Espace GO

À l'affiche cette saison, 2011-2012
(pour les autres saisons, voir les Archives -
les détails de la saison peuvent changer sans préavis)
Artiste en résidence: Sophie Cadieux
Projet plastique
Description du projet : être comédienne consiste à se revêtir de nouvelles peaux, à porter de nouvelles voix. Le corps de l'interprète devient alors en quelque sorte d'usage public, d'une impudeur. Avec l'incursion dans l'univers des princesses, je me suis mise à rêver à ce corps qui se dévoile, qui se multiple, qui se morcelle. J'ai eu envie de convier le spectateur à jouer à la déconstruction dans un certain ludisme. Au-delà de cette interprétation du corps de la comédienne, il y a celui de la femme qui se confronte aux images reçues, aux images idéalisées, aux images construites. Est-ce que l'entièreté du corps correspond à la personne qui l'occupe?
Pour réaliser le Projet plastique, j'ai fait appel à la complice Mireille St-Pierre.
Née à Rimouski et vivant depuis maintenant huit ans à Montréal, Mireille St-Pierre a complété un baccalauréat en Design graphique ainsi qu'un certificat en Arts visuels à l'Université du Québec à Montréal.
Mireille est depuis toujours prisonnière d'un corps de designer graphique, et d'un cœur d'illustratrice. Elle est reconnue pour la finesse et la sensibilité de son travail et son désir de recréer la réalité d'un trait simple, pur et délicat. Ses deux carrières vivent en parfaite symbiose avec ses projets, qui proviennent de tous les horizons.
Quand : Tout au long de la présentation de BLANCHE-NEIGE & LA BELLE AU BOIS DORMANT
Où : Dans le Café-bar d'ESPACE GO
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L'après-GO
Avec : JF Nadeau et avec pas d'casque
Quand : Les 22 et 23 septembre 2011, à 22 h
(Après la représentation de BLANCHE-NEIGE & LA BELLE AU BOIS DORMANT)
Où : Dans la salle principale d'ESPACE GO
Tarif : 17 $, incluant les frais de service
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Tu iras la chercher
Une femme abandonne son travail et part à Prague à la recherche d'elle-même. Elle avance avec l'impression de toujours être en retard sur sa vie et que tout est une reprise, l'imitation d'une vérité fuyante. L'histoire est racontée à la deuxième personne, si bien que le spectateur se retrouve lui aussi à poursuivre cette femme, tout comme l'actrice qui, elle, poursuit son rôle. La vérité se trouve peut-être entre les deux, à mi-chemin entre la salle et la scène. Dans l'imaginaire.
Guillaume Corbeil a terminé en 2011 une formation en écriture dramatique à l'École nationale de théâtre du Canada. En 2010, il signait une biographie du metteur en scène André Brassard, parue aux éditions Libre Expression. Il est aussi l'auteur d'un recueil de nouvelles, L'ART DE LA FUGUE, et d'un roman, PLEURER COMME DANS LES FILMS.
Texte : Guillaume Corbeil
Conseiller dramaturgique et scénique, répondant et accompagnateur : Gaétan Paré
Avec Sophie Cadieux, Monia Chokri, Marie-Pier Labrecque, Sophie Wajda, une interprète
Quand : Les 12, 17, 19, 24, 26 (ou 31) mars 2012
Où : Divers lieux à l'intérieur d'ESPACE GO
Tarif : À déterminer
Du 13 septembre au 8 octobre 2011
Blanche-Neige & La Belle au bois dormant
Texte : Elfriede Jelinek
Traduction : Magalie Jourdan et Mathilde Sobottke
Mise en scène : Martin Faucher
Avec : Éric Bruneau, Sophie Cadieux, Sébastien Dodge
Je regarde votre visage bronzé, Monsieur le Prince, le gel dans vos cheveux foncés et les muscles sous votre T-shirt, je cherche les genoux et les fesses dans votre pantalon de surfeur extra large et demande : Se peut-il que vous soyez vous? Se peut-il que je sois moi? La Princesse
Il était une fois… une jeune femme qui s'aventura dans deux histoires de princesses.
