Espace GO

À l'affiche cette saison, 2012-2013
(pour les autres saisons, voir les Archives -
les détails de la saison peuvent changer sans préavis)
Artiste en résidence: Sophie Cadieux
Du 5 au 8 septembre 2012, de 19h à 21h30, 9 septembre 2012, de 15h à 17h30, départ à chaque demi-heure
Je ne m'appartiens plus
Parcours pour un spectateur à la fois
Déambulation dans l’enceinte d’ESPACE GO
Activité dans le cadre de la résidence d'artiste de Sophie Cadieux
Idéation : Sophie Cadieux et Alexia Bürger
Mise en espace : Alexia Bürger
Avec Sophie Cadieux, Nancy Tobin (jeu-performance) et Sophie Corriveau (danse)
Nos objets, nos vêtements, notre placard, notre chambre, notre appartement sont des extensions de notre intimité profonde. Ils révèlent, comme les indices d'une étrange énigme, la quantité de masques que nous revêtons chaque jour pour nous livrer au monde extérieur et au regard des autres.
JE NE M'APPARTIENS PLUS vous propose une déambulation en solo dans les pièces d’un grand appartement où trainent les morceaux intimes d’une vie qui pourrait bien être la vôtre...
NOMBRE DE PLACES
30 spectateurs seulement par représentation
à raison de 5 spectateurs par parcours!
DURÉE
1 h
Une production d'ESPACE GO
Du 2 au 27 octobre 2012
Bienveillance
Texte Fanny Britt
Mise en scène Claude Poissant
Avec Patrice Dubois, Louise Laprade, Dany Michaud, Sylvie De Morais, Christian E. Roy
Cela fait dix-sept ans que Bruno et Gilles, le narrateur, ne se sont pas revus. Deux amis d'enfance que la vie a éloignés. Gilles est avocat, du côté de la victoire à tout prix. Bruno est le beau-père d'un garçon de neuf ans qui, après un accident, est en apesanteur entre la vie et la mort. Réunis à Bienveillance, les deux amis se tiennent maintenant face à face, aux extrémités d'une cause qui les oppose.
Tandis que gravitent autour de Gilles, de retour dans sa ville d'origine, des personnages tant réels qu'imaginaires – de sa mère haute en couleur aux fantômes de ses frères en passant par un père qu'il n'a jamais connu – BIENVEILLANCE plonge le narrateur, et le spectateur, dans une réflexion morale et existentielle, à la fois tourmentée et tendre, et explore le Québec actuel avec sa présupposée opposition entre ruralité et urbanité d'un œil à la fois assassin et amoureux.
Née de surprenantes rencontres entre l'auteure Fanny Britt et les trois instigateurs du projet, Claude Poissant, Patrice Dubois et Dany Michaud, dans des lieux aussi divers que mythiques de Montréal (l'Oratoire Saint-Joseph, un marché public, le Cimetière Mont-Royal, un hôpital...), la pièce se veut le reflet de leurs inquiétudes et de leurs furies intimes. Fanny Britt y a troqué l'arrogance de COUCHE AVEC MOI (C'EST L'HIVER)pour une critique douce-amère sur la fiabilité du 911 et les lâchetés de l'homme.
Assistance à la mise en scène et régie : Catherine La Frenière
Scénographie : Francis Farley-Lemieux
Éclairages : Erwann Bernard
Conception sonore : Philippe Brault
Costumes : Elen Ewing
Direction technique : Éric Lapointe
Une coproduction du Théâtre PàP et de Productions À tour de rôle
Du 13 novembre au 8 décembre 2012
La démesure d'une 32A
(Spectacle bilingue)
À partir de l'oeuvre de Clémence DesRochers
Dramaturgie et mise en scène : Brigitte Poupart
Avec : Pascale Montpetit, accompagnée des interprètes-musiciens Étienne Dupuis-Cloutier, Martin Lizotte et Pierre-Alexandre Maranda
Clémence, dont le prénom est devenu un nom de code pour le rire, l'impertinence et la tendresse, a laissé un chemin de mots tout au long duquel, en se racontant, elle parle de nous. Ce soir, la salle de théâtre prend des airs de cabaret... À travers la voix d'une autre interprète, vous entendrez ses mots et reconnaîtrez la musique qui habille ses chansons. Vous comprendrez alors que Clémence avait un don pour écrire les rires, les sourires et les pleurs… Et une manière unique de raconter le monde!
Clémence, qui fut longtemps à l'écoute de ses contemporains, et particulièrement des femmes, nous a laissé des monologues, chansons et poèmes qui demeurent universels et qui trouvent encore aujourd'hui leur résonnance.
