Théâtre Prospero
À l'affiche cette saison, 2011-2012
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les détails de la saison peuvent changer sans préavis)
Du 8 au 23 septembre 2011, 20h, mercredi à 19 h
Blackbird
Texte de David Harrower
Mise en scène de Téo Spychalski
Traduction Étienne Lepage
Avec Gabriel Arcand, Marie-Eve Pelletier et Rebecca Vachon
Le contexte de l’action est simple, en apparence…Quinze ans après l’aventure amoureuse d’un homme d’âge mûr avec une jeune fille - beaucoup trop jeune à l’époque - le duo se rencontre à nouveau, inopinément, après le crime et après le châtiment, puisque l’homme a été jugé puis emprisonné à la suite de son geste. Le thème est donc celui de l’attirance illicite, avec ses inévitables et dramatiques conséquences sociales et légales.
Dans la pièce de HARROWER, il n’est pas question d’une justification de cet acte, pas plusque de sa condamnation; il s’agit de toucher aux aspects surprenants, cachés et certes douloureux, des rapports qu’ont les humains pris au piège par eux-mêmes et par la société.
Ce sujet est traité de manière peu orthodoxe par l’auteur. Sont ici en jeu l’ambiguïté des motifs et des impulsions, les malentendus causés par les préjugés, les blocages et les résistances. La rencontre des deux personnages est un dialogue existentiel pur, dialogue théâtralement novateur. Il n’y a rien de superficiellement sentimental dans cette confrontation, au contraire. En dessous de l’expression verbale conventionnelle court une ligne dramatique clandestinement subversive.
Traduction Étienne Lepage
Scénographie Véronique Bertrand
Lumières Mathieu Marcil
Une production de La Veillée
Du 26 septembre au 1er octobre 2011, 20h, mercredi à 19 h
Extinction
D'après Thomas Bernhard
Traduction Gilberte Lambrichs
Adaptation Jean Torrent
Avec Serge Merlin
Créé en France en mars 2010, la présentation exceptionnelle de ce spectacle est née du désir fervent et commun de La Veillée, du FIL, du directeur du théâtre de la Madeleine et, enfin, de l’interprète lui-même, de faire entendre ce texte percutant au public québécois.
Suite à l’irruption d’un télégramme : « Parents et frères morts dans un accident », le narrateur, Franz-Josef Murau, brebis galeuse de la famille, qui a fui l’atmosphère confinée et malsaine, l’esprit étriqué, les traditions et le passé délétère de Wolfsegg (commune de Bavière) [...] est forcé de revenir à l’origine, à se faire héritier de Wolfsegg pour mieux en liquider et en éteindre la marque détestée. [...] C’est ce récit, cette entreprise intellectuelle, morale et politique que Serge MERLIN a voulu incarner. C’est cette destruction sauvage de l’esprit alliée aussi à une foi tout aussi sauvage en l’homme.Le roman Extinction est publié aux éditions Gallimard. Thomas BERNHARD est représenté en France par l’Arche éditeur - agent théâtral.
Réalisation Alain Françon et Blandine Masson
Avec l’aimable autorisation de Peter Fabjan
Co-présentation du Groupe de la Veillée,
Du Festival international de littérature (FIL) et De Scène Indépendante Contemporaine (SIC)
Du 25 octobre au 19 novembre 2011, 20h, mercredi à 19 h
Les enfants de la pleine lune
Texte d’Emanuelle Delle Piane
Mise en scène Luce Pelletier
Avec Louise Cardinal, Steve Gagnon, Jacques L’Heureux et Catherine Paquin-Béchard
La Mère et ses enfants sont retenus prisonniers par le Vieux qui règne sur leur vie et les maintient dans la plus grande ignorance du monde extérieur. Les enfants grandissent, puis l’adolescence apporte son lot de questionnements et le courage de la révolte. La vie tente de reprendre le dessus.
