Espace LibreÀ l'affiche cette saison, 2009-2010
(pour les autres saisons, voir les Archives -
les détails de la saison peuvent changer sans préavis)
En collaboration avec Espace Libre, le Théâtre des Fonds de Tiroirs propose pour 6 représentations seulement Vie et mort du Roi boiteux. Un rendez-vous unique qui met en scène la guerre entre les clans rivaux Ragone et Roberge, dirigée par Richard premier, roi des ruelles de Montréal. Une grande fresque bien de chez nous inspirée de tous les grands mythes de la dramaturgie théâtrale !!
Le Théâtre des Fonds de Tiroirs atteint avec cette production une maturité encore jamais égalée. La compagnie replace au cœur de la cité, là où ils vivent, les personnages de cette saga inventée par l’homme de théâtre Jean-Pierre Ronfard, l’un des fondateurs d’Espace Libre. En effet, c’est à l’endroit même où les 4ème et 5ème parties de l’œuvre ont été créées en 1981, inaugurant Espace Libre, que cette pièce mythique trouve son nouveau souffle. Vie et mort du Roi boiteux n’a jamais été remontée sur une scène professionnelle à Montréal depuis la présentation de son cycle complet à l’Expo-Théâtre de la Cité du Havre, il y a de cela 27 ans. C’est donc dans le parc Coupal, situé tout près du célèbre théâtre de la rue Fullum que les personnages de l’œuvre de Ronfard refont surface.
PROPOSITION THÉÂTRALE
« Il serait bien que l’environnement visuel et sonore, l’ambiance générale de la représentation, le style de jeu, soient incohérents, anarchiques, barbares, éloignés autant que possible des traditions de sagesse et de respect qui entourent généralement l’acte théâtral, et qui l’étouffent. » – Jean-Pierre Ronfard
Une petite scène plus près des spectateurs sert de piste de décollage aux scènes à grand déploiement. Nous jouons constamment sur les deux plans : le restreint et le démesuré. Parfois même a contrario de ce qu’une des six parties de la pièce semble commander! L’œuvre offre des personnages plus grands que nature, en quête d’une identité propre, et ce, avec une langue forte, vivante, poétisée qui nous offre toutes les possibilités d’essais et d’erreurs. Un univers que nous nous approprions avec une générosité (dans le jeu) et une rigueur (dans la forme) qui nous honore, nous nourrit et nous amuse!
Assistance à la mise en scène : Adèle Saint-Amand
Scénographie : Yasmina Giguère assistée de Jeanne Lapierre
Environnement sonore : Pascal Robitaille assisté de Andrée Bilodeau
Éclairages : Félix Bernier Guimond
Régie : Marcin Bunar, Simon Lemoine et Adèle Saint-Amand
Production Théâtre des Fonds de Tiroirs
Collaboration de l' Espace Libre
________________________________
31 août, 2, 4, 5 septembre 2009 à 19 h
Relâche les 1er et 3 septembre
Letter Two - Lettre no 2
Texte et interprétation : Tony Nardi
Letter Two – Lettre n° 2 s’inspire d’une lettre que l’auteur a adressée à deux critiques de théâtre de Toronto en novembre 2005 en réaction à leur compte rendu d’une production professionnelle de La Serva Amorosa de Goldoni. La lettre conteste certaines idées fausses des critiques de théâtre et des metteurs en scène sur la commedia dell’arte. Ce manifeste fait l’historique d’une culture du théâtre « sans comédiens » au Canada dans un contexte dramatique où l’on encourage de plus en plus une tradition de comédiens surentraînés et de metteurs en scène… sous-entraînés.
PROPOSITION THÉÂTRALE
Letter Two (Lettre n° 2) est le deuxième volet d’un triptyque intitulé Two Letters… And Counting!, une série de lectures-chocs qui dénonce la complaisance dans le milieu du théâtre, de la télévision et du cinéma canadien. Dans cette « deuxième lettre », le comédien et scénariste Tony Nardi, un fabuleux acteur basé à Toronto, affirme – avec verve et véhémence – qu’une partie de la culture made in Canada est en crise. À l’aide de son ordinateur portable, seul sur scène, sans éclairage, sans décor, sans costumes, sans aucun artifice, l’acteur nous lit les lettres qu’il a envoyées à des intermédiaires de la scène culturelle canadienne. À mi-chemin entre le pamphlet et le théâtre, Letter Two propose une prise de parole directe. Et bouleversante.
