Prise 2 pour Tangente : dévoilement de la programmation 2020-2021

par | 20 octobre 2020

source : Tangente

Hier soir, 20 octobre, Tangente dévoilait les titres de sa saison 2020-2021. Comme annoncé en juin dernier, la «réelle» saison est reportée ; seront présentés les spectacles annulés du printemps dernier. «Nous tenions à ce que leurs œuvres et leur créativité puissent nourrir votre imaginaire» indique Tangente dans son communiqué.

Les spectacles se feront en «présentiel» : «(i)l est aussi important pour nous que la rencontre entre vous et nos artistes se réalise sans l’intermédiaire d’un écran. Voir toute la subtilité d’un corps en mouvement, entendre sa respiration et sentir toute l’émotion qui s’en dégage, c’est un bijou qu’il ne faut pas perdre. De plus, celui-ci nous oblige à nous arrêter, à prendre une pause. Il nous invite à une évasion collective. Il faut continuer à cultiver cette rencontre.»

Pour répondre aux exigences de la Direction de la santé publique en matière de distanciation, la capacité d’accueil a été réduite à 41 spectateur·rice·s pour l’Espace Orange et à 16 pour l’Espace Vert.

Sera proposé de nouveau la traditionnelle Passe-Danse qui permet de s’abonner aux 8 spectacles de la saison au coût de 140$, soit un rabais de 40% sur le tarif régulier.

Une nouvelle politique de remboursement permet de se faire rembourser jusqu’à 15h le jour même de la représentation si un spectateur ou une spectatrice éprouve des symptômes de la COVID-19 ou si il.elle a des craintes avant le spectacle.

Coup d’oeil.

La chorégraphe-interprète Ingrid Vallus ouvrira le bal fin novembre avec Le reste des vagues, solo explorant l’entre-deux, ces instants souvent imperceptibles, mais où tout peut chavirer.

Tel que le veut la coutume, Tangente accueillera l’École de danse contemporaine de Montréal (EDCM) en décembre. Les étudiants de deuxième année interprèteront une œuvre originale de José Navas pour Les danses de la mi-chemin. Pour leur Cru d’automne, les étudiants de troisième année plongeront dans des créations de Charles Brecard, Riley Sims et James Viveiros.

À la fin janvier, un tout premier programme double composé de deux solos sera proposé. L’artiste queer de Hong Kong Winnie Ho deviendra à la fois cuisinière et recette dans son exploration du wok. De son côté, Charo Foo Tai Wei tentera le défi impossible de mélanger butô et shen yùn pour revisiter différents rituels de guérison qu’elle a vécus à travers sa vie.

Au début de février, Marilyn Daoust et Gabriel Léger-Savard offriront un duo où ils tenteront de reprendre la main sur des legs qui ne leur ont pas été transmis dans Le temps des fruits, pièce pluridisciplinaire récipiendaire du Prix Culture – LOJIQ du gala «35 ans d’échanges et de mobilité jeunesse entre la Fédération Wallonie-Bruxelles et le Québec» pour souligner son excellence parmi les projets réalisés sur ce territoire depuis les dix dernières années.

Mars sera occupé. Les artistes pluridisciplinaires Sarah Wendt et Pascal Dufaux inviteront le public d’abord dans une installation inspirée de leur travail en atelier, où se côtoient sculpture, danse, musique et arts multimédia. Découvrez d’étranges personnages s’adonnant à des rituels transcendantaux à l’aide d’instruments inventés dans cet univers pop-apocalyptique. Ensuite, les chorégraphes-interprètes Philippe Meunier et Ian Yaworski continueront de fusionner danse et gigue contemporaines afin de créer un duo épique titubant entre documentaire scénique et spectacle. Enfin, les artistes Hanna Sybille Müller et Erin Robinsong feront découvrir au public la chorégraphie de notre propre corps, écosystème à part entière, hôte d’une diversité de microbes et de bactéries.

En avril, le créateur lumière Hugo Dalphond plongera les spectateurs dans la pénombre pour une chorégraphie aux limites de la perception, brouillant les frontières entre matérialité et hallucination visuelle. La chorégraphe-interprète Hélène Messier complétera ce dernier programme double de la saison, invoquant le butô et le modèle vivant afin de pleinement habiter l’immobilité.

Début mai, les solos de Sébastien Provencher et Mathieu Leroux se rencontreront dans un même espace-temps. L’un s’intéresse à la mémoire et à la famille; l’autre à la «surtechnologisation» et à la fixation sur le futur. L’un des rares spectacles se déroulant dans l’intime Espace Vert cette année, Bones & Wires sera exceptionnellement présenté six fois puisque seulement une quinzaine de spectateurs auront la chance d’assister à chacune des représentations. À la fin du mois, nous retrouverons les étudiants de l’EDCM dans Les danses à deux temps, ainsi que les finissants pour Les danses de mai, Opus 2021.

www.tangentedanse.ca


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A propos David Lefebvre

Titulaire d'un DEC en communications, Art et technologie des médias, du Cégep de Jonquière et d'un certificat en communications de l'UQAM, David Lefebvre s'intéresse au théâtre petit à petit grâce à des critiques qu'il doit effectuer pour Planète Montréal, l'émission du retour à la maison de Radio Centre-Ville dont il fut l'animateur du mercredi durant près d'un an et demi. Il fonde, en juillet 2002, MonTheatre.qc.ca, ne trouvant pas de site rassembleur sur le Web. Depuis février 2003, il est membre de l'Association des critiques de théâtre du Québec et a été, pour les années 2007 et 2008, le secrétaire de l'AQCT, puis depuis 2017, vice-président de l'association. Depuis la saison 2015-2016, il est collaborateur de l'émission radiophonique Les enfants du paradis, animée par Robert Boisclair à CKRL, le lundi entre 17h30 et 18h30. David est le fondateur, concepteur, directeur, webmestre, rédacteur en chef, journaliste et critique de MonTheatre.qc.ca.