Théâtre de la Bordée

À l'affiche cette saison, 2011-2012
(pour les autres saisons, voir les Archives - les détails de la saison peuvent changer sans préavis)
Chaque mardi de la deuxième semaine de représentations, dès leur sortie de scène, retrouvez les équipes pour des confidences, des débats, des secrets de coulisses.
Prochaines dates : 27 septembre 2011 – 9 novembre 2011 – 24 janvier 2012 – 6 mars 2012 – 17 avril 2012
20 septembre au 15 octobre 2011
Tom à la ferme
Texte de Michel Marc Bouchard
Mise en scène de Marie-Hélène Gendreau (assistée de Jessica Ruel-Thériault)
Avec : Joëlle Bond, Frédérick Bouffard, Lise Castonguay et Steve Gagnon
Tom, jeune publicitaire homosexuel, quitte Montréal pour assister aux funérailles de son amoureux dans un petit village isolé. Il comprend que son amant s’est inventé une autre vie pour dissimuler son orientation sexuelle. Il accepte de jouer un rôle qui n’est pas le sien sous les menaces du frère du défunt, qui veut éviter de décevoir sa mère.
Alternant entre violence et érotisme, la dernière oeuvre de l’auteur chéri du public de la Bordée
bouleverse par sa réflexion sur le mensonge et la cruauté.
Assistance à la mise en scène : Jessica Ruel-Thériault
Décor : Marie-Renée Bourget Harvey
Costumes : Maude Audet
Éclairages : Hubert Gagnon
Musique : Philip Larouche
Du 1er au 26 novembre 2011
Kanata - Une Histoire renversée 1ère partie
Texte de Loup bleu et Jean-Frédéric Messier
Mise en scène d’Antoine Laprise et de Jacques Laroche (assistés de Catherine Desjardins-Jolin)
Avec : Antoine Laprise, Jacques Laroche, Suzanne Lemoine et Guy Daniel Tremblay
Après nous avoir présenté plusieurs textes fondateurs de notre civilisation, Loup bleu aiguise son crayon à la réécriture de l’Histoire du Canada. Mais attention ! C’est d’une Histoire « renversée » dont il est question ici.
Bien plus qu’une apologie des Premières nations, KANATA – Une Histoire renversée se propose donc de relire le peuplement et le développement du pays d’un point de vue différent, celui des peuples indigènes. Dans cette histoire, les Autochtones auront les rôles principaux, les Européens et leurs descendants seront les « Autres », ce qui change totalement la perspective.
Toujours très attendus, les spectacles du Sous-marin jaune touchent notre esprit, notre sens
critique et notre âme tout en divertissant.
Assistance à la mise en scène : Catherine Desjardins-Jolin
Décor : Christian Fontaine
Marionnettes : Le Sous-marin jaune
Éclairages : Christian Fontaine
Musique : Christian Bouchard
Codiffusion avec le Théâtre du Sous-marin jaune
Du 17 janvier au 11 février 2012
Fin de partie
Texte de Samuel Beckett.
Mise en scène Lorraine Côté (assistée de Caroline Martin)
Avec : Hugues Frenette, Jacques Leblanc, Roland Lepage et Paule Savard
Dans un monde où tout semble éteint, Hamm, aveugle et paralysé, tyrannise son domestique, Clov, et ses parents, Nagg et Nell, vieillards condamnés à finir leur vie dans deux poubelles. Dans cet étrange huis clos, on joue une partie dont la fin est plus qu’incertaine.
Comme ce fut le cas pour En attendant Godot, c’est en français que Samuel Beckett a écrit sa deuxième pièce : Fin de partie. Le processus d’écriture a été particulièrement ardu. Il aura fallu près de deux ans et trois versions différentes avant que l’auteur soit pleinement satisfait de sa nouvelle création, soit en 1956.
