Espace LibreEspace Libre
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Historique du théâtre
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À l'affiche cette saison, 2012-2013
(pour les autres saisons, voir les Archives - les détails de la saison peuvent changer sans préavis)


Espace Libre

Du 21 août au 8 septembre 2012, 20h
Changing Room
Texte Alexandre Fecteau, en collaboration avec Raymond Poirier
Mise en scène Alexandre Fecteau
Avec Frédérique Bradet, Anne-Marie Côté, Simon Dépôt, Martin Perreault, avec la participation spéciale de Jean-François Simard

Créé à partir de véritables entrevues, Changing Room est un spectacle interactif dans la tradition du théâtre documentaire qui nous fait découvrir, sans fard, la face cachée des personnificateurs féminins de Québec et Montréal.

Après son vif succès au théâtre Périscope, ce spectacle audacieux, festif et touchant se transporte enfin de la Capitale à la Métropole. Pour l’occasion, Espace Libre se transformera en un véritable cabaret animé par ces drag queens, une fête profondément troublante qui intérroge la norme identitaire et la marginalité. Où se trouve la norme ? Peut-elle être tolérante ?

Entre les chorégraphies excentriques et les numéros d'animation, une caméra s'immisce en coulisse pour capturer l'intimité des artistes, joués essentiellement par les comédiens de la compagnie Nous sommes ici. Alors que ces personnages équivoques vous en mettent plein la vue sur scène, au sein de la loge, ils se confient sur les joies et difficultés de leur métier, les préjugés véhiculés à leur égard, mais aussi sur leur délicat choix identitaire.

Chorégraphie Chantal Bonneville
Costumes Virginie Leclerc
Scénographie Marie-Renée Bourget-Harvey
Lumières Jérôme Huot
Son François Leclerc
Vidéo Eliot Laprise
Maquillage Geneviève Dionne

Régulier: 34$
Moins de 30 ans: 29$
Prévente: 24$, offre valable jusqu'au 21 août pour les représentations des 22, 23, 24 et 25 août.
Autres tarifs: à la porte, au téléphone

Vendredi 24 août à 18h30, suivi d'une table ronde
Jeudi 30 août à 19h, suivi d'une discussion avec l'équipe de création

Production Nous sommes ici


Du 18 septembre au 8 octobre 2012, 20h
La couleur du gris
Maîtrise d'oeuvre de Anne Sabourin en collaboration avec Christian LeBlanc
Avec Gaétan Nadeau, Marie Lefebvre, Audrey Bergeron, Xavier Malo, Maxime Paradis

La couleur du gris c'est l'histoire de bêtes étranges qui se hasardent, les mains vides, dans un monde bercé de cendres colorées, entre le réel et le fantasme, l’obsession et la liberté charnelle. Écrasées d'espoirs défaits, gorgées de désirs lancinants, elles traînent le cri du monde derrière eux. Ce sont des anges goudronneux, des animaux fabuleux. Avares de mots, sonores de chair et de solitude, ils dérangent. En quête ou en fuite d'identité, ils se métamorphosent et se cherchent sous le joug de la société. Parfois, ils resplendissent dans la poussière et s'envolent. Ils naissent une seconde fois et esquissent le monde autrement.

À l’heure où l’individualisme et l’intimidation donnent aux sociétés des airs de bestiaire darwiniste, l’individu laid et ostracisé doit faire appel à une bonne dose de résilience pour légitimer ses désirs, voire sa propre identité. Il n’a que faire de péroraisons moralisantes et des leçons de vies déjà bien accomplies. Dans un esprit libertaire, le tandem Sabourin-LeBlanc pratique le théâtre à son corps défendant; il s’inspire notamment de l’imagerie nerveuse de la BD et du genre littéraire de la nouvelle. Droit au but !

Scénographie et lumières Jean-François Labbé
Costumes Mylène Chabrol
Environnement sonore Éric Forget

Régulier: 34$
Moins de 30 ans: 29$
Prévente: 24$, offre valable jusqu'au 18 septembre pour les représentations des 19, 20, 21 et 22 septembre.

