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Historique du théâtre
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À l'affiche cette saison, 2011-2012
(pour les autres saisons, voir les Archives - les détails de la saison peuvent changer sans préavis)


Espace Libre

29 août, 14 novembre 5 décembre 2011, 16 janvier, 27 février et 7 mars 2012 à 20h
Cinplass dans le décor de… et Cinplass + LNI
Auteurs : Cinplass
Avec Frédéric Barbusci, Édith Cochrane, Anaïs Favron Guillaume C. Lemée, Antoine Vézina

Cinq cascadeurs du théâtre, sans filet, partent de rien et improvisent un moment théâtral d’environ deux heures. Ce sera peut-être une histoire linéaire, peut-être une pièce à sketchs ou une courtepointe d’impressions oniriques…  Ou rien de cela.  Rompus aux règles de base de la discipline éternelle de l’improvisation, ils les appliquent et les acceptent en temps réel.  Ce n’est pas un spectacle-jeu ou un sport-théâtre; il n’y a pas de point à gagner, aucune participation du public, aucun thème, aucun décorum, aucun maître de cérémonie, aucune horloge.  Il n’y a qu’un grand vide initial.  Un vide que l’on remplit éventuellement.  Et que l’on vide souvent.  Est-ce que ce sera du grand burlesque? Est-ce qu’on ressuscitera la Nouvelle Vague? Est-ce qu’on invoquera le spectre de Vian ou bien est-ce qu’on fera l’apologie du réalisme?  Nous n’en savons rien.  Et c’est exactement cela, le but de Cinplass : Théâtre spontané : nous ne voulons pas le savoir ! Nous le découvrirons au fur et à mesure, en même temps que vous !

Présenté originalement dans le giron du Théâtre expérimental de Montréal, le premier Match d’improvisation de la LNI est joué à Montréal le 21 octobre 1977. Devant l’engouement créé par l’oeuvre de Robert Gravel et d’Yvon Leduc, le Théâtre de la Ligue Nationale d’Improvisation voit le jour afin d’assurer la diffusion, la production et la promotion de spectacles de théâtre improvisé et, plus particulièrement, du match d’improvisation. Le Théâtre de la LNI voit aujourd’hui l’oeuvre qu’il a popularisée reprise dans pas moins de 35 pays et en sept langues différentes. Associée trop souvent à tort à l’humour et à la facilité, l’improvisation théâtrale demeure d’abord et avant tout une prise de parole dans l’espace public. Les créateurs de Cinplass en font la preuve en évoluant dans des univers foisonnants où les seules contraintes sont celles qu’ils auront eux-mêmes choisies de s’imposer.

Lundi 29 août, 14 novembre 5 décembre 2011, 16 janvier, 27 février et 7 mars 2012 à 20h

Production Cinplass, en collaboration avec le Théâtre de la LNI


Du 23 août au 10 septembre 2011
L'enclos de l'éléphant
Texte Etienne Lepage
Mise en scène Sylvain Bélanger

Sur scène, un homme, confortablement installé chez lui, consent à laisser entrer un inconnu, le temps d’une averse. Mais ce dernier parle. Il parle tant que ses mots envahissent tout. Plus il parle, moins on comprend ce qu’il veut. Ce qui a toujours été clair devient tortueux, et lentement, la parole fait couler dans l’oreille de l’hôte un venin étrange et hypnotique.

Dans ce spectacle inspiré du système carcéral du panoptique, chaque spectateur est isolé dans une cabine le temps de la représentation. Une caméra le filme et un moniteur présente en temps réel les images filmées de la cabine d’un autre spectateur.

Entre la scène et la salle, s’entrechoquent l’insécurité des temps présents et la dérisoire obsession de la surveillance. Bienvenue dans un microcosme : celui où vous êtes seul face aux terreurs sourdes qui sous-tendent votre quotidien.

Responsabilité individuelle et insécurité, voilà les deux paramètres de cette collaboration du Théâtre du Grand Jour avec l’auteur Étienne Lepage. Ce dernier a l’habitude de propulser sur scène des personnages ne laissant entrevoir qu’une partie d’eux-mêmes, des personnages qui ne disent pas tout, mais qui se trahissent, ouvrant les portes de gouffres terrifiants.

Le Théâtre du Grand Jour explore depuis douze ans les mutations de la responsabilité individuelle dans le contexte actuel de désagrégation de l’identité citoyenne. Les événements inclassables comme Le sommet sur l’engagement, Mai 2002 ainsi que les lectures minutieuses de textes relevant d’une dramaturgie de la virulence comme Venise-en-Québec et Autodafé d’Olivier Choinière, Cette fille-là de Joan Macleod, ou encore 2025 l’année du serpent de Philippe Ducros, Moi chien créole de Bernard Lagier et Terrorisme des frères Presnyakov en témoignent.