Perdue dans la forêt, Blanche-Neige marchait depuis un bon moment à la recherche des nains lorsqu'elle tomba sur le Chasseur. Elle tenta de lui expliquer que, comme toute héroïne, elle menait une quête désespérée de Vérité. Absorbée par sa propre beauté et par sa rivalité avec sa belle-mère, Blanche-Neige s'embrouilla dans son histoire. Le Chasseur la tua.
Une éternité et un baiser plus tard, la Princesse ouvrit les yeux sur le Prince qu'elle espérait en rêve. Mr. Right?Oh que non!Plutôt un bellâtre prétentieux qui se prenait pour Dieu, son sauveur, son créateur. Et qui expliqua à notre « Belle au Bois Dormant » que son réveil avait relancé pour elle le compte à rebours de sa beauté.
Et si toutes les princesses étaient destinées à se faner?
En 2000, Elfriede Jelinek écrit les DRAMES DE PRINCESSES, dans lesquels elle donne la parole à des femmes de légende. Cette fois, Jelinek fait la peau aux contes de fées et aux fantasmes qu'ils colportent sur les femmes. Sous sa plume aiguisée, Blanche-Neige et la Belle au Bois Dormant deviennent des anti-princesses subversives, des mythes en déconstruction qui se dévoilent dans leur fragilité, leur lubricité et leurs paradoxes… bien loin de Walt Disney!
« À quoi je corresponds? » Les deux courts textes de Jelinek sont porteurs de questionnements qui habitent Sophie Cadieux, et plusieurs femmes de la génération des trentenaires, sur la projection du féminin dans notre univers ultra-sexualisé et pourtant en quête d'hyperromantisme. En mariant notre réalité d'aujourd'hui aux désirs de personnages de contes de fées, Jelinek offre des éclairages multiples sur le sujet.
Assistance à la mise en scène : Emanuelle Kirouac-Sanche
Décor : Max-Otto Fauteux
Lumières : Marc Parent
Costumes : Denis Lavoie
Musique : Michel F. Côté
Accessoires : Normand Blais
Maquillages et coiffures : Angelo Barsetti
Une production d'ESPACE GO
Pièces tirées de Drames de princesseS : La jeune fille et la mort I et II
L'Arche est éditeur et agent théâtral des textes représentés.
Spectacle 30e anniversaire
Du 18 octobre au 12 novembre 2011
Oulipo Show
Textes : Italo Calvino, François Caradec, François Le Lionnais, Jean Lescure, Denis Marleau, Harry Mathews, Georges Perec, Raymond Queneau, Michel Tremblay
Collage, mise en scène et scénographie : Denis Marleau
Avec : Carl Béchard, Pierre Chagnon, Bernard Meney, Danièle Panneton
Les acteurs qui sont là jouent la pièce qui est là/
La pièce qui est là conte l'histoire des acteurs qui sont dans la pièce/
Les acteurs qui sont dans la pièce n'arrivent pas à jouer la pièce qui est dans la pièce/
La pièce qui est dans la pièce ne conte pas l'histoire des acteurs qui sont là
OULIPO SHOW se déroule dans le dénuement le plus total afin que le verbe et la contrainte puissent prendre leur envol. Véritable chorégraphie du langage, ce spectacle repose sur un collage de textes d'auteurs, dont les célèbres EXERCICES DE STYLES dans lesquels l'auteur Raymond Queneau propose quatre-vingt-dix-neuf versions différentes d'une même histoire. C'est dans la « potentialité » que réside cet exercice littéraire : multiplier, métamorphoser, produire de la singularité, jouer. Le même récit, complètement trituré, devient autre. Une grande fête des mots! Un spectacle-performance qui appelle la virtuosité chez les comédiens dont l'art d'interprétation entraînera immanquablement le vertige et la jubilation chez le spectateur.
Assistance à la mise en scène : Martin Émond
Costumes : Isabelle Larivière
Éclairages : Dominique Gagnon
Bande sonore : Gaétan Leboeuf
Maquillages : Angelo Barsetti
Une production de UBU Compagnie de création
Une collaboration entre le Québec et l'Écosse
Du 22 novembre au 10 décembre 2011
Ana
(Spectacle bilingue)
Texte : Clare Duffy (Écosse) et Pierre Yves Lemieux
Mise en scène : Serge Denoncourt
Avec : Catherine Bégin, Magalie Lépine Blondeau, Alain Goulem, Dominique Leduc (Québec) et trois interprètes (Écosse)
Des paroles viennent, je ne sais d'où : "When you look at me, you can see the other selves you could have been. Magical and monstrous." Mes mots éteindront tous les feux de la terre!