Un fait divers a servi d’amorce à l’écriture du texte. Révoltée par la façon dont on relate l’horreur dans les médias, Emanuelle DELLE PIANE a voulu donner la parole à l’enfance abusée. Ses mots se font légers - alors que son sujet ne l’est pas - et nous permettent d’aborder l’inabordable.
Les enfants de la pleine lune a remporté, en 2009, suite à une lecture, le Prix des « spectateurs engagés » de la Comédie-Française.
Lauréate de nombreux prix, Emanuelle DELLE PIANE est l’auteure de plus de vingt pièces pour adultes et pour enfants, mais aussi de scénarios et de pièces radiophoniques. Elle réalise et produit des courts et des moyens métrages ainsi que des documentaires.
Les enfants de la pleine lune sera créé en première mondiale par le Théâtre de l’Opsis au Prospero.
Assistance à la mise en scène Claire L’Heureux et David Trottier
Scénographie Olivier Landreville
Costumes Julie Breton
Musique Catherine Gadouas
Lumières Erwann Bernard
Production Théâtre de l'Opsis
Du 29 novembre au 17 décembre 2011, 20h, mercredi à 19 h
Yvonne, princesse de Bourgogne
Texte de Witold Gombrowicz
Traduction Geneviève Serreau et K.A. Jelenski
Mise en scène Louis-Karl Tremblay
Avec Peter Batakliev, Markita Boies, Stéphanie Cardi, Émilie Cormier, Luc Chandonnet, Sébastien David, Maxime Desjardins, Alain Fournier, Simon Fréchette-Daoust, Ariane Lacombe, Gabriel Lessard, Katherine Mossalim, Yan Rompré, Audrée Southières et Francis William-Rhéaume
Contre toute attente, le prince Philippe se fiance à la repoussante Yvonne. Sa laideur, son silence, sa mollesse, son manque de forme et sa totale absence de charisme suscitent fascination, incompréhension et consternation chez tous les membres de la cour de Bourgogne. Ceux-ci, qui tentent d’abord de changer et de former la misérable à leur image, doivent se soumettre à l’évidence : ils n’ont aucune emprise sur elle. L’échec de leurs multiples tentatives causera rapidement la panique, puis le chaos.
L’un des auteurs polonais les plus marquants du XXe siècle, Witold GOMBROWICZ est sans contredit subversif et fin observateur du genre humain. Il use de son talent pour la parodie et pour manier le langage afin de cerner de manière désarmante l’absurdité des rapports humains. Dans Yvonne, princesse de Bourgogne, première pièce de l’auteur, naît sa prédilection pour « l’anarchie illimitée de la forme » et son « éloge de l’immaturité ».
Yvonne, princesse de Bourgogne pose de sombres réflexions sur l’identité et les comportements en société. Les filiations tordues et parfois perverses entre les personnages nous confrontent à notre humanité, plus précisément à la « forme » que nous choisissons de prendre dans nos rapports et dans le regard des autres.
Assistance à la mise en scène Sonia Montagne
Scénographie Karine Galarneau
Musique originale Michel Smith
Lumières Nancy Bussières
Une production Théâtre Point d'Orgue
Du 5 au 15 janvier 2012, 20h, mercredi à 19 h
Personal Jesus
Texte et interprétation Gaétan Nadeau
Mise en scène, lumières et vidéographie Jacques Brochu
Mise en scène et dramaturgie Marie-Stéphane Ledoux
De janvier à juin 2008, Gaétan NADEAU squatte le studio du Québec à Rome. À travers les chocs esthétiques suscités par toutes ces œuvres qui l’entourent, chocs qui magnifient la foi catholique, ou ses découvertes des mœurs italiennes, il se laisse prendre au jeu de l’écriture, accompagné par les écrits poétiques impudiques de PASOLINI, Les mémoires d’Hadrien de Marguerite YOURCENAR et Voyage en Italie de CHATEAUBRIAND.
