 2013, 20h, mercredi à 19 h
Des couteaux dans les poules
Texte de David Harrower
Traduction de Jérôme Hankins
Mise en scène de Catherine Vidal
Avec Jean-François Casabonne, Stéphane Jacques et Isabelle Roy

Dans la campagne écossaise profonde, trois personnages incrustés dans leur terroir: un laboureur, la femme du laboureur, un meunier. David Harrower écrit dans une langue qui semble émaner de la terre même, à la fois fascinante et primitive. Les paroles jaillissent comme autant de tiges de blé à peine germées, chargées de sucs vitaux. La femme du laboureur transporte le grain mûr de la ferme au moulin du village. Elle circule, tel un esprit en mouvement, entre les deux hommes: l’un qui sème et récolte, l’autre qui transforme. Elle porte de lourds sacs de grains, mais aussi sa soif immense de connaître, sa curiosité, sa féminité. Le meunier est seul à savoir lire et pouvoir mettre des mots sur du papier. Ces mots, ces simples lettres de l’abécédaire, ont pourtant la force d’un geyser. Un drame naît alors, un drame antique, magnifiquement amorcé par le désir de tenir la plume dans sa main. Comme pour nous rappeler qu’au début de tout bien et de tout mal, il y a la parole, le savoir, le désir de connaissance.

Né en 1966, à Édimbourg, David Harrower est l’auteur de Blackbird, présenté la saison dernière par La Veillée et qui a remporté le prix de la meilleure pièce au Scottish Theater Critics Awards, puis celui du Laurence Olivier Awards en 2007. « Je crée un langage différent pour chaque pièce. Un théâtre qui cherche à enfoncer les mots dans les choses “comme on pousse un couteau dans le ventre d’une poule “ [… ] Cette pièce m’a permis de trouver ma voix, de me libérer de notions que j’avais concernant la manière dont une pièce doit être écrite que j’entretenais depuis trop longtemps. »

Scénographie Geneviève Lizotte
Bande son Francis Rossignol
Lumières Alexandre Pilon-Guay
Costumes Elen Ewing

Une production La Veillée


Du 30 avril au 18 mai 2013, 20h, mercredi à 19 h
Combat
Texte de Gilles Granouillet
Mise en scène Odette Guimont
Avec Carl Béchard, Danny Carbonneau, Odette Guimond, Isabelle Leclerc et Yannik Parent (musicien)

Combat se déroule dans une petite ville de banlieue française minée par le chômage, qui survit grâce à l’abattage des animaux. Un homme invite sa soeur à assister à la remise d’une médaille attribuée à leur mère partant à la retraite. Maintenant sans emploi après avoir travaillé lui-même dans cet abattoir, marié à une bouchère qui le fait vivre, il lance un appel au secours à sa soeur en l’incitant à revenir sur les lieux de ses origines. Menant désormais une vie bourgeoise aisée, celle-ci se retrouvera plongée dans un drame familial qu’elle souhaitait oublier. Obnubilée par son passé, elle commettra un crime sanglant et gratuit. Qui sera condamné? Celle qui avait réussi à se sortir de ce milieu? Ou celui qui a toujours rêvé de le faire?

« Combat est un thriller qui nous parle de l’amour infini d’un frère pour sa soeur. C’est le parcours d’un homme qui cherche un souffle endossant une faute qui n’est pas la sienne. C’est une lutte à mort pour le sens de la vie. » G. Granouillet

Originaire de Saint-Étienne en banlieue de Lyon, l’auteur dépeint une société postindustrielle atteinte par la grande crise économique des années ’70. Reconnu comme l’un des représentants de la nouvelle dramaturgie européenne, il a écrit plus dʼune vingtaine de pièces, certaines traduites en plusieurs langues.

Le Réverbère Théâtre l’a fait connaître au Québec, lors de la création mondiale de La Maman du petit soldat, à la Salle intime du Prospero à l’automne 2009. L’auteur a proposé Combat à la compagnie, pour sa création américaine.

Scénographie Elen Ewing et Geneviève Lizotte
Bande son Yannick Parent
Lumières David-Alexandre Chabot
Assistance à la mise en scène Florent Siaud et Emilie Coulombe

Une production de Réverbère Théâtre


 

Salle intime


Du 9 au 27 octobre 2012, mardi au samedi à 20h15, mercredi 19h15
Guerre
Texte de Lars Norén
Traduction Katrin Ahlgren et René Zahnd (L'Arche Éditeur)
Mise en scène de Priscilla Amsler
Avec Jean Belzil-Gascon, Isabelle Montpetit, Catherine Rochefort, Marie-Josée Samson et Manuel Sinor

Un soldat aveugle revient chez lui après la guerre, dans l’intention de retrouver sa vie d’avant. Mais rien n’est comme avant. La guerre a endurci ceux qui ont survécu. Sa femme, ses filles et son frère ont reconstruit une famille, faisant de lui un étranger dans sa propre maison.

Lars Norén dévoile les affres intimes du conflit. Tout semble permis en temps de guerre. Mais comment survivre ensuite? Comment reconstruire un équilibre familial quand chacun est tour à tour victime ou bourreau? Comment fonder un avenir sur des ruines? Dans un climat où chacun est condamné à vivre avec ses propres traumatismes d’après-guerre, l’horreur a envahi le quotidien. L’instinct de survie l’emporte sur l’empathie.

Pris dans une impasse, les cinq personnages vont tour à tour s’affronter, se désirer, se fuir. Dans ce huis clos infernal, quelques pas suffiraient pourtant à quitter cette terre à jamais souillée. L’ailleurs n’a jamais semblé aussi inatteignable.

