Théâtre La Chapelle

À l'affiche cette saison, 2011-2012
(pour les autres saisons, voir les Archives -
les détails de la saison peuvent changer sans préavis)
Du 6 au 17 septembre 2011, 20h
Complexe des genres (danse) - Première mondiale
Chorégraphie Virginie Brunelle
Avec Isabelle Arcand, Luc Bouchard-Boisson- Neault, Sophie Breton, Claudine Hébert, Simon-Xavier Lefebvre, Frédéric Tavernini
Hommes / femmes. Malgré leur dissemblance, un point les unit, une estime de soi anémique. Accablés par leurs peurs, ils se heurtent les uns aux autres. Reflet poétique de la psyché humaine, Complexe des genres traite de la quête identitaire à travers les relations. La pièce illustre l’effroyable doute, l’obsédante perfection et l’incommuni- cabilité des êtres.
Virginie Brunelle
La compagnie Virginie Brunelle a été fondée à Montréal en janvier 2009. Par le caractère cru et émotif de ses créations, Virginie Brunelle s’impose sur la scène contemporaine montréalaise et obtient plusieurs distinc- tions – Bourse David-Kilburn, séjour professionnel de développement en Wallonie-Bruxelles de l’OQWBJ, résidence et codiffusion du Studio 303, Bourse RIDEAU 2009 du Festival Vue sur la Relève, deuxième prix au concours AICC 2010 au Danemark – et les échos se font immédiatement entendre au delà de nos frontières par des invitations à des festivals internationaux, notamment le Festival International des Brigittines à Bruxelles, le Festival Julidans à Amsterdam et le Festival SIDance à Séoul.
Lumières : Alexandre Pilon-Guay
Une présentation de La Chapelle
Une production Compagnie Virginie Brunelle.
Créée en résidence à La Chapelle, à Circuit-Est, au CSG Garage Nardini (Italie) et à la Bibliothèque – Espace Marie Chouinard
Du 21 septembre au 1er octobre 2011, 20h
Emily Dickinson (théâtre)
Texte Emily Dickinson
Mise en scène, scénographie, lumière, son
Oleg Kisseliov
Création et interprétation Larissa Corriveau et Marie-France Marcotte
C’est Emily Dickinson C’est une voix qui rend aveugle Qui traverse le gouffre entre les vivants et les morts C’est une femme dans une chambre Qui converse avec le temps Qui répond aux fantômes Qui s’emporte et s’envole Qui s’offre tout entière À l’ironie du sort C’est un volcan Dans une cage thoracique C’est un crâne chargé à bloc Qui vise le reste C’est le centre de la Terre au centre du cœur.
Oleg Kisseliov
Oleg Kisseliov a fait plusieurs mises en scène au Québec et en Russie, dont Camera Obscura, La Métamorphose, Elizaveta Bam, Le Songe d’une nuit d’été. Il travaille à la Taganka, à l’Académie des beaux-arts de Berlin puis enseigne la méthode de l’Impulsion créatrice dans une quinzaine de pays. Il rejoint La Demeure pour Emily Dickinson. La Demeure a été fondée par Larissa Corriveau pour permettre la création et la diffusion d’œuvres poétiques inédites et de répertoire. Elle est l’hôte des publications du cahier littéraire Jour Heureux. La Demeure accueille la poésie comme le langage incorruptible qui fait face au mythe et l’interroge.
Assistance à la mise en scène Nadia Vislykh
Collaboration à la dramaturgie Larissa Corriveau
Une présentation et une production La Demeure.
9-10 octobre 2011, 20h
Tanya Tagaq Trio (musique, chant de gorge inuit)
Texte et mise en scène Sylvain Diamand, Colette Garrigan
Interprétation Colette Garrigan
Après un succès retentissant, des salles pleines et des réactions explosives, nous sommes ravis de vous présenter, pour une deuxième saison consécutive, l’expérience Tanya Tagaq Trio. C’est avec le violoniste Jesse Zubot et le percus- sionniste Jean Martin que Tanya met à nu son inconscient dans le cadre de deux soirées inoubliables au Théâtre du Gesù. Dès les premières notes, la musique authentique de Tanya Tagaq prouve qu’elle est une artiste au style unique. Avec une grande singularité, elle se réapproprie les chants de gorge de sa culture inuit autant que celle du jazz, de l’électronique ou du hip hop sans que l’on puisse y discerner les ingrédients isolés de cette hybridité musicale.
Tanya Tagaq
Beaucoup de choses se sont produites depuis le lancement du premier album de Tanya Tagaq en 2005, Sinaa (qui signifie « rivage » en inuktitut). Elle a récemment participé à l’enregistrement de la trame sonore du film Drawing Restraint 9 de Matthew Barney avec Björk. Elle avait déjà collaboré avec cette dernière sur l’album Medúlla en 2004 et lors de la tournée Vespertine. En 2005, le Kronos Quartet l’invite à participer à un projet intitulé Nunavut, présenté à travers l’Amérique du nord, du Chan Center à Vancouver jusqu’au Carnegie Hall à New York. Son propre travail est également reconnu : ses deux albums, Sinaa et Auk/Blood ont été nominés aux Juno Awards et ont récolté des prix dans plusieurs catégories aux Canadian Aboriginal Music Awards, notamment celui de la meilleure artiste féminine. Son plus récent projet est la fascinante vidéo Tungijuq, présentée lors de la soirée de première du Festival international du film de Toronto en 2009 et du Sundance Film Festival en 2010.
Chant
Tanya Tagaq
Violon
Jesse Zubot
Batterie
Jean Martin
Une présentation La Chapelle.
Une production Tanya Tagaq
Du 11 au 15 octobre 2011, 20h
Hello... How Are You? (performance) - première mondiale
Conception
Céline Bonnier, Clara Furey
Caméo Émilie Laforest
Une fois déchiré, l’hymen n’en revient pas : I’m shackled by truth and beauty.