Ana Poète, Vancouver 1970.
Ana possède un don. Elle peut se dédoubler. Lorsqu'elle le fait, elle devient une nouvelle femme. Cette nouvelle Ana se retrouve dans un nouveau corps, parfois dans un autre pays, parfois parlant une autre langue. De nouvelles expériences s'offrent à elle, tandis que les autres Ana, laissées derrière, continuent leur vie. De femme à déesse, Ana sera tour à tour mère, meurtrière, danseuse, prostituée, artiste et tant d'autres. Son arbre généalogique est impressionnant : les premières traces d'elle remontent à 5 000 ans, dans la ville mythique d'Ur. ANA n'est pas une histoire de femmes, c'est le récit d'une femme à travers l'Histoire.
ANA est l'un de ces projets théâtraux dont la pertinence sur les plans artistiques et sociologiques transcende les particularités des pays d'où ils proviennent. De renommés praticiens de théâtre du Québec et de l'Écosse se sont penchés ensemble sur un problème de santé en nette progression au XXIe siècle : la dépression nerveuse. De cette collaboration est née une œuvre théâtrale audacieuse. Inspirée de la légende sumérienne de la déesse Inanna, descendue aux enfers, la pièce raconte le périple d'Ana à travers la souffrance éprouvée par des figures de femmes à différentes époques.
Assistance à la mise en scène : Suzanne Crocker
Décor : Louise Campeau
Costumes : Megan Baker (Écosse)
Lumières : Martin Labrecque
Son : Philip Pinsky (Écosse)
Vidéo : Gabriel Coutu-Dumont
Une coproduction IMAGO Théâtre + Stellar Quines Theatre Company
Du 17 janvier au 11 février 2012
Tristesse, animal noir
Texte : Anja Hilling
Traduction : Silvia Berutti-Ronelt, en collaboration avec Jean-Claude Berutti
Mise en scène : Claude Poissant
Avec : David Boutin, Robin-Joël Cool, Stéphane Demers, Pascale Desrochers, Alexandre Fortin, Claude Gagnon, Alice Pascual, Marie-Ève Pelletier
La première chose qui te vient à l'esprit c'est un animal. Un animal rapide au pelage lumineux. Dans cet état. Proche du rêve. On se laisse embarquer. On accepte. Qu'un animal rapide décrive les courbes de lumière.
Une forêt. L'été. Il fait chaud, terriblement chaud. Trois couples abandonnent la ville pour profiter d'un barbecue et d'une nuit en pleine nature. Ils sont amis, ont entre 30 et 45 ans et mènent la vie confortable de citadins branchés. Ils s'apprécient, se jugent parfois, veulent se plaire. Peu à peu, l'alcool délie les langues. Derrière les banalités échangées se dévoilent les inimitiés, les blessures mal refermées, les ambiguïtés. Soudain, une étincelle vole. La nature s'embrase en un animal silencieux. Sournois. Incendie dévastateur. La fête vire à la catastrophe.
TRISTESSE ANIMAL NOIR plonge l'humain au cœur du chaos. Comment réagir à un événement dont la violence nous dépasse, surtout quand il fait irruption avec fracas? Pour faire entendre les bouleversements intérieurs de ses personnages, Anja Hilling propose un théâtre charnel et inventif. En trois mouvements singuliers, elle installe l'insouciance avec un regard d'une grande poésie, crée le choc à travers des émotions brutes et laisse enfin s'apaiser les cendres.
