Et si on parlait de 2016… par David Lefebvre

par | 31 décembre 2015

2016 ! Difficile à croire, mais nous y sommes. Après un bilan de 2015, voici ce que quelques collègues de MonTheatre ont à dire sur leurs attentes en 2016.

par David Lefebvre

Il faut l’avouer, 2016 promet. Pour Montréal, les tops 5 de mes collègues Daphné, Olivier et Sara sont absolument inspirants. Et si on jetait un coup d’oeil du côté de Québec ? Voici, bien humblement, les cinq pièces qui m’interpellent personnellement pour les prochains mois.

Si tout le monde attend Quills (12 janvier au 6 février, Trident http://www.montheatre.qc.ca/quebec/archives/03-grandth-trident/2016/quills.html) avec Robert Lepage et Qui a peur de Virginia Woolf (du 12 avril au 7 mai, La Bordée http://www.montheatre.qc.ca/quebec/archives/05-labordee/2016/woolf.html), essayons d’aller voir un peu plus loin.

TOP 5

lapinLapin Lapin, de Coline Serreau, mise en scène Martin Genest, du 1er au 26 mars 2016, au Trident

On connait l’écriture de Coline Serreau grâce à ses succès cinématographiques Pourquoi pas, Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux et Trois hommes et un couffin. Par contre, au théâtre, elle semble ne s’être commise qu’une seule fois, en signant la comédie Lapin Lapin, créée au Théâtre de la Porte-Saint-Martin à Paris en 1996. Si le synopsis semble promettre une jolie débandade familiale, il faudra compter sur Martin Genest pour élever le texte et frapper fort. Rires garantis.

aimerS’aimer, de Thomas Gionet-Lavigne, du 8 au 26 mars 2016, au Périscope

Kerouac, Hitchcock… au tour d’Hector de Saint-Denys-Garneau de passer dans le tordeur du Théâtre Hareng Rouge. Parce qu’on abordera la poésie québécoise fondatrice, parce qu’on parlera d’amour, de quête obsessionnelle, et parce qu’au centre, il y aura l’immense Saint-Denys-Garneau : sa vie, son travail et sa mort donneront un sens à celle d’un homme perdu. S’aimer… parions que la lettre S et son apostrophe ne sont sûrement pas là par hasard…

68_8_Architecture_printemps_VisuelSiteLargeArchitecture du printemps, d’Olivier Lépine, du 15 mars au 2 avril 2016, Premier Acte

Après Femme non-rééducable / Anna P., la compagnie Portrait-Robot aborde les thèmes du pardon et de l’amour chez trois individus perturbés, grâce à la figure emblématique de la douleur qu’est Van Gogh. Une pièce bâtie sur fond de mouvement social, d’archives québécoises et hollandaises, et sur le printemps, qui finit toujours par verdir, peu importe la rigueur de l’hiver.

tudoisavoir2Tu dois avoir si froid, de Simon Boulerice, mise en scène Serge Marois, 10 et 17 avril 2016, aux Gros Becs

L’écriture du prolifique Simon Boulerice ne laisse personne indifférent. Avec un incroyable naturel, il sait amuser et émouvoir ; ses personnages sont forts et toujours emplis d’espoir. Ses références à la culture populaire touchent à tout coup. Avec Tu dois avoir si froid, Boulerice fait se rencontrer un gamin de 5 ans qui joue dans les manteaux éparpillés sur le lit parental et une cousine éloignée de 9 ans qui dit en avoir 18. Alors que le petit veut tout faire pour jouer avec elle, la jeune fille résiste. Que cache réellement cette cousine rebelle ? Nous le saurons en avril prochain !

69_9_MmeG_VisuelSiteLargeMme G, de Maxime Beauregard-Martin, mise en scène Maryse Lapierre, du 12 au 30 avril 2016, Premier Acte

Y’a pas de trafic sur René-Lévesque. C’est une petite soirée au Dagobert. Tout Québec est en pyj. Tout le monde, à part un gars – un Y instruit à l’école privée – qui brave moins quarante pour aller écouter une octogénaire tenancière d’un after-hour clandestin lui raconter sa vie. Pis ce gars-là, c’est moi.

Assez difficile de résister : le texte de Beauregard-Martin, type théâtre documentaire, rend terriblement curieux d’assister à cette rencontre inusitée et de voyager dans le temps, entre les murs d’un bar de passage sur la rue Cartier, à quelques mètres à peine du théâtre Premier Acte.

Et vous, qu’attendez-vous impatiemment en 2016 côté théâtre?