Belzébrute à Charleville-Mézières, partie 3 – Grèvera qui grèvera le dernier!

Par Jocelyn de Belzébrute band de théâtre
Collaboration spéciale
 

Eh bien!… C’était une journée comme ça.

Vous savez, celle qui débute « carré » et qui ne va pas rond du tout. Nous avions rendez-vous à Évian-les-Bains (la ville de la bouteille de plastique remplie d’eau de source) avez Benzo de La Toupine. Lui, c’est un grand organisateur d’événements et du Festival Au Bonheur des Mômes, le plus beau festival jeune public du monde. Je dis nous « avions » comme dans « ça nous aurait pris un avion pour aller à Évian », car la SNCF et le réseau de train était partiellement paralysé par une grève inter-professionnel. De mémoire d’homme, il n’y a pas un voyage en France qui ne soit pas marqué par une grève de la SNCF.

Bref, à la gare d’Aix-les-Bains, on nous a dit que c’était impossible de nous rendre à Évian y boire de l’eau et rencontrer Benzo. En plus, c’était un rendez-vous inespéré, puisque Benzo est un homme occupé, très très occupé. Alors voilà, bredouille nous sommes retournés à la maison, puis j’ai été perdre deux heures à remettre en fonction un téléphone portable tandis qu’Amélie tentait de ne pas nous ruiner tant en impression qu’en transport de notre matériel. C’était plutôt carré comme matinée, vous trouvez pas?

Amélie qui tente de ne pas nous ruiner!

Amélie qui tente de ne pas nous ruiner!

Il y a un an, je me demandais où s’en allait Belzébrute. Les trucs ne roulaient pas rond. Nous vivions une époque de désillusion. Une sorte de croisée des chemins où ça passe ou ça casse. Peut-être suis-je fou ou orgueilleux, ou les deux, mais je suis incapable de ne pas croire à la réussite de notre travail. Je me suis souvent levé le matin dans l’intention de baisser les bras face à l’adversité que subissait le « band ». Mais ce truc, ce projet, crie trop fort en dedans de moi pour que je puisse me résigner à tout basculer. La vérité, c’est que le « band » était fatigué de se battre contre Goliath et des moulins. Vous savez, se faire valoir auprès des subventionneurs, des diffuseurs, des têtes dirigeantes de la belle famille théâtrale… C’est épuisant de se battre jusqu’à ce que tu te dises qu’il n’y a rien qui t’oblige à faire ça, rien sauf toi-même… Alors, si tu veux, tu peux partir et faire autre chose. Ou encore, faire ce que tu rêvais de faire depuis longtemps et le faire à fond. Comme créer un nouveau spectacle (dans mon cas, Mr. P) et planifier un voyage dans le plus gros Festival de marionnette du monde. Ouais je sais, c’est paradoxal. Mais je ne suis pas à un paradoxe près! Je suis véritablement ému de voir qu’un an plus tard, j’y suis à ce gros festival !

Le bandana's crew!

Le bandana’s crew!

Ah oui, l’après midi! Ben oui je m’éloigne, mais Amélie m’a dit que c’était à mon tour d’écrire, alors j’écris. Et puis tant qu’à écrire je vais pas seulement vous faire une description de ma journée! Est-ce que je vous ai dit que la bouffe est bonne et que le vin, oh mon Dieu le vin!! Bon ok, l’après midi.

Amélie et son père qui "rockent" le banc de scie

Amélie et son père qui « rockent » le banc de scie

Midi, Amélie raccroche le téléphone. Elle parlait avec Benzo. LE Benzo. Fière et belle, elle était tout sourire. David Lefebvre de MonTheatre a dit qu’elle a les yeux bleus Méditerranée ou quelque chose du genre… Pas parce que je suis jaloux, mais Amélie a les yeux d’un ciel de Savoie entouré de montagne. Mais bon tout cela est subjectif 😉 Amélie venait de conclure un marché : nous allons jouer Au Bonheur des Mômes en 2014. En plus, nous allons aider le Festival dans sa prospection, puisque l’an prochain sera une édition spéciale Québec. C’est bien, hein?!

Le squelette est prêt!

Le squelette est prêt!

Au reste, nous avons profité de la journée pour (presque) terminer le décor. Voir photos à l’appui. Ne manque que la table et un moyen de transport jusqu’à Charleville ; je vous jure, c’est pas facile à trouver. Ça nous échappe depuis le début, et ça nous énerve un peu pour être franc avec vous.

Tadam!

Tadam!

Des nouvelles de Rensky : il dort le pauvre. Le décalage ou le reblochon ne lui fait pas bien. Mais ne vous inquiétez pas, on va le réveiller bientôt!