Au début, Beckett éprouve des difficultés à faire représenter Fin de partie en France, de nombreux théâtres parisiens se montrant réticents. C’est donc à Londres, le 1er avril 1957, que la pièce est créée, en français, sur la scène du Royal Court Theatre, dans une mise en scène de Roger Blin. Le même mois, on finit par trouver un théâtre à Paris où la production tiendra longtemps l’affiche, soit le Studio des Champs-Élysées. À partir de 1958, la version anglaise traduite par Beckett lui-même et intitulée Endgame remporte un franc succès en Angleterre comme aux Etats-Unis
Assistance à la mise en scène : Caroline Martin
Décor : Christian Fontaine
Costumes : Virginie Leclerc
Éclairages : Lucie Bazzo
Musique : Marc Vallée
Du 28 février au 24 mars 2012
Jocaste reine
Texte de Nancy Huston.
Mise en scène de Lorraine Pintal (assistée de Bethzaïda Thomas)
Avec : Hugues Frenette, Maryse Lapierre, Marianne Marceau, Louise Marleau, Monique Mercure, Jean-Sébastien Ouellette, Hubert Proulx et Éric Robidoux
Nous sommes à Thèbes, l’antique cité où la reine Jocaste soigne avec ses filles et sa servante les pestiférés. Elle est toujours éprise de son époux OEdipe. Mais la malédiction annoncée par l’oracle de Delphes s’abat sur la famille alors qu’éclate la vérité sur les liens véritables unissant Jocaste et son bien-aimé.
Le mythe d’OEdipe et de Jocaste revisité sous la plume bouleversante et actuelle de la grande Nancy Huston.
Jocaste reine a été créée le premier octobre 2009 au Théâtre des Osses, à Givisiez, dans le canton de Fribourg en Suisse. Nancy Huston a écrit cette pièce sous l’instigation de la directrice du théâtre fribourgeois et metteure en scène Gisèle Sallin. Cette dernière souhaitait donner la parole au personnage mythique de Jocaste, restée dans le silence depuis plus de 2400 ans.
Le Théâtre de la Bordée présente la pièce en première nord-américaine à compter du 28 février 2012, en coproduction avec le Théâtre du Nouveau Monde.
Assistance à la mise en scène : Bethzaïda Thomas
Décor : Jean Hazel
Costumes : Sébastien Dionne
Éclairages : Denis Guérette
Musique : Claire Gignac
Chorégraphies : Estelle Clareton
Coproduction avec le Théâtre du Nouveau Monde
Du 10 avril au 5 mai 2012
Le Misanthrope
Texte de Molière
Mise en scène de Jacques Leblanc (assisté de Raphaël Posadas).
Avec : Serge Bonin, Lorraine Côté, Chantal Dupuis, Olivier Normand, Lucien Ratio, André Robillard, Nicola-Frank Vachon, Réjean Vallée, et Alexandrine Warren.
Alceste, ne peut supporter l’hypocrisie et la superficialité de la société et des hommes en général. Mais il est follement épris de Célimène qui est l’exemple vivant de tout ce qu’il abhorre.
Assurément l’oeuvre la plus achevée et percutante de Molière, Le Misanthrope, plusieurs siècles après sa création, dépeint une société qui ressemble étrangement à celle d’aujourd’hui.
La première représentation du Misanthrope a eu lieu à Paris, le 4 juin 1666, sur la scène du Palais Royal. Le personnage d’Alceste était interprété par Molière luimême et son épouse, Armande Béjart, lui donnait la réplique dans le rôle de Célimène. Lorsque la pièce parut en librairie l’année suivante, Molière lui donna comme titre Le Misanthrope ou l’Atrabilaire amoureux. Le sous-titre venait souligner le caractère bouillant du personnage central, l’atrabilaire étant celui qui se fait de la bile, donc d’humeur difficile.
Assistance à la mise en scène : Raphaël Posadas
Décor : Michel Gauthier
Costumes : Julie Morel
Éclairages : Bernard White
Musique : Stéphane Caron