Production Tony Nardi
Présentation Espace Libre
________________________________
Du 22 septembre au 10 octobre 2009
Du mardi au samedi à 20 h
Le jeudi 1er octobre à 19 h, suivi d'une discussion
Le vendredi 2 octobre à 18 h 30
Les samedis 3 et 10 octobre à 16 h
Rêves, chimères et mascarade
Maîtrise d'oeuvre: Réal Bossé, Pascal Contamine et Christian Leblanc
Trompe-l'oeil : Sain d'esprit
Déguisements, masques et hochets vaniteux : Albert Juif
Bougies : Mathieu Marcil
Bruitage : Ella Rumeur
Distribution Huit artistes dont le travail ne consiste pas à en chercher
Cela se passe aujourd’hui. Dans un lieu obscur, une bougie s’allume, éclaire, puis embrase une pile de manuscrits où se trouvait consignée la mémoire du monde. Rien n’est plus acquis. Tout est à refaire. À tort et à travers, une troupe de croisés des temps modernes, pécheurs réfractaires et désillusionnés, se livrent au piercing et au tatouage, ces engrammes corporels qui, espèrent-ils, les vaccineront à tout jamais de l’oubli. Leurs déguisements facétieux les distinguent, le temps de retrouver, dans le fleuve de leur imaginaire, le saint Graal de l’unanimisme. Ça n’arrête pas de leur couler entre les doigts.
PROPOSITION THÉÂTRALE
Où chercher le territoire mental ailleurs que dans le territoire physique? Les formes de nos personnes protestent inconsciemment de leurs blessures. Leurs lignes cherchent la direction du plaisir. Par un rituel de mascarade, de la sensation au sentiment, la horde se hausse au statut de société policée, morne solidarité. Fidèles à l’adage selon lequel l’œuvre théâtrale devrait être répétée avant d’être écrite afin d’en réserver la paternité à l’acteur, nous ne recourons ici à aucune caution ex machina ou préfixe littéraire. Cela s’appelle du mime, ne ressemble à rien d’autre et exprime avec sensibilité ce que des mots ne disent pas.
Production Omnibus le corps du théâtre
________________________________
Du 20 octobre au 21 novembre 2009
Du mardi au vendredi à 20 h
Le jeudi 29 octobre à 19 h, suivi d'une discussion
Le vendredi 30 octobre à 18 h 30
Les samedis à 16h
Sacré Coeur
Auteurs : Alexis Martin et Alain Vadeboncoeur
Mise en scène d'Alexis Martin
Assistance à la mise en scène Isabelle Gingras
Avec Stéphane Demers, Muriel Dutil, Hélène Florent ou Édith Paquet, Jacques L'Heureux, Alexis Martin
Dans Sacré Cœur, on suit pendant une nuit le docteur Papineau, urgentologue dans son quotidien professionnel, et dans le drame plus personnel qui va bouleverser sa vie. Les urgences : un endroit où les hommes meurent et survivent. Les patients défilent, les infirmières s'affairent, chaque personnage est un cas. Stress, fatigue et fous-rires du personnel soignant, angoisse et détresse des patients : Sacré Cœur dépeint avec justesse et humour la nature humaine dans ce qu'elle a de plus vrai, de plus touchant, de plus désarmant.
Créé en mars 2008, Sacré Cœur a rencontré un immense succès. Aussi, afin de réduire les listes d'attente, et pour satisfaire les nombreux patients en mal de consultation, le NTE a décidé de rouvrir son service d'urgence du 20 octobre au 21 novembre 2009.
PROPOSITION THÉÂTRALE
Ce spectacle est le fruit de la collaboration entre un homme de théâtre et urgentologue, amis d'enfance. Un spectacle à mi-chemin entre l'invention et le documentaire, inspiré par les expériences du médecin, et revisité par l'auteur de théâtre, avec en mire une condensation poétique qui nous parlerait d'un lieu jamais encore vraiment découvert.