De retour au Québec, il entreprend l’adaptation scénique de son carnet de voyage pour en faire son premier solo. Entre impressions de voyage, anecdotes intimes et morceaux chorégraphiés, il peint une fresque baroque et impressionniste où Donald Lautrec zyeute l’extase de Sainte-Thérèse et où lavoûte de Michel-Ange côtoie la retransmission télévisée de la messe dominicale Le jour du Seigneur. À 47 ans, étendu sur son récamier velu dans son slip trop étroit, il s’offre un rebirth dans le berceau de la civilisation occidentale.
Gaétan NADEAU est à la fois auteur, comédien, danseur et performeur et se produit sur différentes scènes, ici et à l’étranger, depuis plus de vingt ans. Comme comédien, il a travaillé auprès des metteurs en scène Brigitte HAENTJENS, Jacob WREN, Denis MARLEAU, Éric JEAN, Oleg KISSELIOV, Élisabeth ALBAHACA et Jean-Marie PAPAPIETRO, entre autres.
Personal Jesus, son premier solo, a été présenté au Théâtre La Chapelle, a bénéficié d’une résidence de création à l’Usine C pour ensuite être présenté au Centre National des Arts d’Ottawa.
Le texte ci-dessus est reproduit avec l’aimable autorisation du CNA et du Prospero.
Conception sonore Alexander MacSween
Conception et réalisation des objets scénographiques Benoît Bourdeau
Collaboration au design costume Brigitte Comeau
Gaétan Nadeau en coproduction avec le Théâtre Français du Centre National des Arts d’Ottawa
Du 24 janvier au 11 février 2012, 20h, mercredi à 19 h
La Noce
Texte de Bertold Brecht
Traduction de Magali Rigaill
Mise en scène Gregory Hlady
Avec Paul Ahmarani,
Alex Bisping,
Enrica Boucher,
Stéphanie Cardi,
Denis Gravereaux,
Frédéric Lavallée,
Isabelle Leclerc
et Diane Ouimet
Un repas de noce. Huit membres d’une famille sont réunis autour d’une table. On rit, on chante, on boit et on fête dans une puissante démesure. Puis les faux-semblants éclatent, les masques tombent. Tout se décompose en une éblouissante, furieuse et rocambolesque catastrophe.
Une pièce de jeunesse de Brecht que le metteur en scène Gregory Hlady s’approprie entièrement pour en faire un morceau d’anarchie kafkaïenne.
Écrite en 1919 par un jeune Bertolt Brecht à l’esprit provocateur, La noce annonce au point de vue stylistique plusieurs des caractéristiques sur lesquelles reposera son œuvre. On y sent aussi en filigrane le remous social et la sensation de danger qui agitent l’Allemagne au sortir de la Première Guerre mondiale. On y découvre un côté méconnu de Brecht, plus anarchiste que socialiste, plus critique que didactique.
Scénographie, lumières et costumes Vladimir Kovalchuk
Bande sonore Dmitri Marine
Assistance à la mise en scène Annie-Claude Beaudry
Assistance aux costumes Marie-Pierre Poirier
Une production du Groupe de la veillée
Du 21 février au 10 mars 2012, 20h, mercredi à 19 h
Frères
Texte Francesco Silvestri
Traduction et mise en scène Luce Pelletier
Dramaturgie Dario Brancato
Avec Émile Proulx-Cloutier et Benoit Rioux
Gildo est atteint d’un léger handicap intellectuel.Tous les jours, il fait semblant d’aller à l’église. En réalité, il rend visite à son jeune frère en phase terminale du SIDA. Le temps d’une messe, il le lave, l’amuse et le berce de songes. Le reste de la journée, il réfléchit à ce qu’il lui dira le lendemain. Dès que sonnent les cloches de l’église, on assiste à une cérémonie des plus intimes entre deux frères que la vie n’a pas épargnés. On plonge là où l’horreur et la beauté de la réalité côtoient l’imaginaire et les rêves.