Il y a deux ans, la comédienne Pascale Montpetit nous faisait part de son envie de participer à la création d'un spectacle dans lequel elle pourrait jouer, danser, chanter, s'éclater, rire et faire rire. C'est ainsi que cette artiste passionnée, un brin espiègle, dynamique, sensible et fort attachante s'appropriera les mots de la « Démence des clochers ».
Accompagnée de musiciens, Pascale conjuguera au présent l'œuvre de notre Clémence nationale lors d'un cabaret-théâtre baroque, imprévisible, riche en émotions, composé de morceaux de choix. L'occasion d'aborder la grandeur de cette œuvre comme un matériau dramaturgique - découvrir des textes méconnus, fouiller les carnets de voyages, bousculer l'ordre existant - pour en faire ressortir toute la démesure.
Pour donner forme à ce projet, elle souhaitait retrouver l'amie Brigitte Poupart (Misteur Valaire, Over my dead body, Les Zapartistes), assembleuse de rêves passionnée dont le parcours laisse présager une audace et une irrévérence qui ne devraient pas déplaire à Clémence.
Assistance à la mise en scène : Ève Marchand
Conception visuelle : Brigitte Poupart, assistée de Carolyne de Bellefeuille
Musique originale : Ariane Moffatt
Lumières : Mathieu Roy
Costumes : Denis Lavoie
Maquillages et coiffures : Angelo Barsetti
Du 22 janvier au 16 février 2013
Le dernier feu
Création nord-américaine en français
Texte Dea Loher
Traduction Laurent Muhleisen
Mise en scène, scénographie : Denis Marleau et Stéphanie Jasmin
Avec : Peter Batakliev, Annick Bergeron, Maxime Denommée, Noémie Godin-Vigneau, Louise Laprade, Jérôme Minière, Daniel Parent, Évelyne Rompré
Rabe, qui vient à peine de s'installer en ville, est l'unique témoin de l'accident d'un jeune garçon. Plus les gens tentent de se rapprocher de lui pour comprendre ce qui s'est passé, plus ils réalisent qu'il y a chez cet étranger quelque chose qui cloche.
La vie et les espoirs de huit habitants d'un même quartier s'entrechoquent autour d'un drame qui déclenche une série d'événements troublants. Individuellement, les voix s'étouffent. Nul ne sait que faire de ses sentiments. Sept ans après, chacun s'exprime dans une choralité étrange, loin de tout réalisme, mais à l'intérieur de laquelle raconter devient possible. Avec ses thématiques puissantes et ses personnages ambigus, LE DERNIER FEU éclaire sur la complexité et la fragilité de l'âme humaine et oppose à l'idée de fatalité celle de responsabilité individuelle.
Le chant vibrant de ces âmes seules inspire à Denis Marleau et Stéphanie Jasmin une mise en scène où seront mises en lumière les multiples voix de chacun, dans une proximité des corps qui se rapprochent, se désirent ou se heurtent violemment et dans un univers à l'imagerie enfantine en guise de trame rêvée.
Après avoir fréquenté Thomas Bernhard et découvert Elfriede Jelinek à travers sa pièce JACKIE, le duo poursuit son exploration du théâtre germanique contemporain à travers les mots de Dea Loher. C'est la beauté de son écriture et l'orchestration qu'elle opère en virtuose et de façon bouleversante entre les voix qui se croisent, se confondent ou ne cessent de transmuer entre le « je » et le « nous » qui les ont fascinés. LE DERNIER FEU est une pièce en clair-obscur, qui a la grâce fragile, directe, parfois drôle et essentialiste d'un dessin d'enfant.
Assistance à la mise en scène : Martin Émond
Lumières : Marc Parent
Costumes : Ginette Noiseux
Conception vidéo : Stéphanie Jasmin
Dessins animés : Marie-Pierre Normand
Musique : Jérôme Minière
Montage et staging vidéo : Pierre Laniel
Design sonore : Jules Beaulieu
Accessoires : Stéphane Longpré
Maquillages et coiffures : Angelo Barsetti
Une coproduction ESPACE GO et UBU compagnie de création
Les 4, 5 et 6 février 2013
Au lit avec Virginia
Avec : Sophie Cadieux
Virginia Woolf revendiqua un espace à soi, pour penser et écrire en marge du monde.
Quel en est l'écho aujourd'hui?
Je vous propose une série de lectures comme un feuilleton.
Trois soirs où l'on traverse ensemble Une chambre à soi de Virginia.
Je lis couchée.
Avertissement : parmi ces pages, je glisserai peut-être des missives d'auteurs contemporains.
HORAIRE
Les 4, 5 et 6 février 2013
Pages 1 à 50
4 février 2013 à 19 h
Pages 51 à 100 *
5 février 2013 à 19 h
Pages 101 à 150 *
6 février 2013 à 19 h
*Ces soirées débuteront par un court résumé de la soirée précédente.
NOMBRE DE PLACES
50 spectateurs par soir seulement!