Une fois coupé, le cordon ne nous lie plus à personne : Enfin seul ! dit l’être humain, soupirant la fumée de sa cigarette. Enfin ! Seul ! Entre nous, entre nous, deux corps qui frottent à la seconde, deux corps qui suent sur le plancher, deux barquettes de frites mouillées. Entre nous deux, un trou. Au bord du trou, le doigt qui glisse son silence. Hello ! dis-je. How are you ? Répond l’écho, répond le feedback de deux girafes, deux hippopo- tames de seconde main, deux mangues, deux haïtiennes, deux corps qui dégoulinent au moment où l’écho crache ta mère. (On n’est plus dans son angle mort.) Deux araignées en proie à la résistance du corps contre l’hémorragie des mots risibles, sans sens, sans mains, sans mains on n’y verrait rien, sans rien on s’rait t’y ben. Sans toi, sans tes mains qui me refaçonnent chaque matin... je...s....er..a..ism…oin.s,
À moins que la plaie ne se refermât à temps. Je n’y croirai pas, à moins que mes enfants me noient, je n’en dirai rien, de toute façon mes enfants n’y sont pas, n’y voient rien, n’y verraient pas d’inconvénient, ne verraient pas d’inconvénient à ce que je casse en deux parties inégales, de chaque côté de ce qu’on peut appeler... le centre chambranlant de l’amour, mon amour.
Clara Furey
Formée en musique au Conservatoire de Paris et en danse à LADMMI, Clara Furey danse, compose et chante. On l’a même vu jouer au cinéma quelques fois. Elle fait de plus en plus ses propres concerts. Elle participe à Sandwichs et Poésies et autres soirs qui penchent de Loui Maufette depuis maintenant 5 ans. Elle a dansé pour plusieurs chorégraphes dont Pierre Lecours, David Pressault, Danièle Desnoyer, Georges Stamos et Benoît Lachambre avec qui elle travaille en ce moment. Créer avec Céline Bonnier lui ouvre un tout nouvel horizon. C’est une rencontre artistique très impor- tante pour elle. Aussi, Clara cherche toujours à chercher.
Céline Bonnier
Céline Bonnier est une actrice à la carrière exceptionnelle, au cinéma, au théâtre ou à la télévision. Elle a joué dans les films de, entre autres, Robert Favreau, André Forcier, Pierre Houle, Robert Lepage et Erik Canuel. À la télévision, on l’a vue dans une dizaine de séries et émissions. Au théâtre, elle enchaîne les rôles majeurs avec Brigitte Haentjens, Robert Lepage et Denis Marleau. Elle a également assumé la mise en scène de plusieurs spectacles dans le cadre de la décalée compagnie de théâtre Momentum dont elle est membre depuis 15 ans.
Conception sonore Jean-François Blouin, Céline Bonnier, Clara Furey
Une présentation La Chapelle.
Une production Clara Furey et C éline Bonnier.
Créée en résidence à La Chapelle et à la Bibliothèque – Espace Marie Chouinard.
Du 25 au 29 octobre 2011, 20h
Pow Wow (danse) - première mondiale
Chorégraphie Dany Desjardins
Avec
Isabelle Arcand, Geneviève Boulet, Claudine Hébert, Esther Rousseau-Morin
Quatre super femmes complices se livrent entièrement à la musique. Leurs corps secoués par le rythme, à la fois grandioses et dégingandés, nous rappellent que la beauté réside dans l’indescriptible. Pow Wow c’est une réunion, un moment d’échange essentiel. C’est une célébration du corps, celui qui détient des pouvoirs surnaturels chaotiques et vitaux.
Ces femmes ne sont ni arrogantes, ni séductrices, mais simplement assumées et mystiques, invoquant et utilisant les forces de l’instinct, du synchronisme et de l’émancipation, donnant vie et sens à une pièce positive et exaltante. Dany Desjardins cherche à se détourner des habituels thèmes et atmosphères de la danse contempo- raine (dualité, drame, dérision, absurdité et mal de vivre) pour retourner aux sources fondamentales de la danse : musicalité, unisson, célébration, sensualité et plaisir d’être ensemble.
Dany Desjardins
Depuis mars 2007, Dany Desjardins a présenté son travail dans une multitude de contextes et d’endroits : Tangente, Recommandation 63, le Show Off, le Théâtre la Rubrique, la Rotonde, le Théâtre d’Aujourd’hui, l’OFFTA, des Maisons de la culture, le festival Transatlantique, Vue sur la Relève et au Bain St-Michel avec Piss in the Pool. Comme interprète, Dany Desjardins a travaillé pour la COMPAGNIE MARIE CHOUINARD, PPS Danse, Dave St-Pierre inc., Bouge de là, Danse K par K, maribé - sors de ce corps, Mandoline Hybride et il collaboré avec les chorégraphes Catherine Gaudet, Emmanuel Jouthe, Alan Lake, Virginie Brunelle et Normand Marcy.
Musique
Ludovic Gayer
Scénographie et lumière
Anne-Frédérique Ménard
Costumes et accessoires
Dany Desjardins
Stylisme
Jamie Parenteau
Direction et coordination artistique
Dany Desjardins
Répétitrice
Anne Lebeau
Une présentation La Chapelle
Une production Dany Desjardins. créée en résidence à La Chapelle
Du 2 au 4 novembre 2011, 20h
Corps noir ou l'inconscient convié (multidisciplinaire)
Conception, installation et vidéo
Stéphane Gladyszewski
Avec
Stéphane Gladyszewski, Elizabeth Emberly
Corps noir est une immersion brute et intense dans l’intime. Une mise en scène du corps dans un délire d’accessoires et d’objets de textures diverses, de matières sonores, d’images et de voix, comme autant de métaphores identitaires relayées par une technologie de pointe qui autorise les superpositions, les enchâssements, les fusions. Ce bazar de l’inconscient et de la mémoire présente les pièces, rassemblées, disjointes ou disloquées, d’une fiction de soi, entre solides et liquides, écrans givrés, glace et eau, chaud et froid, opacité et transparence. Le corps y est pris à parti : mouillé, souillé, absorbé... et prend parti : combat, pénètre, étreint aussi. Irradie. Stéphane Gladyszewski en devient la matière même et crée un autoportrait éclaté basé sur la complexité d’une identité étoilée et les constructions phantasmatiques de la psyché.
Stéphane Gladyszewski
Artiste du corps, de l’image et de la lumière, Stéphane Gladyszewski cherche à explorer les limites de la perception. Les outils technologiques qu’il se donne sont alors des moyens pour démultiplier les sensations, des façons de débouter le réel tangible et d’aller de l’autre côté de l’enve- loppe des choses et du corps. Dès la fin de ses études en arts à l’Université Concordia, sa pratique interdisciplinaire s’affirme : il crée Ab Ovo - Terre Promise, un écosystème interactif, Ov (2002), une installation optique et In Side (2003), une performance intégrant l’image vidéo. Attiré par le mouvement, il danse pour Daniel Léveillé Danse dans la trilogie Amour, acide et noix, La pudeur des icebergs et Crépuscule des océans. Son inscription dans la danse se réa- lise également par des objets scéniques créés pour différents chorégraphes. C’est avec la pièce Aura (2005) qu’il consolide sa pratique d’intégration du corps médium au corps média.