Le Grand Jour crée un théâtre qui, par ses conventions, fait en sorte que le spectateur ne puisse pas échapper à une forme de responsabilisation. Alors que l’économie de marché est présentée comme un phénomène « naturel », que les individus se considèrent comme des consommateurs et non comme des citoyens, que l’espace politique est trompé par l’instrumentalisation commerciale, comment utiliser le théâtre pour repenser concrètement la responsabilité de l’individu face à la collectivité?

Direction de production Marie-Hélène Dufort
Scénographie et costumes Romain Fabre
Assistance à la mise en scène et régie Jean Gaudreau
Direction technique Louis Héon
Conception sonore Larsen Lupin
Eclairages André Rioux

Du mardi au samedi à 20h
Vendredi 26 août à 18h30, suivi d’une table ronde
Jeudi 1er septembre à 19h, suivi d’une discussion avec l’équipe de création
Prévente: 20$ le billet / Offre valable jusqu’au 23 août pour les représentations du 24 au 27 août

Création Théâtre du Grand Jour, coproduction FTA


Du 19 septembre au 1er octobre 2011
RIMM5 - 5e édition des Rencontres Internationales du Mime de Montréal
Direction artistique : Jean Asselin

Le RIMM5 accueille sept compagnies d’Europe et d’Amérique pour un état des lieux fédérateur de l’Art du corps. Aficionados et néophytes sont conviés au mime dans tous ses états; un menu varié d’œuvres et de pratiques à la croisée de pratiques diverses (théâtre, marionnette, cirque, clown, danse, performance) instille au mime actuel en tant que genre, les germes qui le renouvellent et le redéfinissent désormais dans la globalité culturelle.

Pendant douze jours, le RIMM5 squatte les trois étages d’Espace Libre. Les festivaliers peuvent faire saucette ou alors s’immerger pendant cinq heures dans une diversité d’activités et de spectacles de 30 à 90 minutes. Des artistes, établis ou émergents, conversent, se confrontent, se comparent et se complètent au quotidien: conférences et classes de maîtres, tables rondes, projections de films d’archives et de répertoire complètent la programmation.

Plusieurs forfaits sont disponibles allant d’une soirée complète, aux classes de maîtres ou la totalité de la programmation.

Production : Omnibus Le Corps Du Théâtre


Du 11 au 29 octobre 2011
Zoo 2011
Gardiens de zoo Gaétan Nadeau et Rodrigue Jean

En 1977, le Théâtre Expérimental de Montréal se lançait dans une collection farfelue : un Zoo humain et animal. Trente-quatre ans plus tard, le NTE souhaite revisiter l’expérience. Cette nouvelle collection constituée de moments, de choses et d’organismes vivants qui représente un échantillonnage de ce que trouve un visiteur de passage à Montréal un soir donné. Créer à la façon d’un biodôme, un parcours non dramaturgique, à travers une série de micros climats prélevés à même la ville de Montréal. À quoi ressemble notre ville, comment la redécouvrir, soupçonne-t-on tout ce qu’elle recèle d’antagonismes, de surprises, d’incompréhensions, d’aliénation ? Un télescopage long de trente-quatre ans entre deux territoires, deux visions, deux réalités.

Le spectacle Zoo 2011 rappelle notre souci de rompre avec les formes théâtrales dites normales, et de chercher dans une dramaturgie excentrique, quasi lunaire, des façons de traiter la chose humaine en dehors des cadres conceptuels habituels. Rapport de déambulation, d’observation, antidramaturgie, ciblage de l’attention ou flou contrôlé, le public entre dans un espace dont les contours sont toujours mouvants.

De plus, Zoo 2011 demande de faire appel à des acteurs non professionnels, d’échapper par là à la professionnalisation d’une culture, qui tend toujours à imiter des modèles industriels qui requièrent compétence, fiabilité, productivité… Mais le rôle du théâtre expérimental, n’est-il pas de mettre en cause les schémas industriels dominants et de prononcer une parole affranchie des conventions habituelles ?

Scénographie Simon Guilbault
Conception sonore Nancy Tobin
Direction technique J. Christian Gagnon

Du mardi au samedi à 20h
Vendredi 14 octobre à 18h30, suivi d’une table ronde
Jeudi 20 octobre à 19h, suivi d’une discussion avec l’équipe de création
Prévente: 20$ le billet / Offre valable jusqu’au 11 octobre pour les représentations du 12 au 15 octobre.