Vendredi 21 septembre à 18h30, suivi d'une table ronde
Jeudi 27 septembre à 19h, suivi d'une discussion avec l'équipe de création

Création Omnibus le corps du théâtre


Du 10 au 20 octobre 2012, 20h
La jeune-fille et la mort
Textes et mise en scène : Laurence Brunelle-Côté et Simon Drouin
D'après le recueil de TIQQUN
Avec Laurence Brunelle-Côté, Bruno Bouchard, Simon Drouin, Simon Elmaleh, Robert Faguy, Bernard Langevin, Jonasz Slovanski et le Quatuor Sépia

Une vieille salle de classe encombrée d’objets épars et incongrus. La cloche sonne, un professeur apparaît et nous intime l'ordre de prendre notre manuel : la classe commence. Brisant peu à peu les consignes et les règlements propres à l’environnement scolaire, la performance se déploie et nous initie au phénomène de la « jeune-fillisation » du monde, à partir d’une lecture dirigée du manuel inspiré des Premiers matériaux pour une théorie de la Jeune-Fille du collectif Tiqqun, publié en 1999. Imaginé par ces philosophes européens, le concept de la « Jeune-Fille » nous représente : nous sommes la Jeune-Fille, cet individu vivant et agissant sous influence.

Grâce à une dramaturgie frontale, déstructurée, flirtant avec les arts visuels et la musique, ce spectacle veut faire réfléchir et dénoncer l'aliénation capitaliste, l'instrumentalisation de l'image et la manipulation de l'insconscient collectif.

Créé à Québec en 2010 et repris en 2012 au Mois Multi 13, La Jeune-Fille et la mort est un spectacle multidisciplinaire et insubordonné. Poésie sonore, leçons d’un singulier professeur de ballet, chansons, sculptures, musique d’un quatuor à cordes viennent participer au portrait éclaté et symbolique de la Jeune-Fille que nous propose le Bureau de l’APA et ses collaborateurs issus des différentes sphères de l’art. Un fabuleux bricolage indiscipliné qui engage directement le spectateur.  

Installation scénique Stéphanie Béliveau
Lumières Philippe Lessard-Drolet
Composition et conception musicale Simon Elmaleh
Objets d'art Stéphanie Béliveau, Alexandre Fatta, Claudie Gagnon, Pascal Robitaille, Zoé Laporte, Philippe Lessard-Drolet
Conception du livre Jérôme Bourque, Laurence Brunelle-Côté, Mélanie Drouin et Simon Drouin

Vendredi 12 octobre à 18h30, suivi d'une table ronde
Jeudi 18 octobre à 19h, suivi d'une discussion avec l'équipe de création
Samedi 20 octobre à 16h et 20h

Régulier: 34$
Étudiant: 29$
Prévente: 24$, offre valable jusqu'au 9 octobre, pour les représentations des 10, 11, 12 et 13 octobre

Dates antérieures du 9 au 13 novembre 2010 et du 9 au 11 février 2012, Méduse, Québec

Une production Bureau de l'APA


Du 30 octobre au 24 novembre 2012, 20h
Leo
Idée originale et interprétation Tobias Wegner
Mise en scène Daniel Brière

Imaginez que la loi de la gravité perde le nord et change complètement les règles du jeu… Élaboré à partir de cette prémisse, le spectacle Leo de la compagnie allemande Circle of Eleven, entraîne un homme faussement ordinaire dans une aventure hallucinante qui fait vaciller notre perception du réel et éblouit nos sens. L’acteur-acrobate Tobias Wegner interprète avec brio ce personnage confiné dans une pièce avec, pour seule compagnie, une petite valise. Apprivoisant peu à peu ce monde sens dessus dessous, l’homme choisit de déjouer la gravité de la situation en explorant les nouvelles possibilités qui s’offrent à lui. Porté par l’allégresse, il se livre à une multitude de prouesses physiques et déploie des trésors d’inventivité qui sont autant d’indicateurs des rêves et des désirs qui l’habitent.

Évoquant tantôt l’ère du cinéma muet d’un Buster Keaton, tantôt la magie d’un Fred Astaire ou la charge poétique des exploits de Philippe Petit, cette œuvre inclassable, appuyée par une mise en scène de haut niveau signée Daniel Brière, provoque le rire ainsi que le ravissement et ne suscite rien de moins que l’admiration.

Depuis sa création, Leo remporte un succès phénoménal sur la scène internationale, récoltant au passage trois prix, dont la plus haute distinction, au fameux Fringe d’Édimbourg de 2011. Celle-ci lui a valu d’être présenté pendant plus d’un mois dans un théâtre Off-Broadway à New York.

Production artistique Gregg Parks
Scénographie, lumières Flavia Hevia
Vidéo Heiko Kalmbach
Animation Ingo Panke
Costumes Heather Maccrimmon
Chorégraphie Juan Kruz Diaz De Garaio Esnaola

Vendredi 2 novembre à 18h30, suivi d'une table ronde
Jeudi 8 novembre à 19h, suivi d'une discussion avec l'équipe de création

Régulier: 34$
Moins de 30 ans: 29$
Pévente: 24$, offre valable jusqu'au 30 octobre pour les représentations des 31 octobre, 1er, 2 et 3 novembre.