En tournée au Québec, en janvier et février 2010
Collaboration mise en scène Alain Vadeboncoeur
Décor et accessoires Françis Farley-Lemieux
Costumes Catherine Gauthier
Éclairage André Rioux
Composition et design sonore Nancy Tobin
VidéoO Yves Labelle
Assisté de Michel-Antoine Castonguay
Direction technique Jean-François Landry
Direction de production et régie Colette Drouin
Régie son et vidéo Réal Dorval
Production Nouveau Théâtre Expérimental
________________________________
Du 1er au 19 décembre 2009
Du mardi au samedi à 20 h
Le jeudi 10 décembre à 19 h, suivi d'une discussion
Le vendredi 11 décembre à 18 h 30
Les samedis 12 et 19 décembre à 15 h
L'affiche
Texte et mise en scène de Philippe Ducros
Mise en scène de Geoffrey Gaquère
Avec : François Bernier, Sylvie De Morais-Nogueira, Denis Gravereaux, Justin Laramée, Jean-Marie Moncelet, Marie-Laurence Moreau, Étienne Pilon, Dominique Quesnel et Isabelle Vincent
En Palestine, lorsque quelqu’un meurt d’une cause reliée directement à l’occupation, des factions s’approprient cette mort, font une affiche avec la photo du martyr et en tapissent les murs du pays. Abou Salem est l’imprimeur de ces affiches. Un jour, il se retrouve à imprimer celle de son fils Salem. La pièce suit les destins des deux côtés de la balle. À travers ces trajectoires croisées, Shahida, la sœur de Salem, essaye tant bien que mal de rêver avec son amoureux Ismaïl, malgré les checkpoints, le soleil et le ciment. C’est la violence extraordinaire d’un impossible quotidien en terre occupée.
PROPOSITION THÉÂTRALE
À l’époque glauque des luttes antiterroristes, voir de l’autre côté des photos noir et blanc et des entrefilets bourrés de trous de balles. Voir qui sont ces gens. Comprendre de quoi est construit notre propre confort et réaliser sa fragilité. Pour ensuite mettre l’humain devant les monstres, la fête face à la mort, les mots au-dessus des armes et l’art en réponse à la propagande. Le tout ailleurs que dans un camp glauque et gris, plutôt dans une galerie d’art, afin de questionner les moyens que nous avons en tant qu’artiste de parler des deuils quotidiens de ceux qui n’habitent habituellement qu’à la une de nos journaux. Et peut-être, par cette épopée, chercher à deviner un peu ce qui pousse un adolescent à s’habiller de bombes et à tuer au nom de la vie.
Décor Magalie Amyot
Costumes Nadia Bellefeuille
Éclairages Thomas Godefroid
Musique Ludovic Bonnier
Direction technique et de production, vidéo Geoffrey Levine
Assistanc eet régie Charlotte Ménard
Production Hôtel-Motel
Codiffusion Espace Libre
________________________________
Dès le 11 décembre 2009 et jusqu'au 19 mars 2010
Les vendredis 11 décembre, 15 janvier, 5 et 26 février, 19 mars, à 22 h
Cinplass, Théâtre spontané
Avec Frédéric Barbusci, Édith Cochrane, Anaïs Favron, Louis-Martin Guay, Guillaume C. Lemée, Antoine Vézina
On ne peut pas réellement résumer un spectacle de Cinplass. Tout d’abord parce que Cinplass utilise la discipline de l’improvisation pour spontanément créer un récit. Puis, parce que Cinplass ne détermine jamais à l’avance la durée d’un récit donné. Ainsi, une soirée pourra se résumer en une longue histoire ou en plusieurs petites histoires avec ou sans lien entre elles. Les histoires peuvent se fondre les unes dans les autres, se juxtaposer les unes aux autres avec (ou sans) noirs d’éclairage en interstices; elles peuvent même se répondre les unes aux autres. Cinplass aborde des thèmes dérangeants, absurdes, hilares, grotesques, sérieux, anodins, stupides, brillants, déprimants, euphoriques et extatiques.
PROPOSITION THÉÂTRALE
Le collectif Cinplass, théâtre spontané, pense que le jeu de l’impro est une chose et que la discipline de l’improvisation en est une autre. Depuis neuf ans, Cinplass s’est affranchi du merveilleux jeu initié par Robert Gravel pour plonger tête première dans la discipline sans cadre et sans artifice de l’improvisation qui inspira jadis les Grecs et les Italiens, pour ne nommer qu’eux. Avec Cinplass, l’enjeu n’est plus, pour l’individu, de vaincre ou de « faire mieux » (chose toute relative), mais pour le groupe d’apposer un « oui » aux propositions d’autrui et de sans cesse ajouter à la sauce dans le but avoué que cela aboutisse à un théâtre spontané.