Production : NTE


Du 8 au 26 novembre 2011
L'affiche
Texte et mise en scène philippe ducros
Avec François Bernier, Sylvie De Morais, Denis Gravereaux, Michel Mongeau, Marie-Laurence Moreau, Etienne Pilon, Dominique Quesnel, Mani Soleymanlou, Isabelle Vincent.

L’affiche est une pièce sur l’occupation de la Palestine, sur ses impacts tant chez les Palestiniens que chez les Israéliens. On y décrit la violence insupportable d’un impossible quotidien. La parole est donnée à ceux qu’on entend rarement, les anonymes qui en subissent les effets, des deux côtés du Mur. Le texte s’intéresse particulièrement aux processus de martyrisation, à la récupération des drames privés, à des fins de lutte politique et son impact sur le rêve et l’espoir. La martyrisation est une arme de guerre extrêmement présente dans les deux camps.

Le texte est finaliste en 2010 du Grand Prix de littérature dramatique (France). Lors de sa création à Espace Libre en 2009, la production de Hôtel-Motel est nommée « Spectacle montréalais de l’année 2009-10 » par l’AQCT (Association québécoise des critiques de théâtre) et lauréate de quatre Cochons d’Or, dont « Meilleur texte » et « Production de l’année ».

La compagnie de théâtreHôtel-Motel porte ce nom parce qu’elle souhaite par son travail, sortir le spectateur des cuisines du Québec, le faire voyager, afin que la question identitaire propre à notre coin du monde soit ancrée dans une vision macroscopique, en concordance avec les enjeux mondiaux actuels. Depuis sa création en l’an 2000, Hôtel-Motel s’est déployé au Québec, en Europe et en Afrique. À la suite d’une résidence en Syrie et de plusieurs séjours en Palestine occupée et en Israël, Philippe Ducros écrit L’affiche. Le dernier projet de la compagnie, La porte du non-retour, initié pour les 10 ans de Hôtel-Motel a été présenté au Festival TransAmériques en 2011. Issue de deux passages bouleversants en Afrique, cette production souhaite dresser un bilan de ces voyages extrêmes au coeur de la démarche de Philippe Ducros.

Direction de production Catherine Lafrenière
Scénographie Magalie Amyot
Costumes Nadia Bellefeuille
Assistance à la mise en scène et régie Charlotte Ménard
Direction technique Samuel Patenaude
Musique Ludovic Bonnier
Éclairages Thomas Godefroid
Vidéo Philippe Larocque

Du mardi au samedi à 20h
Jeudi 10 novembre à 19h, suivi d’une discussion avec l’équipe de création
Vendredi 11 novembre à 18h30, suivi d’une table ronde
Prévente: 20$ le billet / Offre valable jusqu’au 8 novembre pour les représentations du 9 au 12 novembre

Production Hôtel-Motel


17, 18 novembre 2011, 19, 20 janvier, 1er, 2 mars, 14 et 15 juin 2012, 19h30
La tétralogie de l'impossible
Texte et mise en scène François Marquis
Avec Dany Boudreault, Martine Beaulne, Guillaume Chouinard, Salomé Corbo, Renée Cosette, Stéphane Crête, Eric Forget, Guillermina Kerwin, Marika Lhoumeau, François Marquis

Un plateau de télévision où se tournent quatre émissions de la série Le docteur Crête reçoit. Ce personnage, à la fois réel et fictif reçoit un auteur de théâtre et l’interroge sur une œuvre en chantier : La Tétralogie de l’Impossible. Leur entretien portera sur le processus de création, les conditions de la pratique, le sens, etc. Chaque épisode théâtral est une fenêtre ponctuée d’extraits d’une des quatre pièces qui forment cette Tétralogie, permettant ainsi une démonstration du théâtre dans le théâtre. Quatre œuvres en devenir : Post-Hamlet (novembre 2011), Le narrateur danse (janvier 2012), Une galaxie spirale dans la chevelure de Bérénice (mars 2012) et L’insurrection qui vient (juin 2012).

Inscrite dans la lignée des nouvelles dramaturgies, l’œuvre se construit devant nous. L’impossible est traité sous différents angles : impossibilité de dire, d’éviter l’érosion, de financer, de lutter. Cependant, c’est le processus de création qui se trouve à être le véritable thème. Comment dire ce qu’il faut taire? Comment taire ce qu’on voudrait dire? Est-ce encore du théâtre? D’où vient l’inspiration?

