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Du 15 au 23 octobre 2010
The Flood Thereafter
Texte en anglais / Text In English
Texte Sarah Berthiaume
Traduction Nadine Desrochers
Mise en scène Emma Tibaldo
Avec Stephane Blanchette, Catherine Colvey, Chimwemwe Miller, Amelia Sargisson, Felicia Shulman et un autre acteur

The Flood Thereafter is a twisted fairytale set in a tidal pool of a fishing village on the Lower St-Laurence. It tells the story of June, daughter of Grace, the owner of the local restaurant, who cursed the small community and drove away the women of the village. Now, when June strips at Bar Émotion the men weep helplessly. But June tires of carrying the fishermen's burdens. When the trucker Denis appears, he breaks the spell holding back a tide.

Talisman Theatre is an award-winning Montreal-based production company specializing in English-language premieres of contemporary Quebecois plays. Since 2005, they have been drawn to raw takes on poetic subjects in trashy settings. Talisman's previous productions include: That Woman, Down Dangerous Passes Road, winner of the Prix de la critique for Best English Production, and 2009's stunning, Rock, PaperJackknife....

Le bas du fleuve, dans sa beauté humide, et le beige de ses maisons-mobiles. Un village où des hommes, autrefois pêcheurs, ont choisi de rester sur la grève pour froncer les sourcils et aimer une fille à la beauté improbable, dont le corps nu les fait pleurer soir après soir, sous le grésillement des néons roses. Puis, le vrombissement d’un moteur. Un camion dans le parking. Un homme qui descend pour commander une bière. Et le déluge. Mais seulement après.

Lyne Paquette et Emma Tibaldo se sont rencontrées à l'École nationale de théâtre du Canada où elles ont travaillé sur des productions étudiantes. En 2005, elles ont fondé Talisman Theatre. Leur créneau est de présenter, en premières montréalaises, des œuvres québécoises francophones en anglais. Les réalisations antérieures de Talisman Theatre sont : That Woman, Down Dangerous Passes Road — récipiendaire du Prix de la critique 2008 pour la meilleure production anglophone –, et en 2009, la saisissante production Rock, Paper, Jackknife...

Mouvement Rasili Botz 
Scénographie Lyne Paquette
Costumes Fruzsina Lànyi
Lumière David Perreault Ninacs
Environnement sonore Michael Leon

15, 16, 19 oct 2010 à 20h
20 oct à 13h30 et 20h
21, 22 oct à 20h
23 oct à 15h et 20h

26$ regular, 22$ students/seniors
Pay-what-you-can: Preview, Thurs. Oct. 14 (minimum $10)

Une présentation et une production de Talisman Theatre - Facebook

La Chapelle
3700, rue Saint-Dominique
Billetterie : 514-843-7738

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 Critique
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par Mélanie Thibault

Noyade de l’équipage

Le lieu rêvé du monologue et des longues discussions. Le paysage est bien incarné par la parole, mais le texte reste en surface. Une fable qui, par sa narration et ses dialogues, tente en vain de rassembler l’équipage pour se vautrer dans la tempête de l’émotion. Hélas, le bateau sombre et plonge dans la nuit noire de l’endormissement. Trop de mots pour si peu de contenant.

Le spectateur est conduit en bord de mer dès son arrivée. Des amas de pellicules filmiques, ou bien ce qui en a l’air, constituent le décor, faisant office d’algues et d’une grande chevelure ténébreuse avec laquelle le personnage principal, June, danse nue. Un appartement, un bar et un restaurant sont tous trois représentés par de longues arêtes de métal. De belles trouvailles scénographiques de Lyne Paquette.

La jeune danseuse June veut se faire aimer d’un étranger. Elle est en complète dérive. Elle n’a pas connu son père et craint de le croiser au détour d’une danse dans le bar du village où elle a vu le jour. Sa maman est épuisée. Elle se sent vieille et usée par la vie qu’elle retient dans son restaurant de poisson. Omer, un homme du village, se complait dans la bière pour asperger son déclin, sans travail pour cause d’accident oculaire. Sa femme l’attend et déprime. Tout va très mal. Tout, sauf l’espoir de revivre des jours meilleurs. Espoir qu’un jeune homme de passage ravive chez June.

Au bout d’une heure et demie, la tête dans l’eau, pas de surprise, sauf le désir de remonter en surface et de remettre les pieds sur terre. Comment un projet aussi impliquant pour les gens sur scène peut-il laisser de glace ? C’est peut-être en partie dû à la maladresse généralisée des acteurs. Aucune subtilité ni nuance n’est proposée. Le personnage est en colère, nous ne voyons que de la colère, il est triste, même jeu. Les corps sont aussi malhabiles lorsqu’ils se déplacent d’un espace à l’autre ou interagissent entre eux. De retour au sec, ne reste que le goût amer d’un mauvais téléroman.

20-10-2010

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