Production Cinplass
Codiffusion Espace Libre
________________________________
Du 7 au 23 janvier 2010
Le jeudi 14 janvier à 19 h, suivi d'une discussion
Le vendredi 15 janvier à 18 h 30
Le samedi 23 janvier à 16 h et 20 h
Gestes impies (et rites sacrés, cérémonie baroque en plusieurs tableaux)
Texte de Françis Monty, Marc Mauduit, Mathieu Gosselin
Mise en scène de Francis Monty
Avec Marcelle Hudon, Mathieu Gosselin, Marc Mauduit, Denys Lefebvre, Anne-Marie Levasseur, Céline Brassard et Alexandre Leroux
Alors que le ciel, depuis longtemps, est vide, et que se sont peu à peu effrités les anciens rites, les hommes peinent à habiter le monde. Certains d’entre eux, traversant l’existence à tâtons, ne sachant plus célébrer les passages (comment devenir adulte?, comment aller vers l’autre?, comment aimer, expier, mourir?), cherchent tout de même à retrouver, par la fabrication de rituels nouveaux, un peu de leur humanité. À travers une « cérémonie baroque en plusieurs tableaux », c’est ce désir d’échapper à l’émiettement de la signifiance et de renouer avec l’autre que donne à voir la Pire Espèce.
PROPOSITION THÉÂTRALE
Fidèle à l’esthétique de bric et de broc qu’on lui connaît, la Pire Espèce, cette fois, foule des rivages oniriques. Enchevêtrant différentes formes scéniques (théâtre d’objets, ombres, jeu clownesque, danse), la compagnie, dans un nouvel esprit fellinien, fait faire un pas de côté à la réalité. Immergées dans un environnement qui rend audible la « mémoire murmurante des êtres », les images s’assemblent en d’étranges associations : orchestre de cirque ambulant, hommes mécaniques et créatures célestes s’amalgamant dans une suite baroque et surréalisante de tableaux.
Assistance à la mise en scène Manon Claveau
Décor Jonas Bouchard
Costumes et accessoires Julie Vallée-Léger
Éclairages Martin Sirois
Compositeur et bruitiste Nicolas Letarte
Conseiller artistique Olivier Ducas
Conseiller chorégraphique Frédérick Gravel
Direction technique et de production Sébastien Béland
Production Théâtre de la Pire Espèce
Coproduction Festival TransAmériques
Codiffusion Espace Libre
________________________________
Du 28 janvier au 13 février 2010
Du mardi au samedi à 20 h
Le jeudi 4 février à 19 h, suivi d'une discussion
Le vendredi 5 février à 18 h 30
Le samedi 13 février à 16 h
L'amour incurable
Texte de Louis-Dominique Lavigne
Mise en scène de Ghyslain Filion
Avec Sébastien Gauthier, Étienne Pilon, Robert Lalonde, Annie Berthiaume et trois autres comédiens
Dans ce conte de fées pour adultes, un père et ses trois fils se confrontent, dans un grand jeu fantaisiste, mais aussi radical que celui de la vie et de la mort. Ici, une chatte parle, des mains n'ont plus de corps, un humain s'envole comme l'oiseau et le vent est un dur guerrier. Mais l'amour finit par triompher des combats que livre le destin à ces drôles de personnages qui semblent venus d'on ne sait où, quelque part entre le rêve et la réalité.
PROPOSITION THÉÂTRALE
L'amour incurable est une invitation à se plonger dans un univers onirique, au-delà de la vraisemblance, où sont convoqués à la fois, l'insolite, l'humour, la surprise, voire le surréalisme. Cette féerie pour adultes, d'inspiration traditionnelle, propose une vision du monde à la fois moderne et percutante. Le spectateur est convié à une grande fête de l'imaginaire, à la fois grave et drôle, délirante mais porteuse de sens. En une langue à la fois poétique et concrète, L'amour incurable explore des thèmes aussi fondamentaux que ceux de l'amour, de la fratrie, du legs et de l'authenticité. Il se veut un hymne à la vie et au pouvoir émancipateur de l'imaginaire. Tous les éléments théâtraux convergent vers une sorte de réalisme magique, où le quotidien devient un puissant moteur d'enchantement.