Assistance à la mise en scène Dominique Leduc
Éclairages David Poulin
Caméra Vincent Rouleau
Direction de production Annie Lalande

Production : Les productions À suivre


Du 1er au 17 décembre 2011
Pharmak(ha)os
Texte et mise en scène Pascal Contamine
Avec Martin Choquette, Pascal Contamine, Maxime René De Cotret, Rachel Gratton, Belkacem Labhairi, Mariane Lamarre, Philippe Lonergan, Xavier Malo, Maxime Paradis, Marie Pascale, Anne Sabourin, Mariflore Véronneau

Une jeune femme est retrouvée, chez elle, inconsciente, la moitié du crâne rasé, un symbole énigmatique gravé sur l’avant-bras.Tout porte à croire qu’elle a été l’objet d’un étrange rituel. De qui a-t-elle été victime?
Amnésique, elle est internée à l’Asile de la Cité. Un des excentriques « résidents » prétend la connaître. Celui-ci, désespéré du fait qu’elle ne le reconnaisse pas, convainc les autres patients de lui jouer une pièce singulière…
Entre les murs de la salle commune, se dessine alors une fresque où mythologie et Histoire se confondent.
Pharmak(ha)os, premier volet d’une adaptation contemporaine du mythe d’Œdipe et d’Antigone, dresse un bilan de nos croyances, de leurs dérives et de leur mort, à l’aube du 21e siècle.

Les spectacles du CIRAAM émergent de ses préoccupations, de ses questionnements sur les dogmes et aberrations de la société actuelle. Ainsi les dernières créations de CIRAAM abordent le suicide chez les jeunes, la récupération de la science par les pouvoirs économiques et politiques, la vacuité des médias de masse, la dérive du nouvel ordre international, la solitude dans les centres urbains.

Direction de production et régie Audrey Wyszinski
Scénographie, accessoires et costumes Fruzsina Lanyi
Assistance à la mise en scène Mariflore Véronneau
Mouvement Estelle Clareton
Musique Philippe Lonergan
Éclairages Mathieu Marcil
Vidéo Fred St-Hilaire

Du mardi au samedi à 20h
Vendredi 2 décembre à 18h30, suivi d’une table ronde
Jeudi 8 décembre à 19h, suivi d’une discussion avec l’équipe de création
samedi 10 décembre à 16h et 20h
samedi 17 décembre à 16h seulement
Prévente: 20$ le billet / Offre valable jusqu’au 1er décembre pour les représentations des 2, 3, 4, 6 et 7 décembre.

Production : CIRAAM


Du 20 au 23 décembre 2011, 21h
Dinde et farces : le cabaret de Noël
Auteurs : divers auteurs, formule de cabaret à numéros
Mise en scène : à venir
Distribution : plusieurs compagnies de théâtre ou comédiens

Le Théâtre du Rideau Vert a sa revue de l’année, La Licorne a ses Contes urbains, Espace Libre aura Dinde et farces, le cabaret de Noël.

Spectacle déjanté à la forme explosive, parfois magique, féerique, nostalgique et souvent irrévérencieuse, Dinde et farces propose musique, chant, danse et théâtre sous un même thème : Noël. Dans la pure tradition du cabaret, des créateurs, groupes ou compagnies théâtrales seront invités à concevoir des numéros directement inspirés par cette fête.

Production Théâtre du Party Chinois


Du 11 au 22 janvier 2012
Requiem pour un trompettiste
Texte Claude Guilmain
Mise en scène Louise Naubert
Avec Victor Trelles Turgeon, Marie Turgeon et quatre autres comédiens

Été 1958 : en pleine canicule, une petite ville est secouée par un scandale autour d’une affaire de santé publique. Alors que le maire Rosaire Groulx est à l’hôtel, en train de combler ses désirs charnels, de l’autre côté de la rue, à l’Hôtel de Ville, ses adjoints tentent de camoufler une négligence qui a déjà coûté la vie à de nombreux citoyens. Inspirée de l’affaire Walkerton – un scandale d’eau contaminée qui fit grand bruit dans l’actualité ontarienne –, cette œuvre explore les ressorts de la corruption politique et de la désinformation publique. Tout droit sortis d’un film noir, les personnages, tour à tour victimes et bourreaux, sont pris dans un subtil engrenage qui défie toute moralité.

L’auditoire est divisé en deux. Une moitié assiste à ce qui se passe à l’hôtel de ville et l’autre moitié est témoin de l’action dans la chambre d’hôtel. À l’entracte, les publics changent de place et la pièce recommence au début. Les spectateurs sont donc conviés à observer, en deux temps, les fragments complémentaires d’une même action. D’un point de vue dédoublé naîtra ainsi une œuvre au résultat imprévisible.