Assistance à la mise en scène : Catherine La Frenière
Décor : Geneviève Lizotte
Lumières : Éric Champoux
Costumes : Marc Senécal
Accessoires : David Ouellet
Musique : Philippe Brault
Chorégraphie : Caroline Laurin-Beaucage
Maquillages : Florence Cornet
Une coproduction ESPACE GO + Théâtre PÀP
Du 16 au 25 février 2012
Straight Right (ou l'art d'être nulle part ailleurs)
Chorégraphes : Louise Bédard, Martin Bélanger, Tim Feldmann, Dominique Porte
Avec : Ève Garnier et Victoria May
Deux femmes, deux danseuses de grande expérience, s'abandonnent ensemble à une réflexion sur leur identité migratoire à travers des chroniques mises en scène par quatre chorégraphes, trois québécois et un danois, un compositeur québécois et une photographe allemande. Dans une histoire remplie de multiples déplacements, les deux interprètes partagent un récit en continuelle construction où s'élabore un chassé-croisé entre le regard qu'elles posent sur l'autre et celui de l'autre sur elles. Entre le témoignage et l'invention, les souvenirs se mélangent et s'imbriquent les uns aux autres telles des poupées russes. Les fragments ainsi rassemblés dévoilent ces trajectoires sinueuses aux diverses couleurs chorégraphiques… explosives d'émotions, hautement physiques, ciselées comme de la dentelle, humoristiques, déconstruites, grinçantes… La musique et la photographie viennent à la fois lier ce puzzle de vies et capter en de brefs instants les traces fugaces de ce voyage artistique.
Née à Paris, Ève Garnier a dansé pour de nombreux chorégraphes et compagnies danois dont l'Opéra Royal du Danemark. Elle a d'ailleurs reçu, en 2006, le prix Morgens Brandts pour sa contribution au monde de la danse au Danemark. De 2009 à 2011, elle a fait partie de la Compagnie Marie Chouinard. Établie à Montréal, elle collabore maintenant avec plusieurs artistes d'ici et d'ailleurs.
Née au Canada, Victoria May a dansé au sein de grandes compagnies du Canada et du Danemark : le Royal Winnipeg Ballet, le Gothenburg Ballet et le Danish Dance Theatre. Elle s'installe à Montréal en 2007 et danse alors pour plusieurs chorégraphes québécois. Parallèlement, elle enseigne au sein d'institutions de renom, dont l'École du Ballet Royal du Danemark et l'Académie de l'Opéra Royal du Danemark.
Depuis 30 ans, la mission unique de Danse-Cité se déploie à travers une prise de risques artistiques qui s'avère des plus fertiles. Véritable phare de la danse d'auteur, cette compagnie, sous la direction artistique de son fondateur Daniel Soulières, se voue à la création en danse contemporaine et opère selon une configuration singulière : elle évolue sans chorégraphes, ni danseurs, ni lieux attitrés. Ce fonctionnement original lui permet d'organiser des saisons ponctuées d'initiatives inédites avec des créateurs novateurs auxquels elle accorde une place privilégiée. STRAIGHT RIGHT (OU L'ART D'ÊTRE NULLE PART AILLEURS) s'inscrit dans le cadre des Traces-Interprètes qui inversent les conventions établies en confiant à un ou plusieurs danseurs la responsabilité d'un projet artistique.
Composition musicale : Olivier Girouard
Conception des éclairages : Rasmus Sylvest
Direction des répétitions : Marie Claire Forté
Photographie : Kay Fingerle
Une production de Danse-Cité
Du 6 au 31 mars 2012
Dissidents
Texte : Philippe Ducros
Mise en scène : Patrice Dubois
Avec : Marilyn Castonguay, Sébastien Dodge, Patrice Dubois, Éveline Gélinas et Pierre-Marc Ouellette
Petit, pour moi, le progrès, c'était qu'un jour, j'allais aller dans l'espace. Un jour, ils auraient trouvé comment y aller, comment monter plus haut que l'air, plus haut que l'attraction de la Terre, me délester de la gravité. Et partir vers les étoiles.
Un homme entre quatre murs, une cellule d'isolement peut-être. À travers une vitre – seule fenêtre sur les bruits du monde extérieur –, trois personnes viennent lui parler et ponctuer ses jours. Elles sont aussi là pour faire la lumière sur son geste, le confronter à ses paroles, provoquer son délire et le faire passer aux aveux. Face à une société impassible vis-à-vis de son évolution, de son progrès et de sa chute, il choisit de crier. Un cri dissident. Mais est-ce celui d'un héros ou d'un monstre?