Une histoire remplie d’affection et de douleur. Une fable pour adultes écrite par l’un des plus intéressants dramaturges napolitains contemporains.
Une production du Théâtre de l’Opsis
Du 20 mars au 7 avril 2012, 20h, mercredi à 19 h
Disparu(e)(s)
Texte de Frédéric Sonntag
Mise en scène Martin Faucher
Avec Francesca Bárcenas, Sarah Berthiaume, Vincent Fafard,
Yan Rompré, Véronique Pascal et un autre comédien
Dans une banlieue reculée d’un coin perdu de France, une jeune fille disparaît sur le parking d’un centre commercial, plaçant tous les habitants des environs en état d’alerte.
Téméraire, Sonia décide de braver le couvre-feu et part à la rencontre du tueur. Ce qu’elle ignore, c’est qu’elle ne sera pas la seule à explorer l’interdit, cette nuit-là, sur le plat du parking.
Disparu(e)(s), est un étrange huis clos dans le désert et la persistance d’une nuit de novembre ; c’est un témoignage onirique de la quête d’absolu d’une jeunesse égarée et avide de sensations, dans une langue poétique, vaste et étonnante.
À sa sortie du Conservatoire national supérieur d’art dramatique en 2001, Frédéric Sonntag fonde la compagnie AsaNIsiMAsa et travaille à la création de ses propres textes, dont trois ont été édités par Théâtre Ouvert, collection Tapuscrit : Disparu(e)(s), Intrusion et Toby ou le saut du chien. Ses pièces ont été traduites en allemand, en espagnol, en bulgare, en catalan, en portugais, en tchèque, en finnois, et en danois.
Disparu(e)(s) sera la première production d’un de ses textes en sol québécois.
Le Collectif no 7 regroupe des créateurs issus de plusieurs horizons. Pour cette création menée par Martin Faucher, le Collectif façonne, avec l’œuvre de Sonntag, un ballet fantomatique, métaphysique et cabotin.
Une production Collectif no 7
Du 24 avril au 19 mai 2012, 20h, mercredi à 19 h
L'Éclipse
Texte de Joyce Carol Oates
Traduction Maryse Warda
Mise en scène Carmen Jolin
Avec Andrée Lachapelle, Ansie St-Martin, Debbie Lynch-White et un comédien
Mère et fille. Deux femmes, deux Amériques, deux générations. Et Joyce Carol Oates, l’auteure – La grande dame de la littérature des États-Unis. Plusieurs fois candidate au Prix Nobel, mais toujours pas nobélisée : des dizaines de romans, des centaines de nouvelles, des pièces, des essais – le tout émergeant d’une Amérique vivante et sombre, très sombre parfois. Les romans (The Falls, 2005, prix Fémina : Blond, 2000, inspiré de la vie de Marilyn Monroe ; The Tattooed Girl, 2006). L’Amérique même bouillonne dans la tête de Joyce Carol Oates.
Ici, deux femmes du nom de Washburn : Muriel, la mère, âgée, enseignante retraitée, femme brillante, flamboyante et irrépressible; puis Stéphanie, sa fille, sage, raisonnable et naturellement, comme il se doit à la fin du XXe siècle, féministe. Trente ans les séparent - c’est tout un abîme, un précipice.
Après un traumatisme survenu à Muriel, sa fille Stéphanie assiste à la transformation perturbée de sa mère. Elle voit sa lucidité se muer en conscience lunaire, en un état fantasque qui, outre ses folies agaçantes dans la vie quotidienne, révèle des secrets et des désirs jusque-là bien enfouis. Les deux femmes se révoltent, mais ce sont des révoltes distinctes, de générations différentes : l’une se révolte contre l’enfer de sa vie passée, et l’autre, contre cet ‘american dream’ qu’on veut lui imposer, mais aussi – et en même temps, paradoxalement – contre la révolte de sa propre mère.