Le Théâtre La Tangente est né de la nécessité de créer en français à Toronto pour combler le manque de créations théâtrales de langue française au sud de la province. Les cofondateurs, Claude Guilmain et Louise Naubert sont pluridisciplinaires et polyvalents et leurs projets artistiques sont le fruit de recherche et d’exploration. Notons entre autres, dans leur répertoire, Les Cascadeurs de l’amour, récit poétique de Patrice Desbiens, adapté pour le théâtre et mis en scène de Louise Naubert, qui a valu à la compagnie, le Masque de la production franco-canadienne 2000. Une première version de Requiem pour un trompettiste a été finaliste pour le Masque de la production franco-canadienne, suite à sa présentation en spectacle d’ouverture du Festival Zones Théâtrales, au Centre national des Arts, en septembre 2005.

Direction artistique du projet Claude Guilmain
Scénographie Dany Boivin
Musique et conception sonore Claude Naubert
Eclairages Guillaume Houët-Brisebois

Du mardi au samedi à 20h
Jeudi 12 janvier à 19h, suivi d’une discussion avec l’équipe de création
Vendredi 13 janvier à 18h30, suivi d’une table ronde
Prévente: 20$ le billet / Offre valable jusqu’au 10 janvier 2012 pour les représentations du 11 au 13 janvier.

Production : Théâtre La Tangente


Du 7 février au 10 mars 2012
Invention du chaffage central en Nouvelle-France
Texte Alexis Martin
Mise en scène Daniel Brière
Avec Emilie Bibeau, Pierre-Antoine Lasnier, François Papineau, Danielle Proulx

L’invention du chauffage central aborde le thème du grand choc thermique et de ses retentissements sur notre destin collectif. Le thème du froid, comme métaphore de la vie humaine: le froid comme mort cellulaire, comme désertion des sentiments, comme abandon, mais aussi comme expression de pureté, comme hygiène…Seront au programme : les voyages de Champlain et ses contacts avec les Amérindiens; l’incompréhension du père Lejeune envers les Montagnais cet hiver-là ; la lutte de René Lévesque pour l'électrification des campagnes; la difficile adaptation au froid de février de Djemila de Marrakech, qui a marié un ingénieur québécois… Et nombre d'autres personnages prisonniers des glaces.Le NTE propose avec force et enthousiasme de représenter l'histoire du Canada français, de 1608, lors de la « fondation » de Kébec par Champlain, jusqu'à la crise du verglas de 1998. Dans ce diptyque mémoriel, tous les sauts sont possibles et la machine à démonter le temps est bien lancée !
L’Invention du chauffage central
est le premier volet d’une saga en trois parties, qui explore toujours la même chronologie (1608-1998), mais à chaque fois sous un angle différent.

Le matériau historique a toujours été pour les créateurs du NTE un aliment fondamental de leur théâtrographie; Hitler, Précis d’histoire générale du théâtre en 114 minutes, Vie et mort du Roi Boiteux, Mao Tsé Toung ou Soirée de musique au consulat, Transit-section no 20. Les formes artistiques qui se sont déployées dans l’espace et le temps n’ont pas fini de nous hanter et de reconstruire ce que nous appelons le nouveau… d’ailleurs, le nouveau a une histoire! Cette histoire nous intéresse particulièrement puisqu’elle met en cause la mode et la modernité : nous demandons encore: qu’est-ce que le théâtre… et puis encore: qu’est-ce que le nouveau?...

Scénographie Michel Ostaszewski
Conception sonore John Rea
Eclairages Nicolas Descôteaux

Du mardi au Vendredi à 20h
Vendredi 10 février à 18h30, suivi d’une table ronde
Jeudi 16 février à 19h, suivi d’une discussion avec l’équipe de création
Prévente: 20$ le billet, offre valable jusqu’au 2 février pour les représentations des 8, 9, 10 et 11 février.

Production : NTE


Du 13 au 17 mars 2012
Capital confiance
Texte, mise en scène et distribution Bernard Breuse, Miguel Decleire, Marie Henry, Raphaël Noël, Stéphane Olivier, Hervé Piron, Anne Thuot, Mélanie Zucconi

Parler de la crise? Maintenant? Peut-on avoir confiance dans cette proposition? Pour vous, Transquinquennal et le Groupe Toc vont tomber dans tous les pièges, creuser toutes les ornières, dire tout ce qu’on sait déjà et qu’on n’a pas du tout, mais alors, pas du tout envie de s’entendre dire ou de se voir montrer. Tout ça dans un spectacle qui pue l’opportunisme, la langue de bois et l’hypocrisie, un spectacle de profiteurs, de foutriquets, voire carrément de parasites. Surtout que la crise est finie. Non? Et qu’on voudrait se changer les idées. Autant de questions, tellement peu de réponses et pas de miracles, c'est dans : Capital confiance.