Décor et costumes Jacinthe Plamondon
Éclairages Jean Gervais
Musique Vincent Beaulne
Production Les Trois Arcs
Codiffusion Espace Libre
________________________________
Du 18 février au 6 mars 2010
Du mardi au samedi à 20 h
Le jeudi 25 février à 19 h, suivi d'une discussion
Le vendredi 26 février à 18 h 30
Les samedis 27 février et 6 mars à 16 h
Silence radio
Texte collectif
Mise en scène de Geoffrey Gaquère
Avec Amélie Bonenfant, Sophie Cadieux, Rose-Maïté Erkoreka, Mathieu Gosselin, Renaud Lacelle-Bourdon, Anne-Marie Levasseur, Lise Martin, Éric Paulhus et Simon Rousseau
Dans une grande métropole, nous suivons les trajectoires d’hommes et de femmes à un moment charnière de leur existence. Ces funambules ordinaires se retrouveront devant un choix : marcher droit devant ou faire un pas de côté. Parmi eux, une jeune fille trempée, un voyant charlatan, une cosmonaute russe et un homme obsédé par les théories du complot. Cette œuvre chorale questionne le désir d’ascension des humains et les dangers inhérents qu’il comporte.
PROPOSITION THÉÂTRALE
En donnant la parole à tous les membres de la Banquette arrière par la voix de l’écriture collective, nous choisissons un parcours différent de celui qui a mené à l’ensemble de nos spectacles précédents. Un processus qui oblige chacun des participants à se positionner franchement sur les enjeux de la pièce et sur sa place, en tant qu’artiste, dans une collectivité. Avec Silence radio, nous avons envie d’attirer l’attention de nos contemporains sur ce bleu infini au-dessus de nous, ce ciel qui nous voit naître et mourir. Nous avons aussi envie de questionner un mythe fondateur, celui d’Icare. De quoi sont faites les ailes des hommes actuels? Qu’est-ce qui les consume? Qui est Icare en 2009?
Production Théâtre de la Banquette arrière
Codiffusion Espace Libre
________________________________
Du 10 au 20 mars 2010
Du mardi au samedi à 20 h
Le jeudi 18 mars à 19 h, suivi d'une discussion
Le vendredi 19 mars à 18 h 30
Le samedi 20 mars à 15 h
L'Énéide
Auteur et mise en scène Olivier Kemeid (d'après Virgile)
Avec Marie-Josée Bastien, Simon Boudreault, Eugénie Gaillard, Geoffrey Gaquère, Johanne Haberlin et Emmanuel Schwartz
Fuir pour survivre : tel est le triste sort de celui qui court de rue en rue, portant son père sur les épaules et tenant son enfant par la main. Mais il n’est pas seul. Il est un parmi ceux qui, partout dans le monde, laissent derrière eux villes et villages à feu et à sang, pour se lancer à la recherche d’un hypothétique havre de paix. Car, à l’image de ce boat people avant l’heure que fut Énée, lui aussi condamné à l’errance pour trouver une terre à son fils, ils n’ont qu’une idée en tête : poser leurs bien maigres bagages sur une rive un peu plus hospitalière.
PROPOSITION THÉÂTRALE
Bien loin des héros aux destinées toutes tracées par les dieux, les personnages de cette version singulière de L’Énéide ressemblent davantage à ces déracinés qui croupissent dans les camps ou qui se lancent à l’assaut des barrières que d’autres hommes dressent sur leur route. Les Trois Tristes Tigres ont à cœur l’exploration d’une dramaturgie épique. Il ne s’agit pas d’une adaptation : si le mythe de L’Énéide reste le matériau de base, Olivier Kemeid projette sa propre histoire, celle de sa famille, celle de l’émigration de bien des exilés. Avec leurs seuls accessoires, les émigrés racontent leur histoire et réinventent un monde : le leur. Le nôtre.
Assistance et mise en scène et régie Stéphanie Capistran-Lalonde
Décor et accessoires Jasmine Catudal
Costumes Romain Fabre
Éclairages Étienne Boucher
Musique Philippe Brault
Production Trois Tristes Tigres
Codiffusion Espace Libre
________________________________
Du 30 mars au 24 avril 2010
Du mardi au vendredi à 20 h
Le jeudi 8 avril à 19 h, suivi d'une discussion
Le vendredi 9 avril à 18 h 30
Les samedis à 16h
La fin
Conception de Daniel Brière et Alexis Martin
Avec Marie Brassard, Daniel Brière, Michel Charette et Alexis Martin
La fin : celle des chagrins comme celle des festins… Le salon funéraire, le quai de gare, le dernier match de la saison; la fin des haricots, celle de la planète Terre, la catastrophe appréhendée et ses zélateurs, une secte millénariste, le dernier repas, la FIN dans tous ses états. Une étude sur ce qui nous obsède à juste titre dans l’idée de finalité puisque, ce qui donne une épaisseur et une densité à la vie humaine, c’est bien son projet inscrit dans l’horizon de sa mortalité.