Assistance à la réalisation et projection Justine Ricard
Conception sonoreJean Sébastien Durocher
ProgrammationAlexandre Burton
Lumière Yan Lee Chan
Conseil artistique Marie Stéphane Ledoux, Julie Andrée Tremblay
Photo (du père) Dominique Malaterre
Une présentation La Chapelle.
Une production Stéphane Gladyszewski.
Une coproduction Tangente, Agora de la danse, Danse à Lille,
avec le soutien de Daniel L éveillé Danse et le Cirque du soleil
6-7 novembre 2011, 20h
An Attempt to Fail At Ground Breaking Theater with Pina Arcade Smith (multidisciplinaire) - première montréalaise
Concept, scénographie, chorégraphie, photographie et vidéo
Antony Rizzi
Avec
Irene Klein et Antony Rizzi
Cette création est considérablement influencée par la scène underground de Performance Art de New York dans les années 1980. Dans le corps de Rizzi, nous rencontrons Penny Arcade, superstar adolescente d’Andy Warhol et une des fondatrices de Performance Art, Pina Bausch, chorégraphe iconique allemande, et “New” Jack Smith, réalisateur de Queer et parrain du Performance Art. L’utili- sation de la danse, de photos, de films et d’un éventail de musiques nous aide à entrevoir les pensées de mort imminente du “New” Jack Smith, la pornographie comme comédie, la légalisation de la marijuana, Susan Boyle et les similitudes entre le sexe S&M et les bonnes sœurs. Ce spectacle veut vous faire découvrir sans peur et sans espoir votre propre couvent !
Antony Rizzi
Originaire des États-Unis, Antony Rizzi a étudié au Boston Ballet School avant de joindre le Ballet Francfort en 1985. Depuis, il habite à Francfort où il a aussi bien été l’assis- tant de William Forsythe, qu’un des protagonistes princi- paux dans la plupart de ses œuvres. Il a également exécuté et collaboré à cinq spectacles de Jan Fabre, et a créé des chorégraphies pour des compagnies à Londres (pour Sylvie Guillem), Francfort, Munich, Kiel, Boston et Bonn. Pour Moving Productions, sa propre compagnie, il a créé plusieurs œuvres qui ont voyagé internationale- ment, y compris Snowman Sinking et Every Body Tells A Story. Antony Rizzi est aussi un artiste visuel et ses courts-métrages et collages de polaroids ont été exposés à Montréal, Griefswald, Francfort et Berlin. Rizzi est professeur de ballet et d’improvisation notamment pour la Compagnie Pina Bausch, le festival d’ImPulsTanz, le Staatsballett Munich et le Boston Ballet.
Textes
Antony Rizzi, Penny Arcade et Virginia Wolff
Costumes
Daniel Dinis
Musique
Ryuichi Sakamoto, Glück, Dusty Springfield
Une présentation La Chapelle.
Une production Antony Rizzi.
Une coproduction K ünstlerhaus Mousonturm (Francfort) et Hessische Ministerium F ür Wissenschaft Und Kunst.
Ce spectacle bénéficie du soutien du Goethe-Institut Montréal
11 - 12 novembre 2011, 20h
Som Faves (multidisciplinaire) - première montréalaise
Concept, texte, musique et interprétation
Ivo Dimchev
Dans l’espace, blanc comme un musée, armé d’une perruque et d’un clavier, Dimchev nous présente une col- lection de matières apparemment incohérentes et d’objets incongrus qui s’accumulent graduellement pour produire un portrait intime, tragique et comique. Cette démons- tration nous amène à une réflexion sur les différentes manières de traiter les formes et les contenus sur scène. Entre la danse, le théâtre et le tour de chant, nous sommes témoins d’un univers singulier et surréaliste aux limites de la déraison.
Ivo Dimchev
Ivo Dimchev est un chorégraphe et interprète Bulgare, dont le travail est un mélange extrême et coloré de l’art, de la danse, du théâtre, de la musique, des dessins et de la photographie. Auteur de plus de 30 œuvres, il a reçu de nombreux prix internationaux en danse et en théâtre et a présenté son travail partout en Europe et en Amérique du Nord. Comme professeur, Ivo Dimchev a donné des master classes à l’Académie du Théâtre National à Buda- pest, au Conservatoire royal de danse de la Belgique, et au DanceWeb à Vienne. Il est fondateur et directeur de la fondation Humarts en Bulgarie et organise annuellement une compétition nationale de chorégraphie contempo- raine. Depuis octobre 2009, après avoir fait sa maîtrise en arts de la scène à l’Académie de DasArts à Amsterdam, Ivo Dimchev a déménagé à Bruxelles où il a ouvert son propre espace de performance, le Volksroom.
Une présentation La Chapelle
En collaboration avec Le Studio 303.
Une production Ivo Dimchev.
Une coproduction Tanz Im August, Dasarts (Amsterdam), European Cultural Capital Linz 09, O Is Not Company, Royal Conservatoire/Artesis University College (Antwerpen), O Espaço Do Tempo (Montemor- O-Novo, Portugal).
15-16-17 novembre 2011, 20h
Rouge (multidisciplinaire)
Conception et interprétation Julie Andrée T.
Rouge fait du corps le vecteur du surgissement poétique par l’exploration du chaos. Tableau monochrome excessif, en perpétuelle mutation, la pièce prend forme à travers un délire d’accumulation d’objets et d’actions pour créer un paysage sonore et visuel en constante transformation. Sur le plateau, l’accumulation de ce qui porte la couleur du sang, de la honte, de l’émotion, de la sensualité, comme de la révolution, se fait délire, fatigue, gourmandise, crises incessantes, engendrant la multiplication des artefacts, des traces, des aliments, des babioles, des sources lumi- neuses et des sons rythmés par les actions de l’artiste et ses interrogations soudaines. Sang, bien sûr, mais aussi prières, étouffements, cris, chants, folie et extensions toujours plus larges, toujours réinventées, d’un monde revu sous le signe du rouge. Pour le spectateur, ce n’est ni un simple divertissement ni un exercice de style, plutôt une variation sur son propre écran intérieur, là où sont projetés ses peurs, ses fantasmes et ses désirs.