Capital Confiance est un projet commun à Transquinquennal et au groupe Toc. Ces collectifs bruxellois se rencontrent autour d’un sujet brûlant, forcément brûlant, dont on se demande s’il fut un jour tiède.

Transquinquennal, initiateur du projet, fondée en 1989 a toujours gardé chevillée au corps la volonté de remettre sans cesse en question les moyens du théâtre. De les reconsidérer selon les contenus qu’elle aborde. De les redéfinir à l’aune des territoires qu’elle se donne à explorer. De ses spectacles on a souvent dit : « ce n’est pas du théâtre », à quoi il est systématiquement répondu « en tout cas, ce n’est pas du jet-ski ».

Le groupe Toc est né en 2003. Il interroge entres autres, les conditions de la représentation, son caractère éphémère, tout en questionnant la relation acteur/spectateur et en réexaminant les codes et les conventions du théâtre. Le collectif se compose de 6 personnes et rassemble en son sein des gens qui sont à la base acteurs, metteur en scène, écrivain, créateur lumière. Toutefois, la distribution de tâches au coeur de l’équipe de création est à chaque fois revue en fonction du projet. En de nombreux points, ses centres d’intérêt rejoignent ceux de Transquinquennal.

Direction de production Céline Renchon
Scénographie et costumes Marie Szersnovicz
Assistance à la mise en scène Diane Fourdrignier
Technique Amaury Baronnet, Aude Dierkens, Koen Raes
Conception 3D Laurent Talbot

Du mardi au samedi à 20h
Jeudi 15 mars à 19h, suivi d’une discussion avec l’équipe de création
Vendredi 16 mars à 18h30, suivi d’une table ronde
Samedi 17 mars à 16h et 20h
Prévente: 20$ le billet / Offre valable jusqu’au12 mars pour les représentations des 13 et 14 mars.

Production Transquinquennal
Corpoduction : Théâtre de Namur, Théâtre Varia (Bruxelles), en partenariat avec L’Ancre (Charleroi), l'International Informelles Festival (Marseille), L’L, lieu de recherche et d’accompagnement pour la jeune création (Bruxelles), l’ERG (École de recherche graphique, Bruxelles), et la Médiathèque, avec l'aide de la Communauté Française Wallonie-Bruxelles, de l'agence WBT/D et de Wallonie-Bruxelles International


Du 27 mars au 21 avril 2012
Jabbarnack!
Mise en scène : Jean Asselin

Vœux pieux, bonnes intentions, bons sentiments, bonne conscience; florilège de la rectitude éthique. Autant de placards où parquer des cadavres! Comme on en rit pour pas en pleurer, faire semblant que c’est drôle, Jabbarnack! célèbre l’envers de l’indignation. Let’s go! Coup de Jarnac à ces petites lâchetés quotidiennes déguisées en bonnes actions, fantasmes inassouvis, inassumés.
Lumière au néon sur les chimères! Câline de tabarouette de tabarnouche de jarnicoton de Jabbarnack! Et si … un peu de beauté, de justice, de bribes de vrai devaient fleurir sur la bouse. On n’éprouve pas le bonheur dans la santé tant que dans la convalescence. Foin des winners! Le doute est un champignon, une maladie, atavique, lancinante, génétique. Sus aux placébos moralisateurs!
En une quinzaine de tableaux d’une exposition, sept corps : Belle pitoune, Pédé, Jeune fille anorexique, Gros épais, Mal baisée, Beau Brummell et Carrosserie basse donnent à voir le cycle de leur guérison.

Large mission que celle de cette compagnie qui fait son sacerdoce du plus vieil art par l’idée, le plus jeune par la forme! Depuis 40 ans, entre l'acte et le verbe, Omnibus le corps du théâtre explore le mime sous toutes ses coutures. Avec Jabbarnack ! la compagnie s’autorise un spectacle à tableaux, kaléidoscopique et mouvementé. Une balle à plomb pour une cible vaste. Plusieurs générations d’artistes, poètes du corps et de l’âme, ont beaucoup à montrer des grandeurs et misères de l’espèce rationnelle.

Gros mandat! Les maîtres d’œuvre promettent d’être réfractaires et de douter d’à peu près tout, hormis la famille. Maîtrise d’œuvre chez Omnibus : signature du quoi en plus du comment avec interdiction de prétexter la littérature pour se dédouaner de ses actes et obligation de produire de l’art qui ne soit pas inoffensif.

