Premier Acte

À l'affiche cette saison, 2011-2012
(pour les autres saisons, voir les Archives - les détails de la saison peuvent changer sans préavis)
Du 11 septembre au 11 octobre 2011
Lieu : Restaurant bar La Cuisine, 205, rue Saint-Vallier Est, Québec
Du dimanche au mardi à 19 h
Notes de Cuisine
Texte Rodrigo Garcia
Traduction Christilla Vasserot © Éditions Les Solitaires Intempestifs
Mise en scène : Frédéric Dubois
Avec Sébastien Dorval, Jean-Michel Girouard, Marianne Marceau et deux autres comédiens à confirmer
Sur la table du buffet s'entassent, se superposent et se renversent idées crues, salées, douces et amères. L'humour est omniprésent, mais la réflexion, la réalisation et la confrontation sont inévitables. Comme au fil d'un repas, on passe de l'entrée au plat de résistance (souvent costaud), on attend un peu avant de se lancer dans les fromages bleus et on espère digérer en suçant une petite menthe. On y passe au crible la société de consommation. L'œuvre de l’auteur est pamphlétaire. Le spectateur ne peut pas être simple spectateur. Garcia appelle en lui le citoyen, l’Homme, et le place devant toutes ses contradictions. Il l'affronte dans ses convictions les plus quotidiennes, avec une poésie crue, gourmande, musicale, explosive.
Le Théâtre du buffet vous invite à l’extérieur des murs de Premier Acte, dans un bordel théâtral où ce sont les tripes qui gouvernent notre malaise, nos désirs et notre appétit sexuel. Une fête qui nous raconte et nous bouscule un peu comme un joyeux temps des fêtes qui déborde agréablement et marque le convive qui se rappellera de la « fameuse fois où »...
Venez donc goûter à nos petits oignons marinés et aux sandwichs de Paris pâté.
Forfait souper-théâtre 30 $ ( Taxes et pourboire inclus, frais de services en sus) en prévente sur le réseau Billetech
Les billets à prix régulier sans le repas sont en vente à la porte seulement selon la disponibilité des places
Une production Le Théâtre du Buffet
Du 18 au 28 octobre 2011
Entre vous et moi, il n'y a qu'un mur
Texte et mise en
scène Jocelyn Pelletier
Avec Lucien Ratio, Éliot Laprise, Alexandrine Warren, Joanie Lehoux et Noémie O'Farrell
Un espace vide, désaffecté, où les corps et les idées se fracassent. Un couple se questionne et questionne le public sur l’intérêt et la place de l’amour dans notre société. Une mère modèle est trop occupée à être parfaite pour prendre soin de ses deux filles. Une jeune femme et son alter ego tentent de se remémorer une soirée cauchemardesque. Un homme crache ses frustrations sur un mannequin de centre commercial;. Et finalement, on se retrouve en plein cœur d’un établissement scolaire sur le point d’être frappé par un évènement tragique…
Toutes ces existences en quête/perte de sens forment une fresque que j’ai nommée Entre Vous et Moi, il n’y a qu’un mur.
… des corps et des idées se fracassent sur fond d ‘émotions/(stroboscope; étreintes vides…
À l’image de notre société, ce sera un spectacle exigeant et surchargé.
Ce spectacle sera/est une révolte.
Assistance à la mise en scène : Rachel Lapointe
Scènographie : Dominic Thibault
Assistance à la scénographie et éclairages : Jean-François Labbé
Conception sonore : Pascal Asselin
Mouvements: Karine Ledoyen
Une production SUSHI (POISSE/SON/MORT)
Du 8 au 26 novembre 2011
L'absence de guerre
Texte : David Hare
Traduction : Daniel Benoin
Mise en scène : Édith Patenaude
Avec : Marc Auger, Vincent Champoux, Jean-Michel Déry, Gabriel Fournier, Laurie-Ève Gagnon, Israël Gamache, Catherine Hughes, Marie-Hélène Lalande, Joanie Lehoux, Jean-René Moisan, Jessica Ruel-Thériault, Claudianne Ruelland et Réjean Vallée
Aujourd’hui, en Angleterre. Les élections sont déclenchées.
