Et si on parlait de 2016… par Daphné Bathalon

par | 31 décembre 2015

2016 ! Difficile à croire mais nous y sommes. Après un bilan de 2015, voici ce que quelques collègues de MonTheatre ont à dire sur leurs attentes en 2016.

par Daphné Bathalon

Tandis qu’on déballe les cadeaux, moi, je déballe les programmations de théâtre, curieuse de voir ce que nous réserve le 2016 culturel. Eh bien, on ne risque pas de s’ennuyer! La sélection a été difficile, voire crève-cœur, mais voici selon moi les cinq (et un peu plus…) spectacles à ne pas manquer dans les mois à venir.

APRÈS-photo-Ulysse-del-DragoAprès, de Serge Boucher, mise en scène de René Richard Cyr, au Centre du Théâtre d’Aujourd’hui, du 23 février au 19 mars 2016

Serge Boucher fait un retour au théâtre après avoir goûté à l’écriture pour la télé avec Aveux et Apparences. Ici, on s’intéresse au séjour à l’hôpital d’un ingénieur accusé du meurtre de ses deux enfants. Pour entendre l’écriture chirurgicale de Serge Boucher et pour voir sur scène Maude Guérin et Étienne Pilon, deux interprètes à l’instinct dramatique indéniable.

Habiter les terres et Fendre les lacs
Deux spectacles issus du Jamais Lu 2015 et que j’ai bien hâte de voir adaptés. Deux spectacles qui nous amènent en région et qui regroupent des distributions alléchantes!

habiterHabiter les terres, de Marcelle Dubois, mise en scène Jacques Laroche, Aux Écuries, du 9 au 27 février 2016

Dans un Québec dont les régions se vident, le gouvernement décrète que le Nord existe à perte et qu’il vaut mieux y fermer les villages. Mais les habitants de Guyenne résistent de toutes leurs forces… Sur un ton résolument humoristique, l’auteure trace une critique sociale et politique très juste. Si le passage sur scène livre les promesses de la lecture, on tient du solide!

fendreFendre les lacs, de Steve Gagnon, Aux Écuries, du 8 au 26 mars 2016

Nouvelle création de Steve Gagnon, qui nous avait offert en 2014 le très percutant En dessous de vos corps je trouverai ce qui est immense et qui ne s’arrête pas, inspiré du Britannicus de Racine. Ici, on se retrouve autour d’un lac, au milieu d’une forêt et dans un écheveau de relations complexes…

 

LA-LICORNE_logo_2011La mort des Éternels, d’Isabelle Vincent, mise en scène Claude Desrosiers, à la Grande Licorne, du 5 avril au 7 mai 2016

Avec un titre pareil, difficile de ne pas être intrigué… Cette année, Les Éternels pigistes fêtent leur 20e anniversaire, et, à la mi-temps de leur vie, ils se demandent s’il faut continuer ou mourir. Première pièce solo d’Isabelle Vincent, qui réunira les Éternels pour une grande traversée en voilier.

 

887_photo-Jean-Fran--ois-Gratton_une-communication-Compagnie-et-cie887, de Robert Lepage, au TNM, du 26 avril au 21 mai 2016

Parce que chaque nouveau projet de Robert Lepage, s’il n’est pas parfait, recèle son lot d’idées brillantes et d’innovations surprenantes, on s’en voudrait de manquer cette nouvelle création qui revisitera à sa façon le devoir de mémoire du Québec.

LA-LICORNE_logo_2011Éloges de la fuite, de Justin Laramée, mise en scène de Félix Beaulieu-Duchesneau, Justin Laramée et Philippe Racine, à La Petite Licorne du 16 mai au 14 juin 2016

Seul en forêt, un homme reçoit la visite d’amis qui tentent de le convaincre de revenir vers la civilisation. Éloges de la fuite se propose de parler du pouvoir de l’imagination, seule distinction entre humains et animaux. Avec le Qui Va Là, on peut s’attendre à un joyeux mélange de théâtre de marionnettes, d’ombres et d’objets.

*Pour leur 10e anniversaire, les trois compères de Qui Va Là proposent aussi un programme triple qui réunit Toutou Rien (un spectacle absolument charmant à voir à tout prix), La fugue (un récit poignant sur la révolte d’un ado) et Éloges de la fuite.

EN VRAC

Je ne manquerai pas non plus La vague parfaite (du 12 au 30 janvier à Espace Libre), En attendant Godot (du 1er au 26 mars au TNM), L’orangeraie (du 23 mars au 16 avril à Denise-Pelletier) et Trainspotting (du 26 avril au 14 mai au Prospero).

En théâtre jeune public, deux productions retiennent mon attention, toutes deux à la Maison Théâtre : Le chant du koï, nouvelle production du Théâtre Le Clou, et Dans le noir, les yeux s’ouvrent, des Nuages en pantalon, qui mélange théâtre et arts circassiens.

Du côté des compagnies en visite, je ne manquerai pas de voir Germinal, qui arrive de France à l’Usine C (les 4, 5 et 6 février à 20h), et The secret life of suitcases, qui arrive d’Écosse au Théâtre de L’Illusion (une représentation le 24 janvier à 14h).