C’est quoi, du théâtre ?

Éclairages : Nicolas Descôteaux
Régie : Jean Gaudreault
Production : Nouveau Théâtre Expérimental

Du mardi au samedi à 20h
Vendredi 30 mars à 18h30, suivi d’une table ronde
Jeudi 5 avril à 19h, suivi d’une discussion avec l’équipe de création
Prévente: 20$ le billet / Offre valable jusqu’au 27 mars pour les représentations du 28 au 31 mars

Production Omnibus, le corps du théâtre


Du 5 au 14 avril 2012, 22h30
Le Chaperon est-il si rouge que ça?
Texte et mise en scène David-Alexandre Després et Jean-François Nadeau
Avec David-Alexandre Després, Jean-François Nadeau

Au coeur de sa féconde fureur de vivre, une préadolescente tente de grandir normalement. Étouffée par sa mère, une femme colérique et obsédée par la sécurité, la jeune fille n’a que son imaginaire pour goûter au bonheur. À gauche de cette relation aussi horrifiante que burlesque, sous une pleine lune dure, dans une forêt aux arbres rachitiques, un Loup rejeté de tous cherche en vain une épaule pour pleurer sa rage, ou un peu de sexe pour éviter la folie. Il voudrait hurler… Mais il éternue. À droite toute, la grand-mère de la petite en combat constant face à la dérive de son autonomie, essaie simplement de fumer, d’allumer sa lampe, de trouver ses pilules ou d’ouvrir la porte… Avec dignité. Quatre solitudes tirent les coins d’un tissu psychosocial alarmant et provoquent une nauséeuse comparaison entre le conte originel et relecture. La morale de Perreault accuse la petite fille d'avoir été imprudente, d'avoir couru après! Or, le Chaperon est-il si rouge que ça? La Tourbière remet en question ces lieux communs qui consistent à séparer trop facilement le mal du bien et les coupables des victimes.

La Tourbière est le nouvel appendice de la compagnie Unanime Théâtre. Inspiré par cet écosystème humide, mystérieux, d’une haute teneur acide, hyper fragile, mais grouillant d’une flore et d’une faune uniques, le théâtre issu de La Tourbière privilégie la rencontre rare de plusieurs médiums scéniques, un cérémonial intime et des discours tragicomiques sur les zones particulièrement sombres de la vie terrestre. Le Chaperon est-il si rouge que ça? est son deuxième spectacle.

Fondée en 2002, Unanime Théâtre se déploie sur différents plans : la création collective, mais aussi l’animation, l’intervention sociale et les commandes d’oeuvre. Parmi ces activités, en 2003, à Espace Libre, elle coproduit avec On part en malade, le spectacle Honey Pie de Fanny Britt, dans une mise en scène de Claude Poissant et  elle  présente aux Francofolies de l'an dernier, l'événement de spoken word J-F Nadeau et Les Muggz.

Direction de production, assistance à la mise en scène et régie
Marie-Hélène Dufort
Scénographie, accessoires et costumes Jonas V. Bouchard
Musique Jez
Éclairages Thomas Godefroid
Œil extérieur Philippe Lambert
Mouvement Danielle Lecourtois
Psychanalyse Jean-Pierre Bienvenu

Production : La Tourbière


Du 1er au 19 mai 2012
PlayTime!
Texte Céline Bonnier, Paul-Patrick Charbonneau, Stéphane Crête, Clara Furey, Gaétan Nadeau, Martin Tétrault, Nancy Tobin
Mise en scène Céline Bonnier
Avec Paul-Patrick Charbonneau, Stéphane Crête, Clara Furey, Gaétan Nadeau, Nancy Tobin

Après avoir visité le thème de la mort et du deuil dans La fête des morts (2003) et dans Le chant des Gaston (2007, Espace Libre), Céline Bonnier se tourne cette fois-ci vers la vie, la vitalité, vers ce puissant ressort que nous avons tous en nous : l’éros ! Celui qui nous propulse toujours vers le vivant, malgré ce champ de deuils que sans cesse nous traversons. Cette énergie, fascinante, nous rapproche autant du nirvana que des macabres et glauques corridors des profondeurs de l’être humain. Comment alors choisir, savoir s’arrêter à temps, comment se servir de l’éros à bon escient ou comment s’en servir puissamment sans mourir... de peine, d’amour, de notre soif d’en vouloir plus, toujours plus ?
Les cinq artistes sur scène, issus de disciplines différentes, aux prises avec ce mouvement intérieur oscillent de l’extase à l’autodestruction. Ils racontent et vivent, tanguant sans cesse entre la lumière et la noirceur la plus dangereuse de cette pulsion incontournable. L’environnement sonore, essentiel au spectacle, sert de pilier et d’inspiration. Les cinq créateurs creusent leur propre labyrinthe « érossien ». Ceux-ci s’enchevêtrent, composent des partitions sonores et laissent voir un choeur chorégraphique.