Au sein de l’opposition officielle, les troupes sont joyeuses, confiantes. La guerre électorale bat son plein.
Puis, il y a l’entrevue télévisée avec Linus Frank.
Autour du dérapage de George, toute l’organisation entre dans un état de crise chaotique : les désaccords éclatent et poussent chacun à créer des clans, à se salir les mains ou à tenter de résister. Surtout, à tenter de survivre à l’effondrement de sa démocratie rêvée.
Dans L’Absence de guerre, la situation politique est étonnamment semblable à la nôtre : une crise économique plane, les Conservateurs sont au pouvoir et le système parlementaire est pour ainsi dire le même.
Ailleurs, des populations sont prêtes à mourir pour l’obtention de la démocratie (pensons au Moyen-Orient), tandis qu’ici, nous hésitons à y jouer un rôle et, surtout, oublions que nos plus grands combats pour vivre dans une société basée sur la justice et l’équité ont eu lieu. Aujourd’hui, nous devons admettre que notre machine démocratique s’est sclérosée au point que la vérité n’arrive plus à transparaître. Ces tares de notre système sont dénoncées dans L’Absence de guerre : l’impossibilité politique de la spontanéité, de la vérité franche, de la passion. Pour les personnages comme pour nous, la question se pose : comment survivre à l’effondrement tranquille de notre démocratie rêvée?
Assistance à la mise en scène : Caroline Boucher-Boudreau
Éclairages : Jean-François Labbé
Scénographie: Gabrielle Arseneault
Conception de l'environnement sonore: Mathieu Campagna
Une production Les Écornifleuses
Du 10 au 28 janvier 2012
Loin
Loin, c'est aller au plus loin de soi, vers ce qui est aussi soi-même et les autres, à la fois ici, ailleurs, partout et nulle part, vers les vestiaires de l'enfance, des pays imaginaires, rêvés, vers l'avenir qui approche, qui attire. Loin, c'est un état, un moment, un lieu, une idée, un espace, une mesure. Loin, c'est quand on n'est plus ici, mais en même temps là, c'est quand on veut se déplacer vers ce qui nous est propre, partir, découvrir, voyager, connaître, raconter. C'est quand on veut, on peut, ou désire rencontrer l'autre, là-bas, lui ramener un bout soi-même, repartir avec des fragments de lui, de ses gens, de ses sens. Loin, c'est demain, hier, et c'est parfois même et souvent aujourd'hui, toujours, jamais. Loin, c'est penser, regarder, ouvrir, déplacer. C'est témoigner, archiver, rendre compte, faire des ponts, des points, refaire un monde, un pays, un continent, ses rives, ses frontières, ses continents. Loin, c'est une envie de crier, de porter, d'exprimer, de défendre, de naître, de vivre, de mourir.
Loin, ce sont des gens qui vont et viennent, qui partent, qui arrivent, c'est le récit d'un homme qui part, qui fuit, qui va, qui découvre, qui apprend, qui trouve. C'est une histoire d'amour et de deuil, de perte et de peine, c'est aussi une quête, une odyssée, un combat, une aventure. Loin, ce sont des gens en fuite, en choc de culture, qui vont au plus loin d'eux-mêmes, au plus profond de la vie, de leur vie. C'est le récit d'une existence morcelée, battue, perdue, retrouvée, au milieu d'une terre qui s'ouvre, qui souffre, qui saigne, qui éclate, qui s'épand et qui s'éprend. Loin, loin, loin, loin.