Julie Andrée T.
Diplômée en Studio Art de Concordia, Julie Andrée T. expose ses œuvres et présente ses performances depuis 1996 au Canada, aux États-Unis, en Europe, en Asie et en Amérique du Sud, notamment au Festival de Théâtre des Amériques en 2003 (Montréal), au Festival 100 dessus dessous en 2005 (Paris), à la 8ième Biennale de La Havane (Cuba), au centre d’artistes SKOL (Montréal), à LA CHAMBRE BLANCHE (Québec) et au Festival d’Avignon. Elle a aussi collaboré avec Jacob Wren, Xavier LeRoy, Benoît Lachambre, Martin Bélan- ger, et Dominique Porte. En 2006 elle signait la direction artistique d’un projet multidisciplinaire créé par le collectif PONI de Bruxelles. En 2008, Julie Andrée T. créait Not Water- proof et/ou l’érosion d’un corps erroné et Rouge en juin 2009.
Créé en collaboration avec
Jean Jauvin, Laurent Maslé
Lumière
Jean Jauvin
composition sonore
Laurent Maslé
Photographie
Guy L’Heureux et Vicky Sabourin
Une présentation La Chapelle.
Une production Julie Andrée T.,
avec le soutien de Daniel L éveillé Danse.
Une coproduction Festival Transamériques (Montréal), Centre Chorégraphique National de Franche-Comté à Belfort dans le cadre de La Convention Cultures France / Conseil Régional de Franche- Comté et de L’Accueil-Studio Ministère de La Culture et de la Communications-Drac Franche-Comté
19-20 novembre 2011, 20h
Conscienza di Terrore I (danse-théâtre) - première nord-américaine
Chorégraphie et interprétation Sylvia Camarda
Notre conscience, souvent morale, s’autocensure. Il existe parfois des cas pathologiques d’insensibilité totale, mais ceux-ci sont rares. Inspiré du film Taxi to the Dark Side de Alex Gibney, ce solo parle des militaires forcés d’exercer leur métier dans un goulag moderne (terme utilisé par Amnesty International pour désigner les prisons d’Irak, d’Afghanistan et de Guantanamo-Bay), utilisant des abus scandaleux pour arriver à leurs fins. Ces soldats-tyrans ont été désignés par Donald Rumsfeld : “a few bad apples”. Mais ces soldats-tyrans n’ont–ils pas exécuté les ordres donnés par leurs supérieurs ? Ou voulaient-ils uniquement prati- quer la torture pour se satisfaire eux-mêmes ?
En observant de près le langage corporel de ces sol- dats on retrouve une impuissance, une vulnérabilité, une inconscience de leur être, et c’est ceci qui motive l’acte chorégraphique.
Sylvia Camarda
Sylvia Camarda a collaboré et dansé pour Jan Fabre sur les productions Je suis sang, Requiem pour une Métamorphose et I am a Mistake. Elle a dansé au sein du Cirque du Soleil, faisant la tournée nord-américaine de Delirium, et elle tourne aussi avec la compagnie gantoise Campo dans Venizke, sans oublier les ballets C de la B, un de ses premiers contrats importants. Dernièrement, Sylvia Camarda a chorégraphié le projet Dance08 pour les Carrés Rotondes du Luxembourg, où elle a initié 35 adolescents au monde de la chorégraphie accompagnés par l’Orchestre Philharmonique du Luxembourg. En 2003, elle a débuté sa carrière de choré- graphe avec Only the lonely, un solo présenté aux Hivernales d’Avignon puis avec, Crash en 2004, un solo joué au Festival de Sibiu en Roumanie. Enfin, en 2005 ; elle a dansé pour Absolutely Fabulous, un trio tournant autour du football.
Une présentation La Chapelle.
Une production 3C-L .
et une coproduction Le Grand Théâtre du Luxembourg
19-20 novembre 2011, 20h
Chair homme (multidisciplinaire) - première nord-américaine
Concept Jonathan Fortin & Vincent Morelle
Avec Jonathan Fortin & Vincent Morelle
Croiser le quotidien perdu dans son souvenir. Lorsque la mémoire collectionne ce que l’on oublie. Se battre pour offrir les cicatrices au fond du ventre. Une vie enfouie sous le corps. Le regard calme. Le feu sous la peau... Chair Homme est une réflexion sur l’identité, celle de l’homme. L’image de l’homme tel qu’il est et tel qu’on voudrait qu’il soit. Deux hommes aux corps déformés, abandonnés dans leur solitude. On ne cesse de se poser la question du double : deux hommes sont sur scène mais notre regard chavire entre ces deux personnages comme s’ils ne faisaient qu’un. Une présence féminine est contenue mais toutefois présente, elle transpire sous la chair. Dans un univers à la fois tragique et sarcastique, la vulnérabi- lité enfouie sous les corps de ces deux personnages perce peu à peu leurs carapaces. Que se cache-t-il derrière la puissance de ces deux corps prêts à tout affronter ? Est-ce le reflet d’un monde qui se voudrait parfait, paisible, mais qui, au fond, est prêt à exploser à chaque instant ? Ou n’est-ce tout simplement qu’un voyage dans l’intimité d’un homme et de sa solitude, de ses rêves et de ses peurs.
Jonathan Fortin & Vincent Morelle
En juin 2009, Jonathan Fortin, alors finissant de l’École nationale de cirque de Montréal (ENC), se fait offrir une résidence de création d’un an à La brèche, le Centre Régional des Arts du Cirque de Basse Normandie (CRAC). C’est à l’issue de cette période de laboratoire que Jonathan Fortin invite Vincent Morelle, danseur français, à travailler avec lui. Comment utiliser deux techniques distinctes d’ex- pression du corps, le cirque et la danse, tout en traitant d’un même sujet ? Comment dissimuler la prouesse tech- nique, traditionnellement mise en avant dans le cirque, derrière le propos abordé par la pièce ayant pour unique outil le corps ?
Son et lumière
Jérémy Morelle
Dramaturgie
Andréane Leclerc, Sophie Dalès
Une présentation La Chapelle.
une production Jonathan Fortin & Vincent Morelle
créée en résidence à La Brèche, le Centre régional des arts du cirque de Basse Normandie (CRAC).
