
Théâtre Le TridentÀ l'affiche cette saison, 2010-2011
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les détails de la saison peuvent changer sans préavis)
Dom Juan est sans contredit le plus sournois des charmeurs. Jeune homme rebelle, il n’a pour seul intérêt que la séduction et multiplie les conquêtes amoureuses. Hypocrite et menteur, il ne recule devant rien pour conquérir les femmes, qui le fascinent. Cynique, il nourrit un goût particulier pour le scandale et la provocation. Bien qu’il puisse compter sur son fidèle complice Sganarelle, l’enjôleur ne se fait pas que des alliés et finira par payer cher les conséquences de ses actes.
Auteur incontournable, Molière pose avec ce texte une habile et sérieuse réflexion sur le désir inconditionnel de plaire aux autres en dépit de tout. Dans un monde où l’apparence domine, voilà un sujet toujours d’actualité. Traités avec intelligence, le comique et le tragique se côtoient en pleine harmonie dans cette pièce. Pour la première fois au Théâtre du Trident, c’est à Jean-Sébastien Ouellette qu’est confiée la mise en scène. Il aura le défi de s’attaquer au plus grand des séducteurs, interprété par Hugues Frenette.
Scénographie Bernard White
Costumes Maude Audet
Éclairages Sonoyo Nishikawa
Musique Stéphane Caron
Assistance à la mise en scène Caroline Martin
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Du 2 au 27 novembre 2010
Kliniken
Texte Lars Norén
Traduction Arnau Roig-Mora, Jean-Louis Martinelli et Camilla Bouchet
© L'Arche Editeur
Mise en scène Gill Champagne
Avec Frédérick Bouffard, Lise Castonguay, Fabien Cloutier, Linda Laplante, Roland Lepage, Kevin McCoy, Christian Michaud,
Klervi Thienpont, Marjorie Vaillancourt et Réjean Vallée
Kliniken (Crises) a pour seul lieu la salle commune d'un hôpital psychiatrique. On observe une dizaine de patients vivre ensemble, tous atteints de pathologies différentes: anorexie, dépression, paranoïa, schizophrénie. Cette pièce écrite en 1994 est plus qu’un témoignage sur la vie en institution; l'enjeu réel se situe autour de la question suivante : « Qui décide qui est malade et qui est sain ? » Kliniken (Crises) traite de la folie des hommes, de la folie du monde, grâce à un texte intelligent ainsi que des dialogues savoureux et teintés d'humour.
Scénographie Jean Hazel
Costumes Dominic Thibault
Musique Marc Vallée
Une coproduction avec le Théâtre Blanc
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Du 2 au 9 décembre 2010
Les trois soeurs
Texte de Anton Tchekhov
Traduction Anne-Catherine Lebeau et Amélie Brault
Mise en scène de Wajdi Mouawad
Avec Jean-Jacqui Boutet, Lise Castonguay, Gill Champagne, Vincent Champoux, Hugues Frenette, Marie Gignac, Benoît Gouin, Linda Laplante, Michèle Motard, Anne-Marie Olivier, Paule Savard et Richard Thériault
Trois sœurs, qui mènent une existence confortable mais trop paisible en province, rêvent de retourner à Moscou, ville du bonheur promis. Olga, l'aînée, enseignante résignée, Macha, l’amoureuse déçue, et Irina, cherchant le plaisir dans le travail, vivent des jours nourris de l’idée d’un avenir meilleur. En attendant le moment du départ, le remous des amitiés, des amours et des relations familiales meuble les jours des trois soeurs.
Cette grande oeuvre nous fait découvrir le destin de ces femmes fort différentes, mais unies par un espoir commun. Avec comme toile de fond la société russe en profonde mutation, Tchekhov traite de destin et de fatalité, mais toujours avec poésie et émotions. Wajdi Mouawad en propose une mise en scène brillante et tonifiante. De retour du Festival Tchekhov à Moscou et huit ans après avoir reçu un accueil élogieux au Théâtre du Trident, sur les routes du Québec et en France, Les Trois Sœurs sera présentée pour quelques soirs seulement.
Scénographie et costumes Isabelle Larivière
Éclairages Éric Champoux
Musique Robert Caux
Assistance à la mise en scène Hélène Rheault
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Du 11 janvier au 5 février 2011
La face cachée de la lune
Texte et mise en scène de Robert Lepage
Avec Yves Jacques
La Face cachée de la Lune présente deux frères confrontés à la mort récente de leur mère. André est un ambitieux annonceur de météo à qui tout réussit et Philippe, un perpétuel étudiant au doctorat, fragile, incertain et toujours sans emploi. Profondément touchés par cette perte, ils prennent conscience de tout ce qui les sépare mais aussi de la relation fraternelle qui les lie. En toile de fond, se dessine la course vers la Lune entre les Soviétiques et les Américains.
