À quelle heure on joue? Entrevue avec Frédéric Dubois

par | 12 mars 2013

par Gabrielle Brassard

Frédéric Dubois Crédit photo : David Ospina

Frédéric Dubois
Crédit photo : David Ospina

Le metteur en scène Frédéric Dubois renoue avec les mots de Réjean Ducharme pour la pièce À quelle heure on meurt, présentée à Fred-Barry du 13 au 30 mars prochain.

C’est entouré d’une bande de jeunes comédiens sortant du Conservatoire d’arts dramatiques que Dubois entame un nouveau spectacle de son auteur fétiche. Celui qui a notamment été remarqué pour les mises en scène de Ubu Roi, Les Feluettes, et Macbeth, a présenté, l’an passé à Québec et à Montréal, sa version de Ha! Ha!, de Ducharme.

Dubois se lance à nouveau dans la langue dense et poétique de l’auteur de L’Avalée des avalées avec À quelle heure on meurt, un collage de textes conçu par Martin Faucher il y a une quinzaine d’années. Déjà montée en 2001, c’est une nouvelle mouture que propose Dubois dans la version 2013. « Je m’approprie tout à fait le texte, et ne me base pas sur ce qui a déjà été fait », affirme le metteur en scène.

À l’aise avec les textes complexes de Ducharme, Dubois est enthousiaste de ce nouveau projet. « J’ai vraiment une relation amoureuse avec les textes de Réjean Ducharme. Ses textes sont hautement théâtraux, mais en même temps, très ancrés dans le quotidien. C’est vraiment un univers unique », affirme Dubois.

Le plus grand défi pour celui qui a, entre autres, adapté le roman Zazie dans le métro au théâtre, c’est de « s’assurer que l’univers de Ducharme soit clair, et que sa parole soit entendue ».

C’est avec une dizaine de jeunes comédiens et comédiennes que Dubois monte ce projet ambitieux. « Les comédiens sortent de l’école. Ils l’avaient déjà monté là-bas, et ont eu le désir de le refaire hors des murs de l’école. Le spectacle est donc déjà travaillé », soutient le créateur.

Malgré qu’il s’agisse d’un collage, Dubois affirme que « tout est lié » dans le texte, notamment par les personnages centraux de l’histoire ; deux adolescents qui ne veulent pas se fondre dans le moule. L’univers de Ducharme n’est pas rose, mais le metteur en scène voit le spectacle comme « un gros party, un peu juvénile, sur les jeunes et leur jeunesse. C’est très équivoque tout ça », explique Frédéric Dubois.

Pour les amateurs de cet auteur toujours aussi mystérieux et éloquent, comme pour les adeptes du travail de Dubois, cet événement sera assurément un incontournable.

À quelle heure on meurt, du 13 au 30 mars 2013, salle Fred-Barry