Production : Circle of Eleven (Berlin), présentation NTE


Du 29 novembre au 15 décembre 2012, 20h
Lapin blanc, lapin rouge
Texte Nassim Soleimanpour
Traduction Paul Lefebvre
Mise en scène Philippe Ducros et Mani Soleymanlou
Avec une comédienne ou un comédien différent à chaque représentation parmi les suivants
Sophie Cadieux, Fabien Cloutier, Patrice Dubois, Kathleen Fortin, Éveline Gélinas, Mathieu Gosselin, Olivier Kemeid, Alexis Martin, Monique Miller, Étienne Pilon, Ève Pressault, Dominique Quesnel, Sébastien Ricard

Cinq lapins affamés sont gardés en cage. On place une échelle avec une carotte au-dessus. Le lapin qui réussit à manger la carotte est peint de rouge, les autres sont aspergés d'eau glacée. Après quelques jours, les lapins blancs se mettent à attaquer le lapin rouge. On arrête la punition. Le processus continue. Les lapins attaquent toujours. On enlève graduellement les lapins qui ont vécu la punition, les remplaçant par d'autres. Les lapins attaquent toujours. On ôte finalement la carotte. Les lapins blancs attaquent toujours le lapin rouge.

Lapin blanc, lapin rouge est un solo de l'auteur Iranien Nassim Soleimanpour. Chaque représentation est défendue par un interprète différent qui prend connaissance du texte devant le public. La réalité de l'auteur s'incarne donc à travers le vertige de ce comédien ou de cette comédienne. Peu à peu, l'absence de l'auteur devient le personnage principal de la représentation.

Hôtel-Motel s’associe à Orange Noyée pour présenter un nouveau projet en ligne directe avec la pièce L'affiche qui porte sur l’occupation de la Palestine. Lapin blanc, lapin rouge parle par métaphores de l'Iran, ce pays diabolisé à la une de nos médias. Or, l'Iran, c'est beaucoup plus que le projet nucléaire et le pétrole. À travers ce texte, sa beauté, son ambiguïté et sa complexité se dévoilent et nous livrent le parfum de son quotidien.

Scénographie Romain Fabre
Lumières Thomas Godefroid
Musique Ludovic Bonnier

Jeudi 6 décembre à 19h, suivi d'une discussion avec l'équipe de création
Vendredi 7 décembre à 18h30, suivi d'une table ronde

Régulier: 34$
Moins de 30 ans: 29$
Prévente: 24$, offre jusqu'au 29 novembre pour les représentations des 30 novembre, 1er, 4 et 5 décembre.

Production Hôtel-Motel et Orange noyée


Du 19 au 22 décembre 2012, 21h
Dinde et farces : le cabaret de Noël
Texte : collectif d'auteurs
Mise en scène : François Bernier et Guillaume Girard
Distribution : artistes provenant de plusieurs disciplines

Après deux éditions consacrées à la relève et aux regards marginaux, en 2012, Dinde et farces, le cabaret de Noël, prendra un virage commercial !

Suivant la tendance mondiale, le théâtre doit se diriger vers la « droite ». Au revoir questionnements artistiques profonds et recherches expérimentales, bienvenue aux placements de produits, aux vedettes de la télévision, aux réflexions confortables et à la sensibilité exacerbée. Bref, cette année, le Théâtre du Party Chinois va vous donner ce que VOUS voulez. On va se concentrer sur l'essentiel : vendre des billets, faire de vous des clients heureux; on va vous flatter dans le sens du poil, on va rentabiliser. Tout ça, sans cynisme. On va le faire parce qu'on croit vraiment que c'est mieux. Et, qui sait? Plutôt que d'avoir lieu à Espace Libre, la quatrième édition se tiendra peut-être à l'Étoile du Quartier Dix30, ou mieux : à la télévision.

Équipe de création : François Bernier, Vincent De Repentigny, Guillaume Girard, Julie Vallée-Léger et Anick Viau

Régulier: 34$
Moins de 30 ans: 29$

Production Théâtre du Party Chinois


Du 4 au 12 janvier 2013, 20h
Spasmes
Texte : collage de textes
Mise en scène Carole Nadeau
Avec Steeve Dumais, Elinor Fueter, Lucas Jolly, Patrick Lamothe et Carole Nadeau

Spasmes puise son inspiration dans l'œuvre du peintre Francis Bacon et à son étonnante « logique de la sensation », décortiquée par Gilles Deleuze dans son essai sur l’artiste. Cette logique cherche à s’adresser aux nerfs avant l’intellect. Sur la scène, creuser le parti-pris de la « sensation ».
Le corps-objet. La parole du corps-objet. Corps-viande. Corps-chair. Corps-carcasse, corps-animal…

Spasmes est un spectacle de performances physiques ponctuées de textes, de vidéoprojections en direct, de jeux de matières soutenus par un environnement sonore décalé. Des chansons dans la tradition kitch du karaoké se mêlent à des improvisations musicales plus débridées, créant un amalgame éclaté et loufoque de mélanges de genres.