Après avoir présenté les dernières créations théâtrales de Robert Lepage, Le Dragon bleu et Le Projet Andersen, le Théâtre du Trident vous offre La Face cachée de la Lune. Cette célèbre œuvre québécoise, créée au Trident en 2000, avait alors connu un véritable succès et remporté de nombreux prix. Cette fois-ci, Yves Jacques interprète les deux rôles joués à l’origine par Robert Lepage.
Manipulations Éric Leblanc
Conception
Adam Nashman,
Peder Bjurman,
Pierre-Philippe Guay,
Laurie Anderson,
Marie-Claude Pelletier,
Bernard White,
Marie-Chantale Vaillancourt,
Pierre Robitaille,
Sylvie Courbron
Une production d’Ex Machina en coproduction avec le Théâtre du Trident et en collaboration avec le Grand Théâtre de Québec
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Du 8 mars au 2 avril 2011
Création [. .]
Texte et mise en scène de Wajdi Mouawad
Avec Marie-Josée Bastien, Jean-Jacqui Boutet, Véronique Côté, Denise Gagnon, Gérald Gagnon, Anne-Marie Olivier, Valera Pankov, Isabelle Roy
«Nous arriverons au premier jour de répétition avec rien dans les poches, rien dans les mains. Rien. Avec le désir de rencontrer ceux et celles que nous serons en ce jour de l’an prochain. Ne rien préparer. Ne rien prévoir. Ni histoire, ni idées. Rien. Ou alors une simple obligation. Ne pas oublier que notre génération a entre les mains un alphabet rescapé. Car l’alphabet est tombé dans le gouffre des extinctions. Les lettres ont cramé. Aucune n’a réussi à en réchapper. Pour faire des mots, on n’a plus que des cendres. Alors, on fait des mots avec le souvenir que nous avons des lettres; c’est une écriture qui se souvient d’elle-même. Écrire un A, ce n’est plus écrire un A, mais c’est écrire un A qui ne peut que se souvenir de ce que fut, avant le gouffre, le A. Un chien ne peut pas craindre. On peut le tuer, mais personne ne peut exterminer son aboiement; on pourra toujours exterminer la parole.»
Ce sont les mots qu’emploie Wajdi Mouawad pour parler de sa nouvelle création. Pendant deux mois, il s’enfermera dans la salle de répétition du Trident, entouré de son équipe du Québec, de France et de Moscou. Il en ressortira avec un spectacle concocté spécialement pour la 40e saison de la compagnie. À suivre...
Scénographie Emmanuel Clolus (France)
Costumes Isabelle Larivière (Montréal)
Éclairages Éric Champoux (Montréal)
Musique Michael Jon Fink (Etats-Unis)
Assistance à la mise en scène Alain Roy
Une création du Théâtre du Trident et du Théâtre d’Aujourd’hui en coproduction avec le Théâtre français du Centre national des Arts, Abé Carré Cé Carré, Au Carré de l’Hypoténuse et en collaboration avec le Grand Théâtre de Québec
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Du 19 avril au 14 mai 2011
L'opéra de quat'sous
Texte de Bertolt Brecht
Texte français de René-Daniel Dubois
Mise en scène de Martin Genest
Avec Bertrand Alain, Joëlle Bourdon, Jonathan Gagnon, Israël Gamache, Linda Laplante, Valérie Laroche, Véronika Makdissi-Warren, Pierre-Yves Charbonneau, Olivier Normand, Patrick Ouellet, Jean-Sébastien Ouellette, Lucien Ratio, Andrée Samson et Klervi Thienpont
La pièce nous transporte dans les bas quartiers londoniens, où se côtoient truands, prostituées et mendiants. Mackie le Surineur, un charismatique bandit, séduit Polly, la jeune fille du riche commerçant Jonathan Peachum. Malgré la rivalité qui existe entre les deux hommes, Polly décide d'épouser Mackie sans le consentement de ses parents. Furieux, ces derniers tenteront par tous les moyens d'annuler le mariage.
L'Opéra de quat'sous est une satire joyeusement féroce de la bourgeoisie, une critique de la société menée par l'argent et la corruption. Cette oeuvre marquante connue internationalement est un événement chaque fois qu'elle est présentée. L’auteur allemand Bertolt Brecht sort du cadre du théâtre conventionnel en ajoutant danse, chanson et musique à la mise en scène. Cette dernière est assurée par Martin Genest qui, entouré de la folle équipe de Pupulus Mordicus, intégrera des marionnettes à cette grande fête. Sur scène, les 14 comédiens seront accompagnés par l’Orchestre d’Hommes-Orchestres. À l’aide d’instruments de musique inusités et inventés, le surprenant collectif interprètera les compositions originales de Kurt Weill, fidèle complice de Brecht. Un divertissement total vous attend pour clôturer le 40e anniversaire du Théâtre du Trident.
Musique : Kurt Weill
Scénographie Michel Gauthier
Costumes Élène Pearson
Éclairages Caroline Ross
Marionnettes Pierre Robitaille
Assistance à la mise en scène Jean Bélanger
Une collaboration avec Pupulus Mordicus