Une 7e édition éclectique du FTA

par | 24 mars 2013

par Gabrielle Brassard

Beauty Remained for Just A Moment Then Returned Gently to Her Starting Position… Crédit photo : John Hogg

Cette semaine était annoncée la programmation de la 7e édition du Festival TransAmériques. Plutôt danse que théâtre, des classiques au menu, cette édition propose quelques spectacles qui sont à ne pas manquer, ainsi que des événements éclectiques qui promettent.

Le plus intéressant de ce festival multidisciplinaire international est qu’il permet de voir des spectacles inusités qu’on ne verrait pas autrement. Laissons donc les Marie Chouinard, Marie Brassard et Étienne Lepage être reprogrammés dans nos salles plus tard dans l’année, et concentrons-nous sur les productions venues d’ailleurs, ou à découvrir, et les événements uniques.

Quand un spectacle a un nom interminable, comme Beauty remained for just a moment then returned gently to her starting position… et que ça vient de Johannesburg, Afrique du Sud, c’est plutôt tentant. Le topo : une animatrice de foule qui interagit avec le public, qui nous parle de sa vie africaine et de recyclage (costume 100% récupéré à l’appui), avec la complicité de danseurs qui se laissent emporter par les rythmes de leur pays natal.

De l’Italie, Nella Tempesta, de la compagnie de danse Motus, nous parle de contestation sociale, dans un pays touché par la crise économique européenne. Élaboré à partir de La Tempête de Shakespeare, Motus, habituée du FTA (Too Late! (antigone) contest #2, Alexis), revient avec « un théâtre déclencheur d’actions politiques nouvelles ». Intrigant.

Une artiste locale, Dana Michel, issue du Montréal undergroud, présente Yellow Towel. Influencée par un tour du monde, la mode, le vidéoclip, les cultures queer et la comédie, la performeuse, qui se coiffait, enfant, d’une serviette jaune pour ressembler aux petites filles blondes, revisite les stéréotypes de sa culture noire en effectuant une métamorphose lente et fascinante à travers le monde qu’elle s’est créé.

Bells 13 propose un parcours inusité dans les rues de Montréal. La production venue de Regina emmène les piétons dans les dédales de la métropole, accompagnés de 13 interprètes qui sonnent les matines un peu partout, bousculant les routines, les sons ambiants ordinaires et notre marche méditative.

À quoi sert l’ONU (l’Organisation des Nations Unies)? Comment se joue la politique internationale? Selon le sculpteur Bennett Miller… avec des chiens saucisses! En pleine Place des festivals, l’artiste reconstituera un ancien bureau des Nations Unies avec les représentants canins de 47 pays. Les spectateurs pourront ainsi observer la Chine se gratter, le Brésil aboyer ou la France et l’Italie se renifler. À l’image de l’institution? Justement pour faire hommage aux teckels, MC Gilles nous propose de déguster des hot-dogs au son de sa musique au QG du festival (cœur des sciences de l’UQAM), le soir du 25 mai.

Pour fêter ses dix ans, la compagnie de danse contemporaine La 2e porte à gauche propose une soirée dansante à La Tulipe, le 30 mai. Une vingtaine de chorégraphes se proposent de nous faire danser jusqu’aux petites heures, sur la musique de MC Gilles et dans les environnements visuels de VJ Phil.

Le Festival TransAmériques se tiendra du 22 mai au 8 juin, dans plusieurs lieux à Montréal. Consultez notre page spéciale en cliquant ici ; pour la programmation complète : fta.qc.ca.