Ce spectacle bénéficie du soutien du Consulat général de France à Québec
29 novembre au 17 décembre 2011, 20h
Le cycle de la boucherie (danse-théâtre)
Concept de Dave St-Pierre
En collaboration avec les interprètes Vincent Morelle, Sylvia Camarda, Gaetan Nadeau, Marie-France Marcotte, Guillaume Lambert, Isabelle Duchesneau, Mickael Lamoureux, Debbie Lynch-White, Katia Lévesque, Dave St-Pierre
Textes Sarah Berthiaume et Dave St-Pierre
Un cycle sur la consommation sauvage du corps :
corps-charcuteries
esprits avariés
cochonnes qui se gavent
panses dilatées
viscères broyés
âmes insalubres
famille-carcasse
amants-carnassiers
créateurs omnipotents
pourquoi comparer ses chairs?
Dave St-Pierre
Dave St-Pierre a travaillé avec Brouhaha Danse pendant plus de six ans. Il danse ensuite auprès de plusieurs chorégraphes, dont Harold Rhéaume, Jean-Pierre Perrault, Estelle Clareton, Pierre-Paul Savoie, Alain Francœur et ce, à travers l’Amérique du Nord et l’Europe. Il danse dans Amour, acide et noix et La pudeur des icebergs de Daniel Léveillé. Il crée plusieurs pièces chorégraphiques, dont Le no man’s land show en 2003 et La pornographie des âmes en 2004. Cette œuvre a été présentée à Tangente, à l’Usine C, à l’Agora de la danse, puis partout en Europe dont au prestigieux festival de Pina Bausch à Dusseldorf. La pièce remporte le prix Mouson Award 2005 à Francfort (premier canadien à recevoir ce prix). Créée en 2006, Un peu de tendresse bordel de merde ! est présentée en première mondiale au Festival Dance 2006 de Munich et à Francfort au Mousonturm. La pièce fut acclamée au Festival d’Avignon en 2009, au Théâtre de la Ville à Paris en mai 2011 et au Sadler’s Wells à Londres en juin 2011.
Costume, lumières Dave St-Pierre
Dramaturgie et oeil extérieur
Geneviève Bélanger
Une présentation La Chapelle.
Une production Dave St-Pierre.
Une coproduction Dance Works Rotterdam (pour Libido)
Du 17 au 21 janvier 2012, 20h
Sepsis (théâtre) - première mondiale
Texte, mise en scène et musique Christian Lapointe
Avec Sylvio Arriola, Israël Gamache, Rachel Graton, Joanie Lehoux, Jocelyn Pelletier, Eric Robidoux, Alexandrine Warren
Sous influence : de la lumière, les mains pleines de sang. Chercher du sens et ne trouver que les restes d’une forme putréfiée. Entre le désir de mourir et celui de vivre, la confusion menant à une quête où ne reste que l’unique et profond besoin de devenir l’opposé de ce que l’on croit être. Puis, faire une rencontre fantasmagorique suivie de l’alter ego de son propre animal de compagnie. Des corps et des voix témoignent et révèlent goutte à goutte une partition théâtrale où symbolisme et performativité se côtoient et déjantent la linéarité du récit.
Théâtre Péril
Le Théâtre Péril (C.H.S., Limbes, Vu d’ici, etc.), basé à Québec, est connu pour ses productions exigeantes et demandant à l’assistance un investissement particulier. Prédisposé à produire des objets théâtraux à partir d’œuvres denses, poétiques et parfois qualifiées d’impos- sibles à monter, le Péril se plaît à passer du répertoire à la création. Que ce soit avec les textes de Lapointe lui-même ou ceux de Yeats, de Villiers de l’Isle Adam ou de Mathieu Arseneault, la compagnie creuse une dramaturgie prisant le risque et la tentative d’élaborer des langages théâtraux propres à chaque expérience artistique qui jalonne son parcours.
Assistance à la mise en scène Alexandra Sutto
Scénographie Jean-François Labbé
Lumière Martin Sirois
Une présentation La Chapelle
Une production
Théâtre Péril
Du 25 au 28 janvier 2012, 20h
Pierre-Marc et ses angèles... les derniers bleus (danse) - première mondiale
Chorégraphie et interprétation Pierre-Marc Ouellette, Karina Champoux, Hinda Essadiqi et Emmanuelle Bourassa Beaudoin
Une quête, une mission, une récréation, un culte à l’anti- héros, à la déchéance de l’invincibilité... trois Angèles, un téléphone comme animal de compagnie, des têtes de marottes à la rescousse, et enfin, Pierre-Marc.
Au sein de cette fable bleue et absurde, Pierre-Marc est celui qui aspire à être toujours plus qu’il n’est réellement. Il se forge un personnage contenant quatre entités pour tenter d’être à la hauteur de ses prouesses imaginaires.
Ses trois complices, Charlie’s Angels québécoises altérées, évoluent sans résignation, l’adrénaline dans la pupille, défiant l’immobilité et le banal. Un univers ludique et parodique berce un héroïsme brisé, déchu, humilié, battu. Le temps est venu.
La force du héros réside au cœur d’une éternelle recherche, absurde et insatisfaisante, celle de l’être humain véritable.
Collectif C’est juste lundi
Tout nouvellement créé, le collectif C’est juste lundi en est à sa première production. Visant l’exploitation de l’humour dans l’abstraction, l’absurdité des métaphores, dans les images contrastantes, le cru et le vrai. Ils ont essentiellement besoin de toucher, d’être touchés. Ils désirent intensément sentir ce fil électrique entre eux et cet étranger qui est assis là. Pierre-Marc Ouellette (Le Show Off, Danièle Desnoyers), Hinda Essadiqi (El Fin Del Infinito, Un jardin de porcelaine), Karina Champoux (Dave St-Pierre, Danièle Desnoyers) et Emmanuelle Bourassa Beaudoin (Dave St-Pierre, Danièle Desnoyers) gambadent tous, en recherche instinctive, sur le fil qui rallie l’humour au profond.