Du 26 février au 23 mars 2013
Cinq visages pour Camille Brunelle
Création nord-américaine
Texte Guillaume Corbeil
Mise en scène Claude Poissant
Avec Julie Carrier-Prévost, Laurence Dauphinais, Francis Ducharme, Mickaël Gouin, Ève Pressault
Inconditionnels du langage formaté des réseaux sociaux, cinq jeunes adultes définissent et construisent leurs avenirs publiquement, et ce en toute impudeur. Par l'énumération d'amis virtuels et d'une orgie de références culturelles, ces jeunes se dévoilent dans une langue vive, un discours laconique et des quêtes éperdues; il faut à tout prix, et pour toujours, être de son temps. Mais que révélera cette urgence de dire, d'être? Et est-elle délibérée?
Portrait après portrait, ils et elles se montrent, s'exposent et se surexposent. Ils et elles érigent parallèlement leurs existences à partir de films vus, de soirées vécues et de rencontres espérées. Ils et elles sont cinq adultes à mettre en scène, devant nous, le spectacle de leurs vies.
Cinq jeunes adultes mettent en scène toutes les étapes de leurs vies. Ils réfléchissent entre eux, et avec nous spectateurs, sur la nécessité qu'a l'humain du nouveau millénaire de traverser et de collectionner toutes les épreuves de son passage sur terre, sur l'envie qu'il a de vivre avec excès chaque seconde pour la figer en même temps en mode souvenir, sur le pouvoir qu'il a d'échanger les données d'émotions devenues classables.
Cinq visages aussi différents que tant d'autres, conscients de leur inconscience et partisans d'une certaine insouciance, plongent au cœur des joies du narcissisme, condensent tous les sentiments et compilent avec un certain masochisme les avantages et les dangers de la vie haute vitesse. Pour se voir eux et nous voir nous.
Assistance à la mise en scène : (À venir)
Conception visuelle : Gabriel Coutu-Dumont, Max-Otto Fauteux, Martin Labrecque
Conception sonore : Nicolas Basque
Mouvement : Caroline Laurin-Beaucage
Direction technique : Éric Lapointe
Une production du Théâtre PÀP
Du 9 avril au 4 mai 2013
La fureur de ce que je pense
Création mondiale
Texte à partir de l'oeuvre de Nelly Arcan
Idéation et adaptation Sophie Cadieux
Adaptation et mise en scène Marie Brassard
Avec Christine Beaulieu, Sophie Cadieux, Monia Chokri, Evelyne de la Chenelière, Johanne Haberlin, Julie Le Breton, Anne Thériault
En l'espace de huit ans, une jeune femme déploie son chant, crée une œuvre et se retire. Juste le temps de poser les bonnes questions. Celles qui dérangent. Celles qui disent la fureur en dedans.
Née en 1973, Nelly Arcan, de son vrai nom Isabelle Fortier, s'est fait connaître en 2001 avec Putain, un premier roman percutant et dérangeant, dans lequel elle parle de son métier d'escorte. Il sera suivi de deux autres livres, soit Folle (2004) et À ciel ouvert(2007). Le 24 septembre 2009, l'auteure s'est donné la mort. Quelques jours après paraissait Paradis, clef en main. Deux ans plus tard, son ultime ouvrage, Burqa de chair, est publié et propose des récits inédits, dont La robe et La honte.
Les mots de Nelly Arcan sont porteurs de questionnements qui habitent Sophie Cadieux sur la projection du féminin dans notre univers ultra-sexualisé et pourtant en quête d'hyperromantisme. Pour la deuxième saison de sa résidence d'artiste à ESPACE GO, la comédienne a souhaité explorer le territoire intime de cette œuvre et faire entendre la pensée de l'auteure autrement que par le spectre de la sexualité spectacle.
Ainsi, sept jeunes femmes, sept « Schtroumpfettes » comme Nelly se plaisait à les appeler, raconteront l'effroi de vivre de l'auteure, c'est-à-dire d'habiter un corps de femme. Exposé et convoité. Elles témoigneront de ce désir commun d'être LA Schtroumpfette. Unique. Désirée.
Pour donner corps aux mots de Nelly Arcan, la metteure en scène Marie Brassard (JIMMY, CRÉATURE DE RÊVE, PEEPSHOW, MOI QUI ME PARLE À MOI-MÊME DANS LE FUTUR) s'entoure d'une équipe d'artistes multidisciplinaires issus de différents horizons et poursuit ses expériences technologiques, dont l'exploration des manières possibles d'utiliser le son au théâtre.
Assistance à la mise en scène : Nadia Bélanger
Décor : Antonin Sorel
Costumes : Catherine Chagnon
Musique : Alexander MacSween
Dramaturgie : Daniel Canty
Maquillages et coiffures : (À venir)
Une production d'Espace Go