Carole Nadeau, figure majeure des arts interdisciplinaires au Québec et à l’étranger, en est à sa cinquième présence à Espace Libre après y avoir présenté des spectacles marquants, dont Le mobile, en 2010. Pour la quinzième création du Pont Bridge, elle nous entraîne une fois de plus à la jonction du théâtre, de l’installation et de la vidéo, par l’entremise d’un artisanat technologique.

Environnement sonore Marine H. Crispo
Direction technique Michel Fordin

Jeudi 10 janvier à 19h, suivi d'une discussion avec l'équipe de création
Vendredi 11 janvier à 18h30, suivi d'une table ronde

Régulier: 34$
Moins de 30 ans: 29$
Prévente: 24$, offre jusqu'au 3 janvier pour les représentations des 4 et 5 janvier 2013.

Production : Le Pont Bridge


Du 15 au 19 janvier 2013
Ignorance
Mise en scène : The Old Trout Puppet Workshop
Avec Pete Balkwill, Pityu Kenderes, Trevor Leigh

À l'Old Trout Puppet Workshop, nous sommes en proie à un sentiment lancinant d'insatisfaction et il nous semble que vous l’êtes tout autant. Pour notre bien commun, nous sommes partis à la recherche de notre bonheur perdu parmi les ignorants : chez nos ancêtres préhistoriques ! Eux qui autrefois hurlaient leur joie en martelant de leurs pieds sales la roche sur laquelle gisait la dépouille fumante d'un mastodonte éviscéré. Alors que nous, leur progéniture intelligente, nous nous contentons aujourd'hui d'émettre de faibles signaux twittés, de bégayer en Skype et de jouir par yoga, en nous efforçant pendant tout ce temps d'étouffer les hurlements qui pourraient monter de nos entrailles.

Ignorance est un spectacle de marionnettes documentaire qui traite de l'évolution du bonheur à la vitesse de la lumière : du temps des cavernes et du sang bouillant des cœurs de nos ancêtres, jusqu'au paradis éthéré de notre avenir. Où nous sommes-nous fourvoyés ? Et comment retrouver notre chemin ?

Ignorance est un premier essai de la compagnie de ce qu’ils ont appelé « une création au grand jour » : l’ensemble du spectacle a été rédigé sur Internet; tous pouvaient le voir, faire des commentaires, formuler des critiques ou offrir leur contribution. Visitez www.theoldtrouts.org/ignorance pour vous joindre à la bagarre.

Fondé en 1999 à Calgary, en Alberta, The Old Trout Puppet Workshop est un collectif d’artistes de diverses disciplines qui se sont donné comme mission, entre autres, de repenser l’art de la marionnette. 

Marionnettes et accessoires : Peter Balkwill, Erin Baskerville, Juanita Dawn, Nicolas Di Gaetano, Jen Gareau, Pityu Kenderes, Deneen McArthur, Judd Palmer, Clunk Puppet Lab (Jonathan Davis, Kyla Read, Shawna Reiter)
Animation : Sitji Chou, Paul Dutton, Tyler Lemermeyer, Jessi Schroeyers-Frederick
Scénographie : Donna Mark, Techart Custom Creations, Beyond Foam Insulation, The Old Trout Puppet Workshop
Assistance costumes : Laurana Rayne
Lumières : Cimmeron Meyer
Son : Trevor Leigh
Vidéo : Jamie Nesbitt

Mardi 15 et mercredi 16 janvier à 20h
Jeudi 17 janvier à 19h, suivi d'une discussion avec l'équipe de création
Vendredi 18 janvier à 18h30, suivi d'une table ronde
Samedi 19 janvier à 16h et 20h

Régulier: 34$
Moins de 30 ans: 29$
Prévente: 24$, offre valable jusqu'au 14 janvier pour les les représentations des 15 et 16 janvier.

Production The Old Trout Puppet Workshop


Du 24 janvier au 9 février 2013, 20h
Scalpée
Texte Anne-Marie Olivier
Mise en scène Véronique Côté
Avec Steve Gagnon, Anne-Marie Olivier et Édith Patenaude

Je ne me souviens plus si je me suis vendue ou si l'on m'a vendue. Chose certaine : je ne m'appartiens plus. Maintes fois, on m'a scalpée, mais là, c'est la totale. Je n'ai plus de tête, plus de cœur, plus de peau, plus de fils, plus d'espoir. En morceaux, déconnectée, à des lunes de ce que je voulais vraiment, écorchée vive, aliénée…
Qu'est-ce qui pourra me reconstituer?