Un texte politique et poétique, des corps engagés et sensibles, un véritable duel entre la violence et la beauté que l'Homme peut engendrer. Pour la première fois, l'univers sans compromis de Philippe Ducros rencontre celui de l'explorateur formel qu'est Patrice Dubois. Ensemble, ils nous offrent une provocante réflexion sur le mouvement des grandes civilisations et les conséquences de notre soif de progrès.
Assistance à la mise en scène et régie : Catherine La Frenière
Décor : Olivier Landreville
Musique : Benoît Côté
Éclairages : Anne-Marie Rodrigue-Lecours
Accessoires : Fannie Breton-Yockell
Répétiteur : Mani Soleymanlou
Une production du Théâtre PÀP
Accueil étranger – France (4 représentations exceptionnelles)
Du 4 au 7 avril 2012
Cannibales
Texte : Ronan Chéneau
Mise en scène et scénographie : David Bobee
Avec : Yohann Allex, Claire Cordelette-Lourdelle, Eric Fouchet, Alexandre Leclerc, Nicolas Lourdelle, Séverine Ragaigne et Clarisse Texier9
Et pourquoi pas, mon amour...
Faisons un geste, un geste fort
Un geste fun et sexy, comme la poésie...
Au moins une fois dans nos vies
Un geste fort, un geste fou...
Lui
Un couple de jeunes amoureux. Ordinaires. Ils ont la trentaine, une bonne situation, un loft branché, des meubles design. Ils ont tout. Ils rentrent à la maison, s'embrassent, se déshabillent, s'enlacent, s'arrosent d'essence, se foutent le feu. Pourquoi?
Spectacle sous forme d'enquête, CANNIBALES raconte ce qui a pu pousser ces jeunes à leur choix définitif. La nécrologie d'un couple, prétexte à un bilan subjectif, politique et intime des trente dernières années.
Lumières : Stéphane Babi Aubert
Son : Jean-Noël Françoise + Frédéric Deslias
Vidéo : José Gherrak
Régie générale : Thomas Turpin
Construction décors : Trambert Regard /Ateliers Akelnom, avec l'aide du CDN de Normandie
Une production de la Compagnie Rictus / Une présentation d'ESPACE GO
En coproduction avec Scène nationale de Petit Quevilly/Mont Saint Aignan, L'Hippodrome, Scène nationale de Douai, Centre Régional des Arts du Cirque de Normandie, La Brèche
Du 24 avril au 19 mai 2012
Une vie pour deux (La chair et autres fragments de l'amour)
Texte : Evelyne de la Chenelière, à partir du roman de Marie Cardinal
Mise en scène : Alice Ronfard
Avec : Jean-François Casabonne, Violette Chauveau et Evelyne de la Chenelière
Même mortes elles l'attirent. Le cadavre d'une femme sur la plage et c'en est fait de mes vacances. Elle vaut quand même moins que moi, puisqu'elle est morte. Simone
Simone et Jean-François entreprennent des vacances de quelques semaines en Irlande avec l'espoir de donner un second souffle à leur vie de couple. Un jour, Jean-François découvre sur la plage une femme morte. Qui est cette femme? A-t-elle été assassinée? S'est-elle suicidée? Depuis, l'ombre de la femme ne les quitte plus. Elle devient si présente entre eux qu'ils décident de lui inventer une existence. Ce jeu aura un impact inattendu sur leurs vies.
UNE VIE POUR DEUX ausculte la relation fusionnelle à laquelle aspire Simone avec son compagnon de vie. Après vingt ans d'une vie en couple, comment retrouver le fil perdu des années et communiquer à l'autre son monde intérieur? Fantasme autant que fantôme, la femme trouvée sur la plage alimente un dialogue nouveau entre eux, dans lequel se reflètent les obsessions du couple, l'image travestie des remords et des regrets de chacun. À deux, ils réécriront son histoire et, en filigrane, celle de Simone s'exprimera.
Assistance à la mise en scène et régie : Alexandra Sutto
Décor : Gabriel Tsampalieros
Lumières : Caroline Ross
Costumes : Ginette Noiseux
Musique : Simon Carpentier
Une production d'Espace GO