PROPOSITION THÉÂTRALE
Un sujet lourdaud? Nenni! Fichtre, on va vous bidouiller ça à la sauce NTE, pléthorique et pas chagrine du tout, un show florilège de moments, de sketchs, de personnages qui empilent les avanies et les coups sûrs, qui manifestent le bon et le mauvais goût nécessaires à toute bonne soirée en notre compagnie… Cinq comédiens qui convoquent 43 personnages au Grand Bal de l’emporte-pièce!
Décor Michel Ostaszewski
Costumes Claire Geoffrion
Éclairages Nicolas Descôteaux
Régie Stéphanie Capistran-Lalonde
Direction technique Sébastien Béland
Direction de production Isabelle Gingras
Production Nouveau Théâtre Expérimental
________________________________
Du 4 au 22 mai 2010
Du mardi au samedi à 20 h
Le jeudi 13 mai à 19 h, suivi d'une discussion
Le vendredi 14 mai à 18 h 30
Les samedi 15 et 22 mai à 16 h
L'amour à trois
Texte de Larry Tremblay
Mise en scène : trois metteurs en scène à déterminer
Avec cinq interprètes à déterminer
L’amour à trois propose une trilogie sur les plaisirs et les affres de l’amour. Tibullus place son action dans une Rome antique imaginaire. Une femme soupçonne son amant aveugle de la tromper. Pour en avoir le cœur net, elle fait appel à un devin hermaphrodite. Sa jalousie provoquera la mort de son amant. La femme aux peupliers prend l’allure d’une fable. Une femme transforme ses amants en arbres. Bientôt, elle sera entourée d’une forêt. Cornemuse met en scène deux jeunes qui vivent l’amour comme d’autres pratiquent le sport extrême. Ils en subiront les conséquences néfastes. Ces trois textes traitent – on l’aura compris – d’Éros et des tours parfois cruels qu’il joue à ses adeptes
PROPOSITION THÉÂTRALE
L’écriture de ces trois pièces explore des modes ludiques et métaphoriques qui appellent une approche théâtrale où la parole est nourrie par une partition gestuelle précise. Trois textes où avant tout il est question du corps amoureux dans tous ses états. Le chiffre trois nous interpelle tous. Trinité, triptyque, trilogie, tromperie, trip. Larry Tremblay récidive avec trois pièces écrites sur vingt années objectives et, fictivement, sur 2000 ans d’histoires d’amours, toutes aussi cruelles et violentes. Trois metteurs en scène se partagent l’évocation d’amours où les corps sentimentaux sont voués à une mort inexorable.
Concepteurs à déterminer
Production Omnibus le corps du théâtre
________________________________
Du 25 au 29 mai 2010
Du mardi au vendredi 20 h
Le samedi 29 mai à 16 h et 20 h
Un atoll dans la tête
Texte et mise en scène de Filip Forgeau
Avec Julien Defaye, Soizic Gourvil et Hervé Herpe
Un atoll dans la tête est un poème sonore et visuel qui pulvérise l’existence… Brigitte Aubonnet, de la revue Encres vagabondes, résume ainsi la pièce : « Filip Forgeau nous transporte sur son atoll dans les pensées intérieures d’un être qui a du mal à délimiter la frontière entre le monde réel et la folie, entre le dedans et le dehors. Nous retrouvons son extraordinaire écriture où les mots sont de véritables patinoires qui nous font glisser d’un univers à un autre. L’émotion et la sensibilité sont toujours très présentes avec la voix si particulière et si touchante de cet écrivain. »
PROPOSITION THÉÂTRALE
Filip Forgeau, auteur et metteur en scène français, s’est retrouvé avec trois autres écrivains en 2005 à l’hôpital psychiatrique de Limoges pour une résidence d’écriture de trois semaines. En est ressorti un texte, une fiction imprégnée du lieu et des rencontres, entre réel et imaginaire. Il ne s’agit pas d’une « écriture documentaire » ou d’une « écriture reportage » sur le monde de l´hôpital, mais bien d’une fiction, d’un voyage immobile, peut-être, onirique, sûrement.Comme le consacre la formule : « Toute ressemblance avec des personnes existant ou ayant existé serait purement fortuite. » Ainsi, de l´hôpital a pu naître la poésie.
Création lumière François Chaffin
Univers sonore Fabrice Chaumeil
Vidéo Paul Éguisier
Régie lumière Claude Fontaine
Production La Compagnie du Désordre
Coproduction Théâtre du Cloître (France)
Présentation Espace Libre