Perte… Aliénation…
Une gardienne de prison exulte comme elle peut, le métier qu'elle exècre. Cyberdépendance, perte de l'être cher, suicide.  Nos vies folles nous font-elles passer à côté de la vie ? Sommes-nous aliénés par notre idée du bonheur ? Qu'est-ce que la barbarie aujourd'hui? Peut-on faire de la lumière avec les plus grandes noirceurs ?

Bienvenue aux dames ! propose un théâtre de création accessible, intelligent, porteur de sens et d’humanité et travaille en collaboration avec des scientifiques, des historiens, des philosophes, des anthropologues et des artistes de toutes les disciplines. 

Conception : Jean-Philippe Côté, Christian Fontaine, Vano Hotton, Josée Landry-Sirois et Meriol Lehmann
Conseils dramaturgiques : Philippe Ducros

Vendredi 25 janvier à 18h30, suivi d'une table ronde
Jeudi 31 janvier à 19h, suivi d'une discussion avec l'équipe de création
Samedi 9 février à 16h et 20h

Régulier: 34$
Moins de 30 ans: 29$
Prévente: 24$, offre valable jusqu'au 24 janvier pour les représentations des 25, 26, 29 et 30  janvier.

Production : Bienvenue aux dames!


Du 26 février au 28 mars 2013, 20h
Les chemins qui marchent
Texte Alexis Martin
Mise en scène Daniel Brière
Avec Gary Boudreault, Steve Laplante, Pierre Antoine Lasnier, Alexis Martin, François Papineau, Dominique Pétin, Carl Poliquin, Marie-Ève Trudel

Après avoir mis le feu aux planches à l’hiver 2012 avec Invention du chauffage central en Nouvelle-France, les intrépides créateurs du NTE nous convient au deuxième chapitre d’une fresque historique présentée sur trois saisons théâtrales. Trois spectacles pour y secouer les eaux dormantes de l’histoire du Canada français, entre 1608, année de la fondation de Québec, jusqu’à la crise du verglas de 1998. Et nul besoin d'avoir assisté au premier volet de la trilogie pour saisir pleinement les enjeux et fréquenter la joyeuse galerie de personnages convoqués dans ce deuxième épisode.

Cette fois-ci L’Histoire révélée du Canada français…  a les pieds dans l’eau! Les chemins qui marchent examine notre rapport aux rivières et au grand fleuve. La Richelieu, la Saguenay, le Saint-Laurent, mais aussi la Manicouagan, la Saint-Maurice, la Moisie. Le titre de la pièce évoque la manière dont les Amérindiens désignaient ces cours d'eau qui étaient les voies naturelles de pénétration du continent, son système veineux. Par des jeux de théâtre, l’équipe du NTE rappellera à la mémoire débordements, reflux, sécheresses, crues et marées noires.

La pièce nous propulse au cœur de notre immense territoire et retrace le parcours et les luttes incessantes des peuples pour maîtriser la fantastique puissance des cours d’eau. Venez à la rencontre de Tessouat l’Algonquin, de Carcajou, de Rose Baptist, d'Albert Malouf, ou encore retrouvez avec délice Samuel de Champlain, le père Le Jeune, Pastedechouan et Carigonan! Autant de personnages, au centre comme en marge de l’histoire, riverains et acteurs du prodigieux spectacle de cette humanité emportée par Les chemins qui marchent!

Scénographie Michel Ostaszewski
Costumes Judy Jonker
Conception sonore Anthony Rozankovic
Eclairages Nicolas Descôteaux

Jeudi 28 février à 19h, suivi d'une discussion avec l'équipe de création
Vendredi 1er mars à 18h30, suivi d'une table ronde

Régulier: 34$
Moins de 30 ans: 29$
Prévente: 24$, offre valable jusqu'au 26 février pour les représentations des 27, 28 février, 1er et 2 mars.

Production : NTE


Du 7 au 16 mars 2013, 20h
Grains de sable
Texte et mise en scène Milena Buziak
Avec Kathleen Aubert, Jean Belzil-Gascon, Jean-Guy Bouchard, Alexis Gareau, Isabelle Montpetit et une comédienne à confirmer

Dans la pure tradition du théâtre documentaire, Grains de sable est construit à partir de plusieurs entretiens menés avec des personnes liées par leur expérience de l’Afghanistan. Trois hommes : un colonel, un adjudant, un caporal. Trois femmes, épouses de militaires.