Confrontation entre deux âges et deux époques. Mais, et surtout, un regard sensible et pénétrant – parfois amusé – sur la transformation inévitable de la vie dont nous sommes tous, tôt ou tard, les sujets. Un portrait de la femme américaine – mais pas uniquement – en mutation et en évolution existentielle. Et des questions : « D’où venons-nous, qui sommes-nous et où allons nous ? » - les mères et les filles de ce siècle.
Une production La Veillée
Salle intime
Du 20 septembre au 8 octobre 2011
Tranchées
D’après les sketches de Hanokh Levin (Éditions Théâtrales)
Texte français de Laurence Sendrowicz
Mise en scène Marc-André Thibault
Avec Charles-Étienne Beaulne (remplacé par Lucien Abbandonza-Bergeron), Olivier Berthiaume, Alexandra Cyr, Karyne Lemieux et Marc-André Thibault
Les tranchées symbolisent la séparation. Entre deux pays, deux idéaux, deux êtres humains. On peut imaginer la solitude des hommes qui s’y trouvent, en plein cœur des confrontations, espérant quelque chose de mieux pour leur vie. Ironiquement, même à l’extérieur des tranchées, les hommes n’échappent pas à ces effets de tension et d’isolement.
Tranchées est une série de tableaux issus de la plume d’Hanokh Levin, auteur israélien d’une lucidité implacable. Écrit avec humour en plein bombardement israélo-palestinien, Tranchées dresse le portrait d’hommes et de femmes ayant de la difficulté à s’adapter à une société précaire et à comprendre leurs pairs. Ils aspirent à plus, se cognent à la réalité... sont déçus.
Quarante-trois personnages défendus par cinq comédiens se révèlent dans des situations absurdes pleines d’humanité. Dans cet univers où flirtent humour incisif, délicieux malaises et situations inusitées, notre propre ridicule est mis à nu. Jusqu’où peut-on en rire ?
Les sketches du spectacle sont tirés des recueils Que d’espoir ! et Douce vengeance et autres sketches publiés aux éditions Théâtrales.
Assistance à la mise en scène Karyne Lemieux
Scénographie et lumières Ariane Sauvé
Conception musicale Laurent-Emmanuel Malo
Une production du Théâtre Bistouri
Du 19 octobre au 5 novembre 2011
Rouge
Texte de Marc Israël-Le Pelletier
Mise en scène Cécile Assayag
Avec Ansia Wilscam Desjardins et Miguel Doucet
Après la mort de sa grand-mère, Rouge embauche Mère-Grand, un comédien à la voix grave et virile, pour incarner la défunte. Rouge cherche ainsi à apaiser sa culpabilité d’avoir désobéi à sa mère en parlant naïvement avec le Loup alors qu’elle traversait la forêt.
Pendant 20 ans, Rouge entretient avec ce comédien une relation téléphonique mortifère et aliénante. Mais lorsque naît son désir de se libérer de cette culpabilité étouffante, Rouge engage avec le comédien Mère-Grand un duel à l’issue incertaine, durant lequel seront exposés les comportements équivoques d’une mère et d’une grand-mère qui l’auront obligée à traverser une forêt sombre et dangereuse.
Ce spectacle pour adultes, en ombres et en lumières, emprunte au Petit chaperon rouge ses personnages et ses thématiques, afin de proposer une relecture contemporaine et critique du conte.
Rouge est la deuxième création d’Un mot au creux de la main, après La Villa / La Vie-Là.