Direciton artistique Emmanuelle Bourassa Beaudoin
Une présentation et une production Collectif C ’est juste lundi
Du 2 au 11 février 2012, 20h
Leitmotiv (théâtre)
Texte Anaïe Dufresne
Mise en scène Émilie Cormier
Avec Émilie Cormier, Ariane Lacombe, Stéphane Poitras, Louis-Karl Tremblay, Corinne Chevarier
C’est une marque. C’est une surface. C’est un souffle, un intérieur. C’est une chute, une fracture, une posture, une marée, un cèdre et un souvenir. C’est un ressac, une photographie. C’est un regard, un piano, un micro. C’est la mémoire d’un kilomètre. C’est un détour obligé, une lutte essoufflée, une rencontre esseulée. C’est un match nul. C’est partition pulsation et contretemps. C’est une main, une esquisse, une hanche, une brisure, une fuite et un retour. C’est une ville dans un focus et une ombre dans un panoramique. C’est hier et maintenant. C’est ce qu’ils représentent.
LEITMOTIV s’inscrit dans une tangente multidiscipli- naire, en puisant dans différents médiums artistiques tels que la photographie, la vidéo et l’environnement sonore immersif. L’emboîtement des formes permet le dialogue entre le personnage et son espace, entre le présent et la mémoire, entre le mot et la parole.
De Course Théâtre
De Course Théâtre est formé de la scénographe Andréane Bernard, la metteure en scène et comédienne Émilie Cormier et l’auteure et scénographe Anaïe Dufresne. Le travail de collaboration de ces trois jeunes artistes a déjà donné fruits à plusieurs projets d’exploration théâ- trale, littéraire et visuelle. Les horizons différents mais complémentaires de ce noyau instigateur constituent la force de leur groupe de travail. Leurs projets s’appuient sur une équipe de collaborateurs en constante cohésion qui permet l’interaction entre le spectacle vivant et la création scénographique.
Réalisation de l’environnement vidéo
Anaïe Dufresne
Conception de l’environnement scénique
Andréane Bernard
Caméra
Simon Belleau
Montage
Gabrielle Dumont-Dufresne
Conception sonore et DJ
Jérôme Guilleaume
Une présentation et une production De Course Théâtre
15-16-17 février 2012, 20h - au Théâtre du Gesù
Caligula (remix) (théâtre)
Texte Albert Camus
Mise en scène Marc Beaupré
Avec Emmanuel Schwartz, David Giguère, Ève Landry, Guillaume Tellier, Michel Mongeau, Alexis Lefebvre, Emmanuelle Orange- Parent
Quelques interprètes entrent sur scène - le chœur. Un ultime interprète les rejoint - le coryphée. Le chœur s’installe derrière des micros, le coryphée derrière une partition musicale. Une symphonie vocale se bâtit lentement à partir du récit narratif dirigé par le coryphée - nous avons peu à peu un orchestre. Nous aurons une histoire - celle de Caligula, empereur romain, obsédé par son destin de mortel, fou de lucidité, de liberté, d’absolu, fidèle à sa révolte mais infidèle aux Hommes.
Caligula est notre coryphée, notre chef d’orchestre. Son chœur, ce sont des souvenirs qu’il évoque, ce sont ces quelques personnes qui l’ont aimé et qu’il a rejetées.
Ce spectacle, c’est une représentation de l’âme de Caligula. C’est « le récit d’un suicide supérieur ».
Ce spectacle, c’est encore le texte d’Albert Camus, mais revisité, remixé.
Terre des Hommes
Terre des Hommes a été fondée par Marc Beaupré, François Blouin et Guillaume Tellier. La compagnie a présenté son tout premier spectacle, Le silence de la mer, de Vercors, le 26 février 2008 à La Chapelle à Montréal. Parallèlement à Caligula (Remix), la compagnie Terre des Hommes travaille à Dom Juan (uncensored) à partir des différentes interprétations du mythe de Don Juan et à l’Iliade (showdown), une adaptation libre de l’Iliade d’Homère.
Scénographie et éclairage Francesco Di Blouini
Conception sonore Louis Dufort
Une présentation de La Chapelle
Une production Terre des Hommes
dans le cadre du Festival Montréal en lumière
Du 21 février au 3 mars 2012, 20h
Croire au mal (danse-théâtre) - première mondiale
Conception, chorégraphie et mise en scène Jérémie Niel, avec l’aide des interprètes
Avec Karina Champoux, Frédéric Tavernini
Ce soir, Pétrus sort de sa cage de verre pour aller rôder dans la ruelle dégueulasse.
Il reviendra salir les tapisseries du salon et les visages trop souriants.
Les souliers pleins de boue, dans les bas-fonds de la psyché contemporaine, comment ne pas croire au mal ?
Par le corps, dans lequel se contractent la tristesse et l’ennui de son monde pacifié, Pétrus crache son venin et un peu de sang, les yeux rougis par une méchanceté à faire peur.
Avec Croire au mal, Pétrus, délaisse la parole théâ- trale pour s’avancer sur la plaine accidentée de la danse contemporaine.
Pétrus
Pétrus constate, en retrait, jauge le monde, mais ne le juge, et tente d’en tirer un sens esthétique, à défaut de pouvoir le comprendre. Pétrus ne montre aucune direc- tion, il propose une interprétation artistique du désarroi face à la multitude des routes. Il lui semble que rien n’est plus riche que le vertige métaphysique de notre finitude, désespérante et pourtant belle parce qu’éternellement mystérieuse. Pétrus danse sur la corde hélas tendue entre émotion et intelligence pour provoquer un semblant de trouble derrière les masques, pour essayer. On a pu voir, de lui, respectivement en 2004 et 2007, La campagne de Martin Crimp et Son visage soudain exprimant de l’intérêt d’après Kroetz et Ducros. En 2008, Pétrus devint compagnie en résidence permanente à La Chapelle. Depuis, il y a présenté Tentatives de Jérémie Niel, Chroniques, en coproduction avec Abé Carré Cé Carré, un regroupement de trois pièces d’Emmanuel Schwartz, et Cendres, coproduit par le Festival TransAmériques
Conception artistique Éric Robidoux
Lumière
Régis Guyonnet
Conception sonore Jean-Sébastien Côte
Une présentation de La Chapelle
une production Pétrus.
créée en résidence à La Chapelle
Du 6 au 10 mars 2012 , 20h
Love | Death | Devil - The Piece (danse) - première nord-américaine
Conception et chorégraphie Ben J. Riepe
Avec Fa-Hsuan Chen, Deborah Gassmann, Challenge Gumbodete, Simon Hartmann, Linda Nordström, Daniel Ernesto Müller Torres
Cette pièce pour six danseurs est basée sur une série de performances en cinq tableaux Practise seeing beauty – Love, Death and the Devil. Les différents formats de cette série (installation, théâtre, performance extérieure) sont le point de départ de cette production et ont amené de nouvelles techniques et expressions artistiques à la pièce. Cette création est caractérisée autant par une chorégraphie temporelle, spatiale et contextuelle très précise que par la liberté créative de l’improvisation. Les costumes rappellent le baroque, les images sont fortes et les scènes morbides peuvent être dégustées comme une parade mystérieuse.