« C’était une odeur, l’odeur sur ses vêtements, une – une odeur de soldat… pas son odeur à lui, là. »  

Revenir… Pour les hommes, revenir c’est se retrouver seul face à leur expérience, face à leurs actes. La pression et le soutien du groupe, si présents lors de la mission, se dissolvent. La souffrance ne se partage plus de la même manière. Les femmes, au contraire, se rapprochent. Pour les uns comme pour les autres, le plus dur n’est pas la mission en elle-même, mais bien le retour à une vie « normale ».  

« T’as ton arme dans tes mains, 8 heures après t’as ton bébé dans les bras. » 

Le théâtre ici est lieu de rencontres : entre le « réel » des entretiens et la « fiction » théâtrale, entre ce qui est, ce qui n’est plus et ce qui n’a jamais été – un espace où les frontières oscillent et s’effacent. Rien n’est jamais noir ou blanc et c’est dans les zones grises, dans la poussière du sable, que l’action se situe. Avec comme ambition de faire entendre la langue singulière, le souffle, les respirations de ces destins si proches et pourtant si lointains de nous. Avec comme défi de se maintenir sur la corde raide entre le jugement et la défense, l’absolution et la condamnation du système et de ses participants.

Scénographie Anne-Frédérique Préaux
Costumes Amélie Jodoin et Mélissa Péron
Lumières Hugo Dalphond
Son Calvin Clarke, Julien Éclencher et Tristan Henry
Assistance à la mise en scène Priscille Amsler

Du mardi au samedi à 19h30
Vendredi 8 mars à 18h30, suivi d'une table ronde

Régulier: 26$

Production Voyageurs immobiles


Du 21 au 30 mars 2013, 19h30 au Studio Espace Libre
Gabie
Texte : Caroline Gendron
Mise en scène : Marie-Ève Gagnon en collaboration avec Caroline Gendron
Avec Caroline Gendron

Assises devant les machines distributrices du centre de loisirs Lajeunesse, Marie-Eve et Gabie jasent. Gabie est une « mongole à batterie », une mésadaptée, une déficiente, une bizarre, une poète. Normalement, Marie-Eve, bourgeoise élitiste devant l'éternel, déteste les mésadaptés du réel, ces fous du village, distillateurs involontaires de sagesse dans la fiction, mais parias dans la réalité. Pourtant là, c'est différent, parce que Gabie n'est pas une vraie mongole, c'est une comédienne connue, très riche, nous l'appellerons Caroline. C'est donc tout un monde d'illusions qui se met en place. Caroline et Marie-Ève sont des « haaartistes » qui se payent le luxe de s'exprimer afin de défier… l'ordre établi et tous les gros méchants. Nous voilà rassurés. Bravo.
En résumé, pendant une heure et sept minutes, Gabie, assistée d'animaux qui bougent, mange et vous raconte son histoire. L'histoire d'une petite fille drôle et triste et de ses fantasmagories de demeurée dans un monde si beau, mais si dangereux. 

Le Théâtre Sans Borne s'intéresse aux intolérances et aux tabous de la société, à la confrontation entre nos idéaux et nos limites. Il ne croit pas que la beauté de l'être humain se révèle par le contrôle qu'il a sur les choses, les autres et lui-même. Sa beauté se révèle dans sa chute, ses déséquilibres, car c'est là seulement qu'il devient créatif !

Conseils dramaturgiques : Marie-Ève Gagnon

Du mardi au samedi à 19h30

Production Théâtre sans borne


Du 2 au 6 avril 2013
La dernière interview
Texte : Jean Genet et Dieudonné Niangouna
Mise en scène et conception Catherine Boskowitz
Avec Catherine Boskowitz et Dieudonné Niangouna

Casser l'ordre, ne pas entrer dans la norme, rester irrécupérable, même par les causes qu'il aura défendues, comme la cause palestinienne ou celle de l'indépendance de l'Algérie : voilà ce qui ressort de la dernière interview de Jean Genet, donnée à Nigel Williams pour la BBC, à Londres, pendant l'été 1985. Lors de ce face-à-face, Genet comme à son habitude, déroge à la règle en inversant les rôles : il devient l'interviewer en même temps que l'interviewé. En meneur de jeu, il écrit oralement sa propre interview, questionnant sans cesse la fonction de celui qui interroge et de celui qui répond... 

Dans cette mise en abyme, Dieudonné Niangouna, auteur et acteur congolais, joue le rôle de Genet et répond aux questions de Catherine Boskowitz dans le rôle de Nigel Williams. Niangouna ne se prive pas pour opérer de fréquents décrochages, commenter les réponses de Genet ou parler en son nom propre, dressant ainsi un portrait éclaté de Genet et de lui-même, confrontés ici et maintenant, à la traversée du monde et du théâtre. Prend alors naissance sur le plateau un dialogue imaginaire entre les deux auteurs, entre performance théâtrale et installation visuelle ainsi que sonore.