Installation vidéo Geneviève Boivin
Conception sonore Mayline Terrettaz
Costumes Karine Blanchette
Scénographie Stéphanie Légaré
Lumières Stéphane Ménigot
Une création de Un mot au creux de la main
Du 17 janvier au 4 février 2012
Les débuts de Loretta
Texte de George F. Walker
Traduction Maryse Warda
Mise en scène Sébastien Gauthier
Avec Isabelle Duchesneau, Mickael Lamoureux, Joëlle Paré-Beaulieu et Christian E. Roy
Lorrie veut refaire sa vie. Entre son travail de serveuse au Buffalo Grosses Boules et ses projets de mannequinat à Tokyo, elle doit composer avec les avances de Dave, un vendeur de boulons angoissé, et celles de Michaël, un petit proxénète arriviste. Ceux-ci l’entraînent dans une série de quiproquos
qui retardent la réalisation de ses ambitions. Heureusement, il y a Sophie, la concierge et physicienne russe, avec qui elle peut parler veuvage, maternité et KGB.
Issue de la série Motel de passage de George F. Walker, l’un des dramaturges les plus populaires au Canada, la pièce Les débuts de Loretta est empreinte d’une grande humanité, portée à la fois par ses personnages colorés et par un humour noir décapant.
Il s’agit de la seconde production de Til.T après Moribonds, un spectacle dirigé par Dave St-Pierre avec les mots de Sarah Berthiaume.
Une production Til.T
Du 14 février au 3 mars 2012
Les Abeilles
Texte de Yôko Ogawa
Traduction Rose-Marie Makino-Fayolle (Actes Sud)
Adaptation théâtrale Olivier Sylvestre
Mise en scène Miguel Doucet
Avec Richard Fréchette, Izabel Kerr et Émile Schneider
Pour rendre service à son cousin qui cherche une chambre dans une résidence universitaire, une jeune femme l’introduit dans le foyer d’étudiants où elle-même a séjourné autrefois. Mais aussitôt le jeune homme installé, un malaise inexplicable s’empare d’elle. Dans les semaines qui suivent, chaque fois qu’elle tente de le visiter, son cousin demeure introuvable. Et le directeur du foyer se montre toujours plus évasif, plus inquiétant, plus équivoque.
Metishkueu présente sa première production, Les abeilles, une adaptation du roman de l’auteure japonaise Yôko Ogawa. Ayant publié plus de vingt-cinq œuvres de fiction et essais, Yôko Ogawa a gagné plusieurs prix littéraires au Japon et aux États-Unis. Son attrait vers les thèmes de l’eau, du rêve, des traces du passé, des souvenirs, sa fascination pour les étrangetés physiques et mentales sont au cœur de son œuvre.
Assistance à la mise en scène et conception sonore Pénélope Jolicoeur
Scénographie et décor Jeanne Ménard-Leblanc
Éclairages Marie-Pierre Ouellet
Une production Metishkueu
Du 20 mars au 7 avril 2012
Cour à scrap (Portrait d'une famille reconstituée)
Texte de Marie-Ève Milot et Marie-Claude St-Laurent
Mise en scène Stéphan Allard
Avec Danny Gilmore, Marie-Ève Milot, Marie-Claude St-Laurent, Frédérike Bédard et Nico Gagnon
Montréal. Aujourd’hui. Une famille de beaux tout-croches est bouleversée par l’arrivée du Câlineur de la fonction publique venant accomplir sa mission : combattre l’isolement.
Cour à Scrap. Portrait de ces personnalités écorchées vives, sans compromis et mal outillées qui rôdent dehors, dans les grandes villes surtout, et ailleurs ; sorte de Cour des Miracles où squattent les choses et les êtres, le passé et ses cicatrices, la poésie et la crasse.
« Welcome bienvenue.»
Le Théâtre de l’Affamée présente sa seconde création dans la salle intime après Walk-in ou Se marcher dedans en 2009, création qui avait remporté le prix du meilleur texte francophone du Festival Fringe 2007.
Scénographie et accessoires Marie-Pier Fortier
Costumes Dominic Thibault
Son Alexi Rioux
Lumières Anne-Marie Rodrigue Lecours
Une production Théâtre de l'Affamée