Ben J. Riepe Kompanie
Ben J. Riepe a étudié à l’Université Folkwang (Allemagne), a travaillé avec V.A Wölfl et fut invité à danser avec le Pina Bausch Ensemble. La compagnie Ben J. Riepe existe depuis 2004 et a produit dix pièces présentées interna- tionalement. Love | Death | Devil – The Piece (coproduite par NRW House of Artists Mousonturm) a été présentée en première mondiale à Frankfurt puis avec l’appui du Goethe-Institut en Inde et au Bangladesh. En février 2010, cette pièce fut présentée à Nuremberg dans le cadre de German Dance Platform et depuis tourne dans le monde. En novembre 2009, Ben J. Riepe a été honoré par le Förderpreis für junge Künstler des Landes NRW. La com- pagnie a maintenant son propre studio à Düsseldorf.
Musique Alex Alves Tolkmitt
Costumes Anna Kleihues
Lumière Dimitar Evtimov
Une présentation La Chapelle.
une production ben j. riepe.
une coproduction : Künstler- Haus Mousonturm Frankfurt And Tanzhaus Nrw Düsseldorf.
avec le support de Minister- Präsident Des Landes Nrw, Kul- Turamt Der Landeshauptstadt Düsseldorf et Artsite
en collaboration avec : Artist in residence programme of Tanzlabor_21 / un projet de Tanzplan Deutschland.
Ce spectacle bénéficie du soutien du Goethe-Institut Montréal.
15 - 16 - 20 - 21 - 22 - 27 - 28 - 29 mars 2012, 20h, les vendredis 23 et 30 mars à 20h et 23h,
les samedis 17, 24 et 31 mars 15h
La mort de Kubrick (théâtre) - première mondiale
Texte David-Alexandre Després
Mise en scène Olivier Morin
Avec Christine Beaulieu, Alexia Bürger, David-Alexandre Després et Caroline Lavigne
Un cycle sur la consommation sauvage du corps :
Mars 1999, intérieur jour, gros plan du visage couvert de psoriasis d’Alex Conway.
Alex est solitaire, sexuellement refoulé, mais surtout complètement obsédé par la vie et l’oeuvre du cinéaste Stanley Kubrick. Et une nuit son réalisateur fétiche meurt. Alex est dévasté, cette nouvelle bouleverse com- plètement son équilibre physique et mental. Sans compter que sa propriétaire menace de le mettre à la porte pour une histoire de coquerelle. Comme sous l’emprise du cinéma de Kubrick, l’appartement d’Alex devient la proie d’étranges incarnations de la séduisante gardienne de ses 8 ans, d’une femme qui lui ressemble beaucoup et de... Stanley Kubrick !
Champ gauche
La compagnie Champ gauche a été fondée en 2007 par Christine Beaulieu et Julie Breton.
Champ gauche crée des rencontres artistiques autour de textes inédits, elle veut offrir la possibilité à de jeunes créateurs d’expérimenter l’art théâtral autrement, en dehors des standards et en toute liberté.
Son premier spectacle, TEXAS, un petit thriller texan, de François Létourneau, présenté à La Chapelle en col- laboration avec le festival SPASM, à l’automne 2007, a su attirer un public nouveau. En alliant le théâtre au cinéma de série B (Texas Chainsaw Massacre) et en offrant des représentations à minuit le week-end de l’Halloween, TEXAS a su se distinguer et colorer le paysage théâtral québécois.
Lumière Erwann Bernard
Décor et accessoires Geneviève Lizotte
Costumes Julie Breton
Assistance à la mise en scène Audrey Lamontagne
Une présentation et une production Champ gauche
Du 3 au 7 avril 2012, 20h
Je suis un autre (danse) - première mondiale
Chorégraphie Catherine Gaudet
Avec
Dany Desjardins, Caroline Gravel
Ma vie a un petit arrière-goût de confusion. Je ne suis pas ce que je présente au monde. Ce que je veux dire n’a pas de commune mesure avec ce qui sort de ma bouche. Je surveille mes commentaires, je retiens mes gestes, je ne me lance pas spontanément sur l’objet de mon désir et mon corps ne se liquéfie pas lorsque j’essuie l’échec. Je me contiens. Je demeure droit. Souriant. Social. J’ai ma fierté. Mais en dessous, je suis une zone ambiguë et floue, je suis tout et son contraire. Je suis végétal, animal, matière en devenir. Je suis un autre.
Je suis un autre cherche à mettre à jour la multiplicité et l’ambiguïté de l’être qui se cachent sous le vernis des conventions.
Catherine Gaudet
Catherine Gaudet est fascinée par la façon dont nos corps « parlent » à notre insu et témoignent de notre monde intérieur et inconscient. Sa démarche s’attarde ainsi à découvrir comment nos états d’êtres marquent nos états de corps, créant des œuvres qui agissent comme miroir de nos dysfonctions et distorsions. La difficulté de la ren- contre, l’inconfort existentiel et l’obligation du bonheur sont des thèmes récurrents qui imprègnent son langage, lequel se construit en équilibre entre tension dramatique et autodérision.
Lumière Frédérick Gravel
Une présentation La Chapelle
une production Catherine Gaudet.
créée en résidence à La Chapelle
12 - 13 - 17 - 18 - 19 - 20 avril 2012, 20h, les samedis 14 et 21 avril à 15h et 20h
Leçon d'hygiène, bestialités et mets canadiens (théâtre) - première mondiale
Une création de Transthéâtre avec Michel Monty, Brigitte Poupart, Ève Marchand, Slim (caniche royal), une femme de ménage et un pot de cornichons
Pour fêter leurs 21 ans, les deux directeurs artistiques, Brigitte Poupart et Michel Monty ainsi que plusieurs collaborateurs, investissent La Chapelle pour deux semaines. Au menu : une dégustation ludique sur l’art, plus que du théâtre, moins que de la danse, presque autant que de la performance, avec une touche de variété, des performances d’animaux et juste assez de mauvais goût dans votre assiette pour que vous passiez une soirée jouissive et exubérante.