Privilégiant les écritures contemporaines, la Compagnie abc (Aubervilliers Bande Comédie) a débuté en travaillant avec de jeunes gens issus des cités de la banlieue parisienne et de Bourgogne. En 2012-13, La dernière interview sera en tournée internationale en Europe, en Afrique et en Amérique.

Mardi 2 et mercredi 3 avril à 20h
Jeudi 4 avril à 19h, suivi d'une discussion avec l'équipe de création
Vendredi 5 avril à 18h30, suivi d'une table ronde
Samedi 6 avril à 16h et 20h

Régulier: 34$
Moins de 30 ans: 29$
Prévente: 24$, offre valable jusqu'au 1er avril pour les représentations des 2 et 3 avril.

Production : Compagnie ABC (France) avec l’aide de la Production Arcadi, la Direction Régionale des Affaires Culturelles d’Île de France (Ministère de la culture/France), créée au Théâtre Confluences (Paris)


Du 16 avril au 11 mai 2013, 20h
Fatal
D'après Henry VI (Première, deuxième et troisième parties) de William Shakespeare
Adaptation, traduction et mise en scène Jean Asselin
Avec Paul Ahmarani, Réal Bossé, Sylvie Moreau, Marie Lefebvre et Jean Asselin

De 1455 à 1487, les trente années d’événements dramatiques et parfois sanglants de la guerre des deux roses ont ainsi inspiré certaines des meilleures intrigues du grand Will. Henry VI usurpe le trône pour y faire prévaloir la rose rouge de sa famille, les Lancastre. Le pouvoir sera reconquis dans un bain de sang par le Yorkiste Edward IV, qui y ramène la rose blanche de son clan. Entre les révoltes populaires d’un Jack Cade et la perte des conquêtes françaises d’Henry V, le destin du pauvre Henry VI, régenté par tout un chacun, moitié mystique et moitié fou, sera scellé par son assassinat en prison. Le Barde s’y approprie même le personnage mythique de Jeanne d’Arc avec un éclairage bien différent sur cette foutue Pucelle.

Dans cette dernière décennie du XVIe siècle, la représentation intégrale d’Henry VI, soit quelque 7 500 vers rythmés, mais sans interruption ou effets de mise en scène, devait durer environ sept heures trente. Les rares productions contemporaines, souvent émondées, durent douze heures. L’adaptation d’Omnibus le corps du théâtre sera de deux petites heures. Place à l’action ! Non pas qu’il faille douter des paroles, mais cette production postule l’antériorité des actes sur les mots qui les explicitent. Après son fameux Cycle des rois, en 1988, la troupe met les trois pièces de Shakespeare à l’épreuve de l’urgence d’agir, de faire et de dire.

Garantie d’imputabilité, Jean Asselin, notre metteur en scène, traduira les trois pièces. Il les avait déjà montées en 1986 avec une troupe de jeunes acteurs de l’UQAM. On remet ça, vingt-sept ans plus tard, avec certains des interprètes de l’époque, dont Sylvie Moreau et Réal Bossé, qui ont atteint, voire dépassé l’âge et la maturité des quelques cent dix-sept personnages de l’œuvre épique.

Les temps changent. Demeure l’hommerie. 

Du mardi au samedi à 20h
Vendredi 19 avril à 18h30, suivi d'une table ronde
Jeudi 25 avril à 19h, suivi d'une discussion avec l'équipe de création

Régulier: 34$
Moins de 30 ans: 29$
Prévente: 24$, offre valable jusqu'au 16 avril pour les représentations du 17 au 20 avril.

Production : Omnibus le corps du théâtre


Du 14 au 25 mai 2013, 20h
L'enclos de l'éléphant

Texte Etienne Lepage
Mise en scène Sylvain Bélanger
Avec Paul Ahmarani et Denis Gravereaux

Sur scène, un homme, confortablement installé chez lui, consent à laisser entrer un inconnu, le temps d’une averse. Mais ce dernier parle. Il parle tant que ses mots envahissent tout. Plus il parle, moins on comprend ce qu’il veut. Ce qui a toujours été clair devient tortueux, et lentement, la parole fait couler dans l’oreille de l’hôte un venin étrange et hypnotique.

Dans ce spectacle inspiré du système carcéral du panoptique, chaque spectateur est isolé dans une cabine le temps de la représentation. Une caméra le filme et un moniteur présente en temps réel les images filmées de la cabine d’un autre spectateur.