Guerre est la première production du Théâtre de l’Embrasure.

Assistance à la mise en scène Milena Buziak
Concepteurs
Hugo Dalphond
Janie CLoutier
Estelle Charron
Isabelle Montpetit

Une production du Théâtre de l'Embrasure


Du 6 au 24 novembre 2012, mardi au samedi à 20h15, mercredi 19h15
Et c'est ainsi qu'Allah est grand!
Texte d'Alexandre Vialatte
Mise en scène Jean-Marie Papapietro
Avec Gaétan Nadeau

Et c’est ainsi qu’Allah est grand! Fantaisie drôlatique sur des textes d’Alexandre Vialatte.

« Quand je vais mal, vraiment très mal, il n’est qu’un seul écrivain qui puisse quelque chose pour moi: c’est Vialatte. J’ouvre n’importe quel volume de ses chroniques et la vie cesse d’être un problème. » Amélie Nothomb

Premier traducteur et introducteur de Kafka en France, romancier trop méconnu, Vialatte inspire de toute sa verve truculente et musicale ce spectacle composé en forme de théâtre-chronique à partir de quelques-unes de ses Chroniques de la montagne qu’il concluait souvent par un pied de nez humoristique à l’esprit de sérieux: « Et c’est ainsi qu’Allah est grand! »

Car cet homme de gai savoir, politiquement fort incorrect, reste, aujourd’hui encore, un observateur lucide et inquiet des métamorphoses du siècle. À la fois un authentique poète au regard fraternel sur l’homme et un grand éveilleur.

Concepteurs
Romain Fabre
Louis Sédillot
Martin Sirois

Une production du Théâtre de Fortune


Du 22 janvier au 9 février 2013, mardi au samedi à 20h15, mercredi 19h15
L'Ouest solitaire
Texte de Martin McDonagh
Traduction de Fanny Britt
Mise en scène Sébastien Gauthier
Avec Lucien Abbondanza-Bergeron, Frédéric-Antoine Guimond, Marie-Ève Milot et Marc-André Thibault

Les comédies noires de Martin McDonagh révèlent souvent une profonde solitude. Solitude pour ces deux frères qui vivent ensemble, mais qui sont seuls face à leurs problèmes, orgueilleux et incapables de trouver un terrain d’entente à cause des coups bas et des insultes qu’ils échangent.

Solitude pour le Père Welsh, abattu par une crise de foi, un alcoolisme inavoué et par son incapacité à communiquer avec ses paroissiens.

Solitude pour la jeune Girleen qui se bâtit une solide carapace pour répliquer aux coups durs de sa situation sociale, mais qui cache en réalité un coeur fragile et triste. Dans cet ouest irlandais, tous se heurtent brutalement à leurs limites (orgueil, alcool, cupidité, stupidité, honte, timidité), dénonçant toute leur humanité par un mélange d’humour et de drame qui rend l’oeuvre insaisissable.

Costumes et décors Julie-Christina Picher
Lumières Geneviève Fortin

Une production Théâtre Bistouri


Du 19 mars au 6 avril 2013, mardi au samedi à 20h15, mercredi 19h15
Hypno
Texte de Simon Boudreault
Mise en scène Luc Bouffard
Avec Geneviève Beauchemin, Martin Grenier, Francis Martineau et une comédienne

Un hypnotiseur charismatique qui se donne en spectacle… assisté de sa fidèle épouse qui n’a aucune idée de la réalité dans laquelle elle se trouve… Un fanatique admirateur à la recherche d’une femme légère… son épouse, animée d’une soif de vengeance, réclame des comptes à notre homme de scène…

Voilà notre quatuor de personnages! À travers la rencontre loufoque de ces quatre « pôles », Simon Boudreault, auteur de plusieurs comédies grinçantes (Sauce brune, Soupers, D pour Dieu?) pose ici un regard profondément humain sur les obstacles rencontrés au cours d’une vie. Vaut-il mieux ranger les mauvais souvenirs au rayon des oubliettes afin de vivre une existence sans anicroche? Ou bien vivre pleinement, avec le lot de conséquences qui en découlent?

Être ou ne pas être… conscient! Voilà la question!

Concepteurs
Cloé Alain Gendreau
Guillaume Sauriol
Marie-Christine Martel

Une production Tsunami Théâtre


Du 23 avril au 11 mai 2013, mardi au samedi à 20h15, mercredi 19h15
Pig
Texte et mise en scène de Simon Boulerice
Avec Jean-Philippe Durand, Marie-Laurence Moreau, Joëlle Paré-Beaulieu, Sébastien René et Sophie Vajda

La vie de Paul est compliquée: neuf ans, deux mamans, pas de papa, et l’irrépressible envie de devenir une Muse. Une chance qu’il y a Sunny, son baby-sitter, qui lui révèle le cinéma de Polanski et la beauté sublime de Sharon Tate. Une chance aussi que sa maman no. 2, Phoebe, lui a permis de se confectionner en cachette pour l’Halloween une merveilleuse robe de Muse alors que Claire, sa rêche maman no. 1, lui a imposé un costume de cochonnet. Or, le soir de l’Halloween, au moment où le cochonnet va se métamorphoser en Muse, Paul disparaît dans la nuit noire, laissant ses deux mamans dans un profond désarroi.

Après Simon a toujours aimé danser, Qu’est-ce qui reste de Marie-Stella? et Martine à la plage, Simon Boulerice aborde, avec cette nouvelle création, la question de la foi.

Concepteurs
Maxime Clermont
Tania Perno-Viau
Simon Boulerice

Une production Abat-Jour Théâtre