Équipe de création : Thomas Gionet, Jeanne-Gionet Lavigne, Lucien Ratio, Jean-François Labbé, Alexandre Thériault, Hugo Lamarre, Éliot Laprise et Jonathan Gagnon
Une production Théâtre du Hareng Rouge
Du 31 janvier au 11 février 2012
En attendant Gaudreault précédé de Ta yeule Kathleen
Texte et mise en scène : Sébastien David
Avec : Frédéric Côté, Sébastien David et Marie-Hélène Gosselin
Deux courtes pièces, un seul univers : un flot de paroles sans ponctuation à cheval entre poésie et spoken-word, des personnages égarés, les années 1990, le bruit de la ville, la solitude…
EN ATTENDANT GAUDREAULT –William, le junkie, Monique, l’amoureuse enfermée, et Dédé, le petit de la construction, attendent Gaudreault. Mais Gaudreault n’arrivera jamais… Continuer ou arrêter d’attendre? Espérer ou tout laisser tomber? Là se trouve le dilemme de ces trois personnages qui n’ont pas de moyens, qui n’ont pas « les mots, sacrament » pour se défendre, s’aimer ou se raisonner, mais qui pourtant vivent à plein, dans la douleur certes, mais dans l’espoir naïf, l’espoir des âmes esseulées.
TA YEULE, KATHLEEN – Kathleen, le bébé, pleure sans cesse et c’est insupportable. N’en pouvant déjà plus d’être mère à la maison, Lynn, la mère célibataire, fera tout ce qu’elle peut pour sortir de son deux pièces et demie, le temps d’une soirée, qu'elle ait une gardienne ou pas. Déchirée entre son rôle de mère et son désir d’être femme, Lynn trouvera davantage de raisons de désespérer.
Scénographie et costume : Anne-Marie Bérubé
Éclairages, direction technique et régie : Catherine Comeau
Son : Thierry Gauthier
Une production Collectif en Attendant
Du 21 février au 10 mars 2012
Iphigénie en auto
Texte et mise en scène : Maxime Robin
Avec Marc Auger-Gosselin, Martin Boily, Jeanne Gionet-Lavigne, Catherine Hugues, Noémie O'farrell et Lucien Ratio
ELECTRE et ORESTE – On l’a pris verte, on sait que c’est ta couleur préférée. Elle a juste deux portes, mais c’est bien pour commencer. Elle est à toi, juste à toi. C’est toi qui vas la conduire, pis va falloir que ce soit toi qui t’en occupes. Mais tu vas pouvoir aller partout. C’est à toi. Juste à toi. Prends les clefs.
C’est l’histoire d’une famille qui implose. D’une mère qui n’arrive pas à faire son deuil. D’un père qui n’arrive pas à se pardonner. De deux enfants qui survivent, eux, en se racontant des histoires. C’est l’histoire de ces histoires-là. Et de celles qu’on n’arrive plus à raconter.
Environnement sonore : Luce Bélanger
Environnement visuel : Karine Galarneau
Une production la Vierge folle
Du 20 mars au 7 avril 2012
La Date
Texte collectif d'auteurs
Mise en scène : Alexandre Fecteau
Avec : Frédérique Bradet, Maxime Robin, Sophie Thibault et un autre comédien à confirmer
Un de vos meilleurs amis vous convie à une grande fête, question de vous présenter sa nouvelle flamme. « Enfin! Déjà la trentaine, et il n’avait que des rencontres ratées à son tableau de chasse », pensez-vous. Mais qu’en est-il des autres convives? Seront-ils aussi enchantés que vous à l’idée de voir cet ami s’afficher ainsi, heureux, épanoui?
Car, après tout, ce n’est pas une conduite digne de votre cercle d’amis où l’on s’évertue à décrier les maux de la conquête amoureuse et où personne n’a la langue dans sa poche… Décidément, avec la jalousie de l’un, le côté « drama queen » de l’autre, ce nouvel amant ne saura clairement pas faire l’unanimité. Et si, ce soir, ce nouvel amant, c’était vous?