Entre la scène et la salle, s’entrechoquent l’insécurité des temps présents et la dérisoire obsession de la surveillance. Bienvenue dans un microcosme : celui où vous êtes seul face aux terreurs sourdes qui sous-tendent votre quotidien.

Responsabilité individuelle et insécurité, voilà les deux paramètres de cette collaboration du Théâtre du Grand Jour avec l’auteur Étienne Lepage. Ce dernier a l’habitude de propulser sur scène des personnages ne laissant entrevoir qu’une partie d’eux-mêmes, des personnages qui ne disent pas tout, mais qui se trahissent, ouvrant les portes de gouffres terrifiants.

Le Théâtre du Grand Jour explore depuis douze ans les mutations de la responsabilité individuelle dans le contexte actuel de désagrégation de l’identité citoyenne. Les événements inclassables comme Le sommet sur l’engagement, Mai 2002 ainsi que les lectures minutieuses de textes relevant d’une dramaturgie de la virulence comme Venise-en-Québec et Autodafé d’Olivier Choinière, Cette fille-là de Joan Macleod, ou encore 2025 l’année du serpent de Philippe Ducros, Moi chien créole de Bernard Lagier et Terrorisme des frères Presnyakov en témoignent.

Le Grand Jour crée un théâtre qui, par ses conventions, fait en sorte que le spectateur ne puisse pas échapper à une forme de responsabilisation. Alors que l’économie de marché est présentée comme un phénomène « naturel », que les individus se considèrent comme des consommateurs et non comme des citoyens, que l’espace politique est trompé par l’instrumentalisation commerciale, comment utiliser le théâtre pour repenser concrètement la responsabilité de l’individu face à la collectivité?

Direction de production Marie-Hélène Dufort
Scénographie et costumes Romain Fabre
Assistance à la mise en scène et régie Jean Gaudreau
Direction technique Louis Héon
Conception sonore Larsen Lupin
Eclairages André Rioux

Vendredi 17 mai à 18h30, suivi d'une table ronde
Jeudi 23 mai à 19h, suivi d'une discussion avec l'équipe de création

Régulier: 34$
Moins de 30 ans: 29$
Prévente: 24$, offre valable jusqu'au 14 mai pour les représentations des 15, 16, 17 et 18 mai.

Dates antérieures, entre autres : Créé au Festival TransAmériques les 4, 5, 6, 7, 8 juin 2011 / du 23 août au 10 septembre 2011, Espace Libre

Création Théâtre du Grand Jour, coproduction FTA


Du 10 au 15 juin 2013, 20h30
Se mettre dans l'eau chaude
Équipe de création Pierre Allard et Annie Roy

Quand on vit au Québec, on peut facilement faire sa p’tite vie avec ses hauts et ses bas et passer au travers avec, somme toute, un beau potentiel de bonheur !

Mais l’air ambiant nous irrite profondément le système nerveux, non ? La dégradation de l’environnement, l’économie à tout prix, la corruption, la pauvreté, le cancer, l’endettement, la spéculation, le harcèlement publicitaire, la situation des autochtones… Puis celles d’ailleurs, les enfants-soldats, encore plus de corruption, de pollution, la faim, la misère, l’exploitation, la guerre… Sans parler des politiciens partout sur la planète, qui n’ont plus réellement de pouvoir pour gérer les pays mondialisés, régis par les lois du marché des transnationales, et qui sont là davantage par carriérisme que par idéal social…

FUCK… on fait quoi là ? On se booke un massage ? On se révolte ?

Tenez-vous prêt, car d’une manière ou d’une autre, il faudra bien Se mettre dans l’eau chaude

Toujours sur un ton ludique et percutant, les créations de l’ATSA sont motivées par le désir d’interpeller la population envers des causes cruciales et préoccupantes, nous confrontant à nos responsabilités individuelles et collectives. On se rappelle notamment leurs camps de réfugiés urbains États d’urgence (1998-2010), qui ont cédé la place à Fin novembre, ou à la série Attentat, sur l’hyperdépendance au pétrole… Quelle qu’elle soit, l’expérience proposée veut interpeller le spectateur en tant qu’acteur de son propre quotidien, lié aux grands enjeux qui mènent le monde.

Avec cette création, les artistes interdisciplinaires de l’ATSA, Annie Roy et Pierre Allard, occuperont Espace Libre de long en large et, pourquoi pas, jusque dans la rue ! Une première apparition dans un lieu théâtral pour l’Action Terroriste Socialement Acceptable, habituée d’investir des espaces publics. 

Régulier: 34$
Moins de 30 ans: 29$

Production ATSA