Momentum est une compagnie qui réunit neuf artistes aux visions distinctes, rassemblés par un même désir de créer du théâtre contemporain et de transcender les frontières de la discipline : Céline Bonnier, Nathalie Claude, Stéphane Crête, Stéphane Demers, Dominique Leduc, Jean-Frédéric Messier, Sylvie Moreau, François Papineau, Marcel Pomerlo. Le travail de Momentum se caractérise par des spectacles où la pratique théâtrale est rarement le seul ingrédient de la représentation, et la compagnie s’est donné le mandat d’en redéfinir les codes à chaque nouvelle production. L’approche a été inspirée par la Zone d’autonomie temporaire (The Temporary Autonomous Zone, Ontological Anarchy, Poetic Terrorism, Hakim Bey, 1991, Autonomedia), qui propose la création d’un territoire délimité dans le temps et dans l’espace, où un groupe d’individus décident eux-mêmes des règles à suivre. La Zone d’autonomie temporaire préconise donc le refus de tout dogme permanent et, par conséquent, constitue une position idéologique qui va à l’encontre de la notion de « produit artistique ».

La multiplicité des visions a été entretenue au sein du groupe, plutôt que de forcer les différentes personnalités à se soumettre à une marque de commerce commune. Momentum se retrouve donc en état de perpétuelle transformation, ce qui n’est sûrement pas étranger à sa pérennité.

Du mardi au vendredi à 20h
Vendredi 4 mai à 18h30, suivi d’une table ronde
Jeudi 10 mai à 19h, suivi d’une discussion avec l’équipe de création
Prévente: 20$ le billet / Offre valable jusqu’au 1er mai pour les représentations du 2 au 5 mai.

Production : Momentum


Du 11 au 16 juin 2012
Scrap
Texte Mathieu Leroux avec la collaboration des membres du collectif
Mise en scène Mathieu Leroux
Avec Sylvestre Caron, Benoît Drouin-Germain, Catherine Lavoie, Mathieu Lepage, Mathieu Leroux, Gabrielle Néron et Antoine Touchette.

Spectacle extérieur, sur la rue Coupal adjacente au théâtre, Scrap tourne autour de trois carcasses de voitures accidentées. Elles servent de décors, d’éclairage et de leitmotiv à l’action.

Une nuit sombre, une voie publique, un accident.
Arrêt sur image comme si le temps s’était figé.
Juste après le crash.
À la seconde où tout change définitivement.

Huit performeurs, trois voitures, un long souffle.
Traverser la noirceur. Trouver une lueur. Peut-être.

Portrait accidenté d’une jeunesse qui vit à toute vitesse, qui abuse du temps, du travail, du plaisir, de l'alcool et des autres.  Scrap est un petit bout de noirceur nécessaire qui permet, éventuellement, d’entrer de plein fouet dans la lumière. Peut-être.

Le collectif de création théâtrale, Les Néos favorise une méthode de travail axé pleinement sur la conscience et lacréativité brutes de l’artiste. L’authenticité et l’honnêteté servent de moteur principal à leur création; plutôt que d’utiliser les conventions théâtrales de personnages et de quatrième mur, le théâtre des Néos se sert de la vie des individus qui composent le collectif. Les spectacles créés ainsi se présentent sans filtres entre le public et les performeurs.

Le groupe se forme à l’automne 2007 à la suite d’un premier stage donné à Montréal par le fondateur du néo-futurisme, Greg Allen. Après avoir envahi quelques lieux durant plusieurs mois, dont le Cabaret du Musée Juste pour rire, le groupe solidifie ses bases auprès de M. Allen à Chicago, pour ensuite s’installer pendant deux ans au Théâtre MainLine avec Pièces pour emporter. S’en suit une série de spectacles, de tournées et participations à des festivals… Sept créateurs performeurs travaillent activement au sein du collectif. 

Direction de production Gabrielle Néron
Scénographie et costumes Angela Rassenti
Assistance à la mise en scène et soutien à la dramaturgie Sarah-Jeanne Séguin
Conception sonore Steve Lalonde

Du lundi au samedi à 20h30
Prévente: 20$ le billet, offre valable jusqu’au 11 mai pour les représentations des 11, 12 et 13 mai.

Production Les Néos