Verre et amuse-gueule à la main, entrez dans ce loft où, bien vite, vous ne saurez trop qui, dans la salle, mène réellement le bal. Vous? Eux? Les autres? Et parmi les différentes pièces du lieu, où choisirez-vous d’aller? Dans chaque espace, son drame… Salon, salle de bain, cuisine, chambre à coucher, salle à manger… Choisissez bien votre place!
Assistance à la mise en scène : Geneviève Dionne
Collaborateurs : Fabien Cloutier, François Leclerc et Raymond Poirier
Une production signée Nous sommes ici
Du 17 avril au 5 mai 2012
Amours écureuils
Texte Jean-Michel Girouard
Mise en scène Vincent Champoux
Avec Marie-Hélène Gendreau et Jean-Michel Girouard
Lui, Alex.
Elle, Agathe.
L’autre, l’Écureuil.
« Notre histoire, c’est une belle histoire. J’ai peur que tu l’oublies. Pis, je veux te raconter ce que tu sais pas aussi. Parce que les fois où j’ai souri, mais où t’étais pas là, passeront pas au téléjournal. Les fois où j’me suis levé en retard, parce qu’il n'y avait personne pour vérifier le réveil, passeront pas aux Bloopers TVA. Les fois où j’ai pensé à toi, où je t’ai dit « je t’aime » dans le silence de mes insomnies, sortiront pas en coffret DVD. Fak tu le sauras jamais. Fak c’est pour ça que j’ai envie de rester. »
Par un soir de printemps, Alex retourne chez Agathe son ex-copine. Il entre dans son appartement, puis dans sa chambre alors qu’elle est endormie. Du moins, c’est ce qu’il croit. Mais Agathe ne dort pas, elle fait semblant. Alex profitera de ces quelques heures avant l’aube pour lui raconter une histoire. La sienne. La leur. Au fil des anecdotes, des souvenirs et des confessions, Alex tentera de faire la paix avec Agathe. Se réconcilier avec lui-même pour enfin faire taire l’Écureuil.
Une histoire d’amour sur fond de poésie, de hockey et de rongeurs.
Une soirée qui donne envie de se rapprocher, de « frencher », de dormir collés.
Scènographie : Marie-Renée Bourget-Harvey
Une production Théâtre Jésus, Shakespeare et Caroline
Du 24 au 29 avril 2012
Para quedar / pour rester humain
Mis en œuvre par les Productions Rhizome (Québec) et créé en collaboration avec la Compania de Danza et de Arte Escénico de Colima (Mexique)
Para quedar présente deux propositions, deux écritures, deux performances se déployant autour d’un même thème : celui de la condition humaine par rapport à son animalité. Mis en œuvre par les Productions Rhizome (Québec) et créé en collaboration avec la Compania de Danza et de Arte Escénico de Colima (Mexique), ce spectacle multiforme et interculturel est né de la rencontre d’une équipe mixte de créateurs autour de deux poètes issus des cultures mexicaine et québécoise, soit Cristobal Barreto et Carl Lacharité.
Sous la forme d’un manifeste poétique, Cristobal Barreto énonce la nécessité de se défaire de son humanité et de retourner à l’état de singe. Carl Lacharité, quant à lui, propose une réflexion sur le vivant, une performance où les plus simples et les plus complexes expressions du vivant se télescopent (cellule, fougère, communauté, civilisation).
Créées au Mexique, les trames sonores et visuelles mettent en relief la proximité des différents états d'être. Présents sur scène, les poètes évoluent dans un dispositif qui réagit à leurs gestes et à leurs déplacements et qui les met en rapport avec une représentation des différentes facettes du vivant, dont eux-mêmes. Cette production utilise la danse et la reconnaissance de mouvements dans un environnement sonore afin de créer un espace où parole et gestualité s'entrecroisent, se marient, se nourrissent l'une l'autre.
Production : Rizhome
Créé en collaboration avec: Compania de Danza y de Arte Escénico de Colima (Mexique)