Transthéâtre
Depuis 20 ans, Transthéâtre, dirigé par Michel Monty et Brigitte Poupart, se démarque sur l’échiquier théâtral avec des créations où priment l’audace, la liberté et la prise de parole. Notons les Cabarets Insupportables présentés ces dernières années au Lion d’Or. On leur doit aussi, entre autres : Cérémonials, Cyberjack et What’s Next présenté au FTA en juin 2011.
Une présentation et une production Transthéâtre
Du 26 avril au 19 mai 2012, 20h
Kanata, une histoire renversée (théâtre-marionnettes)
Texte Jean-Frédéric Messier et Loup Bleu
Mise en scène Antoine Laprise et Jacques Laroche
Avec Antoine Laprise, Jacques Laroche, Suzanne Lemoine, Guy Daniel Tremblay
Au commencement, les morceaux de terre forment un cercle. Et celui qui s’avance dans le cercle doit raconter son périple : il doit témoigner. Nous sommes au centre d’un atoll qui va se transformer. Il faut imaginer le territoire vu en coupe, avec ses strates géologiques qu’on embrasse d’un seul regard. À la surface, tout bruisse, tout chante, tout craque : des créatures se faufilent entre les branches des arbres et font de drôles de sons la nuit. De petites caméras cachées dans les bosquets suivent un canot qui descend la rivière. À son bord, un Iroquois du Saint- Laurent – ou un Huron, un Montagnais, un Attikamek ? – qui discute avec... un loup bleu ! Kanata, une histoire renversée : à l’aide d’une maquette géante, le Sous-marin jaune réécrit l’histoire de notre pays d’un point de vue amérindien.
Le Sous-marin jaune
Le Sous-marin jaune débute en 1995 avec un Candide, d’après Voltaire. En 2000, La Bible remporte le Masque de la meilleure production à Québec. Avec Le Discours de la méthode d’après Descartes (2005) et Les Essais d’après Montaigne (2008), la compagnie poursuit son travail d’adaptation et de pillage des classiques de la littérature de tous les temps avec ce mélange de dévotion et de manque de respect qui la caractérise. Tout ça n’est qu’un prétexte pour raconter des histoires. Ajoutons que le public est conquis parce que plongé en lui-même. C’est à une histoire de la pensée qu’il est convié.
Scénographie, lumière Christian Fontaine
Assistance à la scénographie et marionnettes Katia Talbot, Erica Schmitz
Environnement sonore Christian Bouchar
Une présentation et une production Théâtre Le Sous-marin jaune
Du 1er au 3 mai 2012, 20h30 - au Lion d'Or
Cabaret Gravel Cabaret (multidisciplinaire)
Conception et direction Frédérick Gravel
Plusieurs collaborateurs et artistes invités
Musique
Grouped’artgravel- Artgroup
Beaucoup d’amis, de nombreux doutes, des chances à prendre.
Le Cabaret Gravel Cabaret envahit le Lion d’Or avec plusieurs des principaux protagonistes de la nouvelle vague d’artistes québécois. Musique, danse, théâtre, les disciplines se confrontent et s’entrechoquent dans un concert dissonant et pourtant homogène.
Sont pressentis entre autres pour se commettre : Philippe B, Philippe Brault, Nicolas Cantin, Francis Ducharme, Catherine Gaudet, Frédérick Gravel, Simon- Xavier Lefèbvre, Étienne Lepage, Dana Michel, Jérémie Niel, Anne Thériault et plusieurs autres...
Frédérick Gravel
Frédérick Gravel et ses acolytes font partie de la même génération d’artistes issus de nos écoles et universités, diplômés en danse, en théâtre ou en musique, tous plus ou moins polyvalents. Le Grouped’ArtGravelArtGroup est un collectif temporaire et variable de personnalités actives dans le processus de création et qui a déjà été présenté à Paris, Strasbourg, New York, Austin et Montréal. Frédérick Gravel a étudié la danse à l’UQAM. À la fois chorégraphe, interprète, éclairagiste, chercheur, metteur en scène et musicien, son travail est un heureux mélange de plusieurs disciplines. Il a créé Du Pittoresque en Danse, et dans la mienne en particulier, ainsi que Gravel Works et Tout se pète la gueule, chérie, deux spectacles présentés à La Chapelle en 2010-11. Membre fondateur du collectif La 2e porte à gauche, Frédérick Gravel collabore aussi en tant que metteur en scène, chorégraphe ou éclairagiste avec des artistes prove- nant d’autres sphères que celle de la danse contemporaine. Il est entre autre le chorégraphe du spectacle Mutantès de Pierre Lapointe mis en scène par Claude Poissant.
Une présentation de La Chapelle
Une production Frédérick Gravel
Du 10 au 21 mai 2011, 20h
Mygale (danse-théâtre) - première mondiale
De Nicolas Cantin
Le programme sera simple : je te ferai rire et tu me feras rire Nous nous ferons mourir de rire, tu saisis Et personne n’aura mal, c’est une promesse Il n’y aura que toi et moi
Toi que je ferai rire et toi qui me feras rire On fera de drôles de choses, tu verras On fera des choses que les morts ne peuvent pas faire Et tu sais pourquoi ? Parce que notre chance à toi et à moi c’est d’être vivants Et être vivant, je te le donne en mille : c’est à mourir de rire
Nicolas Cantin
Artiste singulier, Nicolas Cantin crée des environnements chorégraphiques dans lesquels il sonde les multiples pos- sibilités dramatiques du mouvement. Son univers penche entre intimité et sauvagerie. Il bricole deux spectacles [vivants] Grand singe et Belle manière. Il lui arrive aussi de danser. Il bouge pour Frédérick Gravel dans Tout se pète la gueule, chérie et pour quelques autres. Il flirte également avec le cirque en cosignant pour les 7 doigts de la main la mise en scène de Patinoire, un solo pour Patrick Léonard, et se commet à intervalles réguliers dans différents projets collectifs qui ont tous en commun de naviguer aux frontières des genres.
une coprésentation La Chapelle et Festival TransAmériques.
une production Nicolas Cantin
Une coproduction Festival TransAmériques.
créée en résidence à La Chapelle